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Mohammed Lakhdar-Hamina, géant du cinéma algérien, s’est éteint

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C’est une figure majeure du 7e art qui vient de nous quitter. Le réalisateur et producteur algérien Mohammed Lakhdar-Hamina s’est éteint ce jeudi à son domicile d’Alger, à l’âge de 95 ans. Avec lui, c’est un pan entier de l’histoire du cinéma algérien, africain et mondial qui disparaît.

Réalisateur visionnaire, il a marqué l’histoire du Festival de Cannes en devenant le premier cinéaste africain à recevoir la Palme d’Or, en 1975, pour son chef-d’œuvre Chronique des années de braise. Ce film, qui retrace les prémices de la Révolution algérienne, reste l’un des témoignages les plus puissants de la mémoire coloniale et de la quête d’indépendance d’un peuple.

Mohammed Lakhdar-Hamina avait déjà été salué auparavant à Cannes, recevant en 1967 le prix de la première œuvre pour Le Vent des Aurès, film emblématique de la douleur des mères pendant la guerre. Il aura concouru à quatre reprises au prestigieux festival, s’imposant comme l’un des derniers maîtres du cinéma épique et lyrique, à la fois profondément algérien et universel dans son message.

Ses fils, Malik et Tarek Lakhdar-Hamina, ont annoncé la triste nouvelle à travers un communiqué empreint d’émotion, saluant « un héritage cinématographique inestimable » et rappelant le rôle unique de leur père comme pont culturel entre le Sud et l’Occident, et comme voix du tiers-monde pendant près de quarante ans.

Un hommage lui a été rendu cette semaine lors de l’édition 2025 du Festival de Cannes, avec la projection restaurée en 4K de Chronique des années de braise, dans le cadre du programme Cannes Classics. Une manière de saluer une dernière fois celui qui aura marqué à jamais l’âme du cinéma algérien.

Djamal Guettala

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