Boualem, comme à chaque fois qu’un innocent est martyrisé je prends la plume pour lui parler. Pour toi je personnalise le propos car pour les 240 autres ma rage exprimée ne peut être que collective. Il ne s’agit pas de différenciation par la notoriété médiatique mais une impossibilité de le faire pour chacun des autres.
Je les joins dans ma discussion avec toi, tous en égalité de conversation.
Et toujours je demande pardon à des victimes de l’immonde. Un pardon à être totalement démuni pour vous sortir, toi et les autres, des griffes de ceux qui sont des marionnettes de leurs maîtres, le parquet et les juges.
Ce sont des lâches car ils n’osent pas affronter ce qu’ils savent très bien être leur déshonneur, camouflé derrière de intérêts de gloire et financiers sous le couvert des lois qu’ils n’appliquent qu’aux autres.
Je suis totalement dépourvu de la possibilité de te rendre justice et de te ramener vers la liberté qui est le seul endroit où tu devrais être avec les autres.
Mon âge ne peut plus rien et je regrette que lors de notre rentrée en Algérie j’avais choisi la plume et l’engagement politique plutôt que les armes. Mais les armes, faut-il encore avoir le pouvoir mental de les prendre car la mort n’est pas de notre humanité.
Pardonne-moi et du fond de ta situation soit sûr qu’à l’extérieur vous êtes tous des martyrs de la liberté pour avoir eu ce courage. Certains disent que c’était de l’inconscience d’être rentré, je ne suis pas loin de le penser. Mais le moment n’est vraiment pas de disserter sur cette question.
Mon cher Boualem, je ne te connais qu’à travers les médias et même pas à travers tes livres. Je dois avouer que j’ai été très sévère, non pas pour tes postions mais pour ta stratégie médiatique, comme celle de Kamel Daoud.
Aucune de tes positions politiques ne diverge avec les miennes, absolument aucune. Et même si cela avait été le contraire, tu as la liberté absolue de les avoir et de les clamer. Aucune d’entre elles n’est à sanctionner et encore moins ne justifie le réquisitoire d’un procureur sans dignité.
Aujourd’hui, je pense à toi et aux quelque 240 autres qui sont les victimes d’une barbarie humaine. Ma solidarité n’est pas grand-chose mais elle s’additionne avec celle des dizaines de milliers d’autres.
Elles pourront avoir un jour la force de combattre cette peste qui s’est abattue sur notre pays. Alors il faudra laisser la place des geôles à tant d’autres qui doivent vous remplacer. Et pour eux, ce sera le lieu qui convient le plus aux ténèbres de leur inhumanité.
Un jour nous nous rencontrerons peut-être pour échanger notre accord sur la liberté et la si belle littérature qui est au service de la justice, de l’éducation, du rêve, du plaisir intellectuel et de la liberté.
Tu es mon frère, mon ami et mon compatriote. Justice te sera rendue, j’en suis certain car ces lâches ne plient que face à la force.
Courage, tu vaincras, avec les autres !
Boumediene Sid Lakhdar
Tu as tort de penser que Boualem Sansal n’est pas Libre. Il est libre au plus noble sens du mot. Ce qu’on lui vole c’est la capacite’ de de disposer de son corps malade, de sa carcasse materielle, que des gens comme lui, abandonne en ecrivant, en liberant la realite et sa verite’.
Je repose la question.
LA QUESTION :
C’est ton (on s’est déjà tutoyer) compatriote algerien ou ton compatriote français. ?
Je précise que j’étais je suis toujours contre l’emprisonnement
Et je ne peux pas oublier qu’il a fait partie de la bande quand la soupe était digeste.
Alors il faut le pondre pour « de la soupe digeste », pas pour s’exprimer et dire « LA REALITE’. »
Qui echapperait a la corde alors?
« Quelle patrie? etc. » Quoi vous cherchez a prendre leVert dans le patriotisme Francais, pour reprocher a la France de ne pas le liberer? etc.
Mais ca on le sait deja ce regime, quelque soit qui le conduit, n’existe et ne survit que par l’accomodation des autres regimes, commencant a Paris, en effet – et finissant a NY (ONU). Mais tout ce monde-la vous dira « j’ai d’autres chattes a foueter! » – en d’autres termes, ca semble plaire au al-khortiRiens !
Azul Maximus
Boucles sansal ( sansal veut dire une argile avec un Ph haut en tamazighte) n à jamais été inquiété pour ses écrits.
Il est tombé sous l article 87 bis comme plus de 1000 algériens ( je prends en compte même ceux qui ont purgé leur peine et les condamné par contumace).
Pour le reste « Con partiote »
Ça dépend comment on veut voir les choses.
Pour moi des membres de ma famille sont mort pour toute l Algérie et personne ne doit remettre en cause ne serait-ce Qu un millimètre carré.
Je suis Amazigh et toute personne qui remettra en cause l existence de juba I Massinissa, Jugurtha …. et Juba II me trouvera sur face à lui dire Qu il n est rien Qu un IGNARE.
