Malgré les restrictions strictes imposées aux rassemblements publics en Algérie depuis la fin du mouvement du Hirak, des militants du Mouvement de la société pour la paix (MSP), considéré comme la branche algérienne des Frères musulmans, ont organisé vendredi une mobilisation symbolique en soutien à Gaza, devant le siège du parti à Alger.

L’information, rapportée par plusieurs sites proches du MSP, souligne que cette initiative émane directement de la direction du parti, qui cherche à relancer une dynamique populaire autour de la cause palestinienne.

Sur sa page Facebook, l’ex-candidat à la présidentielle et chef de file  du MSP, Adellali Hassani Cherif a indiqué qu’il a appelé à un rassemblement devant le siège du parti après la prière rituelle du vendredi. 

Rapidement, la manifestation s’est transformée en un espace d’expression populaire, où de nombreux jeunes ont exprimé leur rejet de la simple « solidarité symbolique », appelant à des actions plus concrètes et à la levée de l’interdiction des marches dans l’espace public.

Lors de la mobilisation, le président du MSP, Abdelali Hassani Cherif a appelé au calme et à l’unité nationale, tout en insistant sur l’importance de construire une réponse collective et organisée en faveur de la Palestine.

Il a averti que le conflit en cours à Gaza n’est qu’un maillon d’un projet sioniste plus large visant à fragmenter le monde arabe, et que l’Algérie pourrait en subir les conséquences si elle restait passive.

L’ancien candidat à la présidentielle Abdelali Hassani Cherif haranguant ses partisans.

Des slogans virulents ont fusé de la foule, notamment des appels à l’expulsion de l’ambassadrice  américaine à Alger, dénonçant le soutien inconditionnel de Washington à Israël.

Parallèlement, signalent les mêmes médias, des marches spontanées ont été signalées dans d’autres villes du pays, telles que Jijel, Sétif, Constantine ou encore Barika, avec des slogans comme « Non à l’épuration », « Ouvrez les frontières » et « l’Amérique = le terrorisme ».

Dans un contexte  politique où les manifestations restent officiellement interdites, cette mobilisation – bien que limitée – témoigne de la volonté persistante d’une frange militante islamiste de remettre la rue algérienne en mouvement autour de la question palestinienne.

La rédaction

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