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Statut du tamazight en Algérie : enjeux identitaires et limites du modèle centralisateur

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Le statut du tamazight en Algérie constitue un enjeu complexe, où se mêlent interrogations identitaires, dynamiques politiques et réflexion sur la nature même de l’État-nation.

Pendant longtemps, la langue amazighe a été exclue du champ institutionnel. Elle n’a accédé que récemment aux rangs de langue nationale puis de langue officielle. Cette reconnaissance est une avancée significative dans l’histoire culturelle du pays. Elle traduit une prise de conscience progressive de la pluralité identitaire de l’Algérie et marque une rupture avec des décennies d’exclusion. Elle rappelle surtout que l’unité nationale durable ne peut reposer sur la négation des différences.  

Dans cette perspective, la problématique du tamazight va bien au-delà des débats sur sa place dans l’espace public. Elle met au jour les contradictions du système politique algérien, questionnant à la fois les fondements de la cohésion nationale et les tensions persistantes entre uniformisation identitaire et diversité culturelle. Ainsi, l’enjeu ne se limite pas seulement à la dimension linguistique. Il porte également sur le rapport du pouvoir à la pluralité, sur la légitimité des revendications régionales et sur les évolutions possibles de l’organisation de l’Etat. 

Malgré son statut officiel, l’enseignement du tamazight demeure facultatif. S’il est largement généralisé dans certaines régions, notamment en Kabylie, son caractère optionnel a permis sa quasi inexistence dans la plupart des autres. Cette disparité révèle des résistances institutionnelles et sociales à son intégration pleine et entière dans le système éducatif. Elle révèle également les ambiguïtés d’un État qui proclame l’égalité des langues tout en maintenant, de fait, une hiérarchie implicite.

L’application différenciée du tamazight expose ainsi les tensions d’un modèle étatique fortement centralisé. Ce modèle tente encore d’imposer une identité nationale homogène tout en reconnaissant ponctuellement la diversité culturelle. Il en résulte une forme de pluralisme contrôlé, qui admet l’existence de spécificités régionales sans leur accorder un véritable statut institutionnel. Ce paradoxe souligne la difficulté à concilier la pluralité réelle du pays avec un projet d’homogénéisation nourri durant des décennies. Il montre également l’incapacité du système à intégrer les réalités socioculturelles de régions comme la Kabylie, où la langue constitue un élément central de l’identité collective.

Pendant plusieurs décennies, la politique d’arabisation visait à affermir l’unité nationale autour d’une langue unique et d’une religion commune. Elle a occulté la pluralité réelle de la société algérienne et servi de socle à un projet d’homogénéisation culturelle. En rupture avec ce paradigme, la reconnaissance du tamazight ouvre une brèche dans ce modèle centralisateur en introduisant la nécessité d’une prise en compte progressive de la diversité culturelle. Elle rappelle que la cohésion nationale ne peut être fondée sur l’effacement des différences, mais sur leur prise en compte et leur intégration dans une vision pluraliste du pays. 

Aujourd’hui, en tolérant une application asymétrique du tamazight, l’Etat admet de facto la pluralité de la nation sans en tirer toutes les conséquences institutionnelles. Cette reconnaissance partielle illustre un modèle hésitant, où la diversité est reconnue symboliquement mais demeure peu intégrée aux mécanismes de l’action publique. Elle révèle les difficultés à concilier un imaginaire national unitaire avec des spécificités régionales profondément ancrées.

Ainsi, le statut du tamazight apparait comme un enjeu politique et identitaire de premier plan. Il fonctionne à la fois comme symbole de résistance culturelle et comme levier potentiel de redéfinition du lien national. Sa reconnaissance ouvre la voie à un modèle d’unité fondé sur la pluralité, dans lequel la diversité culturelle est envisagée non comme une menace, mais comme une dimension constitutive de la nation. 

Dès lors, la question du tamazight invite à repenser en profondeur les fondements de l’État algérien. L’unité nationale ne peut durablement reposer sur un principe d’homogénéité culturelle ; elle exige un cadre institutionnel capable d’intégrer les différences de manière équilibrée. Le seul modèle susceptible de concilier ces impératifs est celui d’un État fondé sur la citoyenneté comme principe cardinal. Un tel État se définit par l’appartenance civique, et non par la religion, la langue ou l’origine. Il repose sur la neutralité du pouvoir à l’égard des croyances, des langues et des identités, garantissant à chacun un espace de reconnaissance égal.

Dans cette optique, une régionalisation approfondie apparaît comme une voie pertinente pour permettre l’expression des particularismes sans compromettre la cohésion nationale.  Dans un système décentralisé, voire fédéral, le tamazight pourrait pleinement s’épanouir en tant que langue vivante, vecteur d’identité partagée. La pluralité culturelle deviendrait alors un principe structurant de l’unité nationale plutôt qu’un facteur de fragmentation. 

