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Retour de Noureddine Taboubi à l’UGTT : une crise de direction qui annule la grève

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Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a repris ses fonctions le 14 janvier 2026, mettant fin à trois semaines d’incertitude après l’annonce de sa démission, le 23 décembre 2025. Ce revirement intervient dans un contexte de forte tension sociale et syndicale, marqué par l’annulation de la grève générale initialement prévue pour le 21 janvier.

À l’origine de la crise, un désaccord profond au sein de la direction de l’UGTT sur la tenue du congrès électif : une partie des dirigeants souhaite son organisation en mars 2026, tandis qu’un autre courant plaide pour son report à 2027. Ce conflit interne a fragilisé la conduite de l’organisation au moment même où elle s’engageait dans un bras de fer avec le gouvernement.

La grève générale avait été décidée par la commission administrative nationale les 5 et 6 décembre 2025 pour protester contre la dégradation du dialogue social, le blocage des négociations salariales et les atteintes aux droits syndicaux. Mais cette décision s’est heurtée à un obstacle juridique : selon les statuts de l’UGTT, la notification officielle de la grève ne peut être signée que par le secrétaire général. Or, la démission de Noureddine Taboubi, intervenue avant l’expiration du délai légal de notification, a empêché la validation formelle de l’appel à la grève.

Le 13 janvier, le porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri, a confirmé l’impossibilité de maintenir l’échéance du 21 janvier en l’absence de cette signature. Le lendemain, Taboubi a officiellement repris ses fonctions, après un appel des instances de l’organisation.

Le bureau exécutif a depuis appelé à la tenue prochaine d’une commission administrative nationale afin de fixer une nouvelle date pour la grève et de traiter les questions internes. Il a réaffirmé son attachement aux revendications sociales ayant motivé l’appel initial.

Cependant, dans un contexte marqué par la fatigue sociale, la pression politique et la fragmentation du champ syndical, l’annulation de la grève du 21 janvier est perçue par de nombreux observateurs comme un affaiblissement du rapport de force entre l’UGTT et les autorités.

Le retour de Noureddine Taboubi rétablit une continuité institutionnelle au sommet de la centrale syndicale. Il ne dissipe toutefois ni les divisions internes, ni les interrogations sur la capacité de l’UGTT à conduire une mobilisation d’ampleur dans la Tunisie de 2026.

Mourad Benyahia 

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