Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a dressé, lors de la réunion de son Secrétariat national tenue ce vendredi 23 janvier 2026, un réquisitoire sévère contre la politique socio-économique du gouvernement.
Entre hausses brutales des prix des carburants et « incurie » dans la gestion des réformes sectorielles, le parti d’opposition alerte sur une dégradation préoccupante du niveau de vie des Algériens en ce début d’année.
Une inflation propulsée par la hausse des carburants
Le constat du RCD est sans appel : l’année 2026 s’ouvre sous le signe d’une pression inflationniste accrue. Le parti pointe du doigt les augmentations des prix des carburants — notamment le gasoil et le GPL-c — appliquées dès le 1er janvier sans « annonce préalable ni débat public ». Selon l’analyse du Secrétariat national, cette décision unilatérale provoque des « répercussions en chaîne » sur les coûts de transport et les services, pesant in fine sur le panier de la ménagère.
Pour la formation dirigée par Atmane Mazouz, ces mesures, couplées à la persistance des pénuries de produits de base, sont les symptômes d’une politique de restriction des importations « dépourvue de vision stratégique ».
Le parti estime que le verrouillage administratif de l’économie, loin de protéger la production nationale, étouffe la consommation et fragilise les équilibres sociaux.
Le nouveau Code de la route : symbole d’un manque de concertation
Le communiqué revient largement sur la crise qui secoue le secteur des transports. Le RCD fustige la « gestion improvisée » du dossier du nouveau Code de la route, lequel a déclenché des mouvements de grève massifs à travers le pays depuis le début du mois.
« Cette situation illustre, une fois de plus, l’absence de concertation avec les acteurs concernés et l’inversion persistante des priorités gouvernementales », souligne le Secrétariat national.
Le parti exige le retrait pur et simple du projet actuel, plaidant pour un dialogue réel avec les professionnels afin d’élaborer un texte qui concilie sécurité routière et viabilité économique pour les usagers.
Pour une libération de l’initiative privée
Face à ce qu’il qualifie d’« impasse », le RCD propose une alternative fondée sur la rupture avec le modèle actuel. L’analyse du parti suggère que la sortie de crise ne pourra se faire sans :
La libération de l’initiative privée pour stimuler l’investissement productif.
Une véritable diversification des exportations pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Une vision intégrée du développement privilégiant la création de richesse réelle plutôt que les ajustements budgétaires aux dépens des citoyens.
Alors que le parti se prépare à célébrer son anniversaire le 7 février prochain à Tizi Ouzou, ce communiqué réaffirme sa volonté de porter une « alternative démocratique crédible » face à un climat social de plus en plus tendu.
La rédaction