Sur le plan éducatif, l’enseignement du tamazight ne peut être annexé mécaniquement dans un programme national uniforme. Dans les régions où cette langue joue un rôle déterminant dans la construction identitaire, la cohérence pédagogique impose des aménagements spécifiques. Cette exigence en matière d’éducation renforce la pertinence d’une autonomie régionale accrue et conforte la légitimité des revendications allant dans ce sens.  

Au final, le statut du tamazight dépasse largement la question linguistique. Il constitue un véritable laboratoire politique, interrogeant la capacité de l’État à se réinventer autour de la citoyenneté, de la neutralité institutionnelle et de la reconnaissance des diversités régionales. 

L’avenir du tamazight, en tant que langue, symbole politique, et marqueur identitaire, dépendra de la volonté des pouvoirs publics de dépasser une logique d’homogénéisation au profit d’une conception pluraliste de la nation. Si cette transition parvient à se concrétiser, la pluralité culturelle cessera d’être perçue comme une faiblesse pour devenir une ressource constitutive de l’Algérie contemporaine. Un tamazight pleinement institutionnalisé pourrait alors s’imposer comme un élément essentiel de cette refondation symbolique et démocratique.

Hamid Ouazar, ancien député de l’opposition

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11 Commentaires

  1. « Pendant longtemps, la langue amazighe a été exclue du champ institutionnel. »

    Mais ca va vous !!!?
    Allez essayer d’organiser une ecole prive’e dans quartier ou village? Et forcer les chitanneries palestino-egyptiennes dans els tetes des enfants des autres? Dites a vos tebounettes, quwe s’ils veulent des enfants j’ai des chameaux, des chevaux et meme des klebs qui ne ratent aucun Q expose’ !!!

  2. Le pouvoir religieux autoritaire totalitaire et dictatorial d Alger doit tomber. La jeunesse veut une démocratie, et la separation de la religion et de l état. Ca peut se faire dans la paix ou ca se fera avec la revolution.

  3. Le problème n’est pas dans la « pluralité », ni dans la langue où réside le problème, mais dans la Genèse du régime. Les problèmes identitaires auraient pu être réglés , dans la constituante anéantie par le coup d’État de la horde d’Oujda . Je dis peut-être, pour la simple raison que la profondeur sémantique de ce problème échappe meme aux intellectuels algériens d’aujourd’hui quand ce n’est pas de la mystification. L’identité avait été diluée dans le coté religieux et pour éviter les critiques meme des Kabyles prétendus révolutionnaires s’autocensuraient pour faciliter la cohabitation : il n’ y a pas de nation dans toute l’approche même du congrès de la Soummam. C’est donc le tribut que nous payons à ce passage historique à la modernité, ce qui ne s’invente pas ni s’importe. C’est là que vous rejoignez le régime. Une nation, c’est une identité et des valeurs. C’est ce qui se matérialise dans les textes constitutionnels. Or les plus Algériens que les autres, sentent moins l’appartenance à l’amazighité de Massinissa. C’est aussi l’élément islam. Pour certains, beaucoup trop, l’islam doit être le lien entre les « pluralités », c’est là la oumma, base de l’État islamique actuel. Le gros des intellectuels algériens, les plus ouverts, vous parlent de « pluralité », parce qu’ils n’en veulent pas d’une nation dans la continuité de Massinissa, mais refusent de stigmatiser les Kabyles comme le fit boumediene. Ce sont les parents des enfants arabes et arabisés qui grâce à cette mystification, d’une officialisation mineure qui limite le problème à la langue, c’est-à-dire, l’Algérie arabe islamique qui parlerait aussi Amamzigh. qui occulterait cette racine. L’État issu du boumedienisme est tout sauf algérien. C’est une superposition d’institutions fictives sur les contradictions profondes que l’on laisse en héritage aux générations futures. Jusqu’ici l’Algérie a vogué dans ce magma qui est la oumma, qui voulait se faire nation, en forçant les concepts pour rentrer de force dans la modernité. La oumma rassurante, que la culture paysanne qui caractérisait la guerre de libération avait comme charge morale. La nôtre, comme génération, a le devoir de choisir la certitude et doit en finir avec ce fatalisme. Une nation, c’est, côté au certain, une pluralité ne fait pas une nation, sans un substrat unitaire. boumediene pour unir le chaoui au Kabyle utilise l’islam plutôt que la racine solide amazighe, c’est donc la volonté de rendre étrangers tout le monde Amazigh et ainsi d’asseoir l’arabisme de Nasser. Le choix est entre nation comme structure étatique qui consoliderait le peuple eà son terroir et territoire, qui garantisse la liberté religieuse. Ce qui garantira la certitude des institutions et la stabilité psychologique de son citoyen, lesquels sont aujourd’hui les victimes d’une idéologie dont les prix sont sous le paillasson d’une charité étatique qui cache mal la misère culturelle et ses fruits amers : l’emmigration massive.