Ça veut dire quoi « en attente de modération ? »
Je n’ai rien dit de mal. Je croyais qu’on avait tous le droit de s’exprimer ? Vous mettez uniquement les messages des gens « pro-Sansal ? »
Je ne comprends pas cet engouement autour de cette « polémique ». Étant donné les propos qu’il a tenu contre le gouvernement Algérien, pourquoi est il reparti en Algérie ? Il me semble que la colonisation est finie ? C’est de l’ingérence politique. L’Algérie ne se permet de demander à la France de relâcher ou d’être clément avec untel ou un autre. Donc, ça commence à me taper sur le système. La plupart des gens le défende parce que c’est arabe facho, ni plus, ni moins. Vous êtes pour la plupart d’entre vous, de gros hypocrites fachos. Si Sansal avait été « pro-arabo-musulman », personne ne parlerait de lui. C’est le bon bicot de service. Celui qui veut prouver au français de souche qu’il est plus français qu’eux.
@ Mina,
Bien que le journal s’appelle le matin d’Algérie, beaucoup qui y participent, comme moi ne se sont jamais sentis Algériens,ni arabo musulmans mais uniquement Kabyles et surtout laïc.
Donc traiter ceux qui ne vous ressemble pas de fachos et autres noms d’oiseaux, prouve encore une fois si il en est, que nous ne pouvons jamais faire nation,car nous ne partageons absolument rien.
Avoir de la compassion pour un vieillard de 80 ans et cancéreux, n’est nullement une honte,mais plutôt faire preuve d’humanisme, chose qui n’est nullement dans votre bagage, malheureusement.
Bien à vous.
Bonjour,
Je ne connais pas « Boumediene » Sid Lakhdar, le mal nommé, mais je ne comprends pas ce déchaînement de diatribes sur sa lettre en hommage à Sansal que j’apprécie pour ses textes et les ciselures de ses mots.
Je suis français et légitime car mes ancêtres comme les votres, j’entends Homo Ergaster et ses branches berbères, est originaire du Tassili n’ajjer. Alors, avant de ricaner comme des fennecs ou de vous cacher derrière l’anonymat de vos baboiuches, montrez nous ce que vous avez construit de remarquable et remarqué sinon n’occupaient pas l’espace médiatique pour ne rien dire.
J’aime l’Algérie, j’aime les belles personnes, majoritaires en nombre, de ce merveilleux et grand pays mais pas ceux qui hurlent et salissent sans jamais rien démonter.
Bien à vous,
AKA
« Mon cher Boualem, je ne te connais qu’à travers les médias et même pas à travers tes livres. Je dois avouer que j’ai été très sévère, non pas pour tes postions mais pour ta stratégie médiatique, comme celle de Kamel Daoud. »
Alors pourquoi ce « »mon ami mon frère ? » .
Jamais il n’y eut d’amoureux plus aveugle que le Professeur « depuis tous les siècles » dirait Sansal, pour peu qu’il ne soit pas ingrat et insensible à une si fougueuse déclaration de flamme : « Mon cher Boualem, je ne te connais qu’à travers les médias et même pas à travers tes livres. Je dois avouer que j’ai été très sévère, non pas pour tes postions mais pour ta stratégie médiatique, comme celle de Kamel Daoud. » Dommage qu’il soit marié. Une déclaration d’amour fou comme celle-là mérite plus qu’un clin d’œil de la part de Sansal.
Quant à moi, pour l’instant je suis en train de lui coudre un costard que je lui remettrais à sa sortie de prison s’il est gracié. Si toutes ses idoles ne réussissent pas à en dissuader le président algérien.
Quand on dit que l’amour est aveugle , c’e n’est pas sans raison. Cet article aurait pu s’intituler : comment j’ai raté l’occasion.
Eh non ! Je ne reproche pas au Professeur de ne connaitre Sansal que le biais de Playboy, Marie Claire ou Paris Match ! Ni d’ailleurs à Sansal d’avoir ignoré un si grand Professeur qui s’il ne l’a pas lu ce n’est point parce qu’il le dédaignait ou que Sansal n’avait jamais rien écrit qui puisse l’intéresser. Jamais , jamais Sansal n’a été d’un quelconque combat où il eût pu le rencontrer. Et jamais le Professeur n’a été invité à ces diners mondains où Sansal, lui, était.
Le Professeur l’avoue d’ailleurs implicitement et c’est ce qu’il voudrait qu’on retienne il s’’y serait pas pris autrement. « Je m’en fichais royalement de tous tes scribouillages, mais la seule chose qui me faisais enragé c’est que toi tu sois connu. »
Je ne fais pas dans le procès de Sansal un procès à ceux qu’il a éblouis par ses romans. Qu’ils le rejoignent dans ses délires, qu’ils le récupèrent pour l’absoudre ou qu’ils croient seulement qu’il est dans la même vision qu’eux alors qu’il rame à contre-courant pour les larguer m’indiffère complètement. Ce n’est que lorsqu’on veut nous le faire prendre pour un immense savant ou un grand penseur que je me rebiffe.
Combien-même il ne ferait que rajouter une couche au palimpseste de la mythologie je dirais qu’il n’y a rien d’incongru. Qu’on arrête juste de faire croire que ses déblatérations dans les milieux choisis sont des révélations ou des prophéties.
Par contre ton vomi de déblateration est une merveille !
Être aussi vendu a un régime corrompu, à un certain âge est une énigme. Mais c’est assez normal de naviguer entre les deux eaux pour les anciens harkis, ils tournent leurs vestes et changent de maîtres facilement, pour plaire. Dezinguer tout ce qui vient du peuple, comme tes écrits sur le journal du criminel lors du hirak,écrits qui sont toujours en ligne, prouve que demain tu peux baiser les pieds de quiconque prends le pouvoir. Ne parlons surtout pas de dignité et d’honneur avec ceux qui n’ont n’en pas.
En espérant que ton chat hmimiche, ne te bouffes pas le jour où?