Coup de tonnerre dans le ciel du Rassemblement national. Le couperet de la justice est tombé sur Marine Le Pen et huit eurodéputés de ce parti de l’extrême droite qui faisait de la lutte contre la corruption des élites sa bible politique.
Lundi 31 mars, Marine Le Pen et huit eurodéputés ont été reconnus coupables de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Bien que les peines ne soient pas encore prononcées, le parquet avait requis en novembre cinq ans de prison, dont trois avec sursis, et cinq ans d’inéligibilité immédiate contre la cheffe du RN. Cette condamnation pourrait compromettre sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Face à cette situation, le vice-président du RN, Louis Aliot, a affirmé que cela ne fragiliserait pas le parti et a évoqué la possibilité que Jordan Bardella prenne la relève si Marine Le Pen était empêchée de se présenter.
L’affaire concerne au total 25 prévenus, dont d’autres figures du RN, et pourrait entraîner des inéligibilités immédiates. Le parquet a dénoncé une « stratégie d’enrichissement » du parti via des emplois fictifs, estimant le préjudice à plus de 4 millions d’euros.
Une amende de 2 millions d’euros a également été requise contre le RN en tant que personne morale.
Le Rassemblement National (RN), anciennement Front National (FN), est un parti d’extrême droite fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen. Longtemps marginalisé, il s’est imposé comme une force politique majeure sous la direction de Marine Le Pen, qui l’a recentré et rebaptisé en 2018. Le parti a connu plusieurs controverses, notamment sur son financement et la gestion de ses assistants parlementaires européens.
Le récapitulatif des condamnations
– Marine Le Pen : 4 ans de prison (2 ferme sous bracelet), 5 ans d’inéligibilité sous exécution provisoire et 100 000€ d’amende
– Parti RN : 2 millions € d’amende dont 1 million en sursis
– Timothée Houssein : 6 mois de prison avec sursis, 1 an inéligible
– Bruno Gollnisch : 1 an de prison ferme sous bracelet, 50 000€ d’amende, 5 ans d’inéligibilité avec EP.
– Louis Aliot : 18 mois de prison dont 6 ferme sous bracelet, 8 000€ d’amende, 3 ans d’inéligibilité sans EP
– Nicolas Bay : 12 mois de prison dont 6 ferme sous bracelet, 8 000€ d’amende, 3 ans d’inéligibilité avec EP
– Dominique Bilde : 18 mois de prison en sursis, 3 ans d’inéligibilité sous EP
– Mylène Troczkzynski : 18 mois de prison en sursis, 3 ans d’inéligibilité avec sursis
– Marie-Christine Boutonnet : 18 mois de prison en sursis, 3 ans d’inéligibilité avec sursis
– Thierry Légier : 12 mois de prison avec sursis, 2 ans d’inéligibilité avec sursis
– Guillaume L’Huillier : 12 mois de prison avec sursis, 2 ans d’inéligibilité
– Micheline Bruna : 12 mois de prison avec sursis, 2 ans d’inéligibilité avec sursis
– Yann Le Pen (sœur de Marine) : 12 mois de prison avec sursis, 2 ans d’inéligibilité avec sursis
– Catherine Griset : 12 mois de prison avec sursis, 2 ans d’inéligibilité sous EP
– Julien Odoul : 8 mois de prison avec sursis, 1 an d’inéligibilité sans EP
– Jeanne Pavard : 8 mois de prison avec sursis.
La rédaction avec agences
Quand verra-t-on le meme verdict dans la nouvelle algérie ?