    • Je vous rejoins sur quasiment tout.
      Néanmoins, et au train ou en sont allées les choses, ne faut-il pas examiner l’histoire avec le recul et la lucidité nécessaires ? Comme vous le dite si bien, une nation est de loin beaucoup plus qu’une juxtaposition de peuples unis par la terreur et la force. Ce n’est pas une idée, un sentiment qui se forge par une école qui défait pierre par pierre les vrais liens pour construire une monstruosité sur une base religieuse, en plein 20e, 21 siècles.
      Et pour la guerre de 54, comment y comprendre quoi que ce soit au désastre dont elle a accouché si nous ne revenions pas à l’état d’esprit de l’époque. Comment y voir grand chose si on escamote son caractère essentiellement anti colonial, suffisant à lui tout seul d’unir des peuples divers dans le combat majeur qui a été mené ? A la place, 60 ans de mensonges martèlent que ce combat est une guerre religieuse tout en évacuant évidemment la religion ancienne encore vivace, celle qui a tissés les vrais liens, en tout cas chez les berbères de la colonie algérienne.
      Et nos parents et grands parents dont beaucoup, FLN ou pas, n’ont jamais entendu prononcer le mot Algérie jusqu’à la coupe du monde de 1982 dirions nous passent ainsi automatiquement pour les pires traîtres. Les élites ayant la chance … ou la malchance de fréquenter l’école française et ou coranique, ayant côtoyé l’Algérie dont, ont décidé ainsi que la culture, la cosmologie, le rapport avec la terre et la géographie, tissés depuis la genèse de l’histoire chez nous, toutes les situations culturelles, religieuses et civilisationnelles de nos pays et régions doivent être combattues, prohibées, taxées de traîtrise, d’immoralité, de vice … doivent être combattu licitement. ´djhadement’.
      C’est ainsi que tamazight est combattue. La langue n’est que l’élément apparent; important certes mais loin, très loin d’englober tout le problème.

      • Les peuples avancent aussi en corrigeant leurs contradictions. C’est le propre des pays rationnels que de se poser la question du pourquoi de leurs états. L’Europe après le Moyen Âge avait dû reprendre depuis ses racines, la Grèce, les raisons et les fondements civilisationnels. C’est cet anneau qui a manqué à la guerre de libération, que l’on a élevé à la fondation de la nation. L’État de Massinissa n’a en réalité jamais quitté l’âme algérienne, que j’appellerai Thamazgha,. Il a simplement hiberné, comme cette semence qui jaillit de rien au printemps. Voilà où les Français qui ont cru avoir créé l’Algérie se trompent par arrogance. La libération repose sur cette volonté ancestrale de s’en défaire de l’oppression, bien avant que la conscientisation ait le temps d’élaborer politiquement les contours systématiques et politiques. Voilà pourquoi nous avons le devoir, illuminés par ce rayon cosmique qui nous vient de Massinissa, à être optimistes dans cette condition transitoire pour reproduire em mieux notre unité nationale sur des bases sereines et solides.

  4. « Malgré son statut officiel, l’enseignement du tamazight demeure facultatif », la situation de Tamazight est aujourd’hui encore au stade où des pionniers parle d’enseignement de tamazight et non d’enseignement EN tamazight.
    Pour autant, la contribution aborde des aspects importants allant au delà du confinement de tamazight à la langue, mais ne mentionne pas non plus l’aspect fondamental qui est la civilisation: tamazight va de la religion à la politique.
    La centralisation est en elle même, de fait, une guerre. Un exemple vaut mil discours: durant e conflit Numidie vs Rome, l’armée de Jugurtha est constituée en grande partie de forces alliées des confédérations numides et non d’Une armée du Roi de Numidie. Et ça a été ainsi durant toute l’histoire, de façon transparente, jusqu’à l’insurrection de 1871. Et si on fouille au delà du mince couvercle du récit officiel du combat anticolonial de la guerre de 54, c’était dés villages, des arcs entiers qui prennent cause pour un côté ou l’autre et non une quelconque autre motivation. Car, voyons, deux villages mitoyen nourris au même imaginaire sont logiquement porté à se ranger du même côté. Seuls des intérêts objectifs contradictoire, des inimités inter cités propres à la culture mediterrannne ancienne – figée en Kabylie jusqu’à aujourd’hui -, la terreur imposée par un côté ou un autre, peuvent poquer ces deux villages ou ville à aller dans des alliances différentes.

  5. Si des systemes politiques clefs en main marchaient, les gens n’attendraient pas des heures pour aller d’un douar a un autre. Tout se doit d’etre organique. De boukharouba a Tabtoza, ca n’a fait que de la singerie – le singe voit le fait fait – Saufg que les singes d’anegerie sont miopes, ils ne voient qu’a l’Est avec la tete tourne’e vers le nord. Bref, le comity d’une agglomeration choisi son delegue’ et la corruption. Je veux dire corruption MORALE. Il va a la NEGOTIATION comme un Muhand et une fois sur place l devient une Fadhma – et ca, a tous les niveau de representativite’. Ainsi le Maire va chercher/negotier des facilite’s et revient avec des contraintes. Avant, c.a.d. avec les Turks on avait des specialistes le marabouts pour negotier avec les turks et les guarder a distance des aglomerations, puis on s’est debrouille’s pour faire de ces contraintes des normes. Tadart est devenue Douar, Aarch la Wilaya et Tamurt al-biladia watania. C’est ca que je veux dire par organique… En Kabylie c’est la montagne, on monte et on descend en Khrabia on tourne autour du palmier d’ou le Douar. Bref, il y a de quoi ecrire jusqu’a la fin de la fin des temps. Ca aura commence’ avec une 1ere COMPROMISSION, c.a.d. l’acceptation de la remise en cause de l’INTEGRITE’ du delegue’ – Muhand devenu Fadhma barbue !

    Il ne s’agit pas que de langue. Mon Arabe est nul sinon innexistant, tout comme mon Chinoix et pourtant voici ce meme commentaire traduit instantannement. Mais je ne vis pas comme un Arabe ni comme un Chinoix. De meme pour l’original compose’ en Francais – j’aurais pu le traduire aussi. Le traduire de mon Kabyle. Meme les Khrabs ont compris ca. Mettez cote-a-cote un Emirati et Qatari, ca pete ! Tiens, ce n’est pas la langue Arabe qui fait perdre l’integrite’, ni la religion Musulmane. Quand un Arabe les pratique c’est de la culture et de la Moralite’ Saines, quand ils les promettent ailleurs c’est de la Dominance. Il y a 2 mesures en action: La geographie/territoire et la race. Ils projettent leur heridite'(sans la salir) sur des territoires etrangers. Ils sont DIGNES de leurs ailleux et ancestres. Leur Etat d’etre d’aujourd’hui est une continuite’ naturelle de leurs ancestres. Sans interruption c.a.d. Compromission. Ils se sont ameliore’s petit a petit, doucement mais surement… SANS COMPROMISSION, c.a.d. avec INTEGRITE’ !
    A la place de mesures, remplacez le terme par NORME. Une mesure c’est technique et une norme c’est fonctionnel/protocolaire.
    La Politique c’est un exercise de Normes et de Protocoles. L’Anegerie n’a jamais fait de POLITIQUE depuis 1962 – incluant lors de tous les « evenements » qu’elle aura vecu. Pour une Population(ni peuple ni societe’), batardise’e a outrance plus de 2000 ans durant, depuis la descente aux enfers de Jugurta, l’urgence est UNE POLITIQUE SAINE, c.a.d. UNE NEGOTIATION SAINE d’UN PROTOCOLE DE COHABITATION des differentes mesures/protocoles Locaux/organiques. Cela commence par la reconnaissance d’un DENMINATEUR COMMUN REEL – en occurance la Race et le Territoire. De la, repertorier tout ce qui y a pousse’ de maniere organique et naturelle.
    Bref, les Khrabes et Camembert, et les Durks c’est du pareil au meme, la difference que les Frenchies auront ete’ et continuent d’etre utiles. On(incluant les khawteks) n’aurait pas d’existence reelle sans eux. Voila que la proximite’ geographique demontre sa relevance.

  6. DEMAGOGIE.
    J’aime beaucoup une expression du Québec qui dit
    PARLER POUR PARLER.
    La langue maternelle des autochtones imazighen est millénaire. Elle ne bénéfice d’aucun droit en Algérie , même en étant Nationale et Officielle.
    Ceux et celles qui ont eu des responsabilités, des entrées dans le pouvoir et des places de députation au lieu de nous servir  » des discours de rachat  », doivent plutôt nous dire quand et à quel moment  » ils avaient du courage  » pour dénoncer l’ostracisme et l’interdiction de la langue Tamazight dans les rouages de l’Etat. Ils doivent nous dire quand  » ils avaient  » dénoncer les arabistes, les islamistes et certains arabises qui interdisent à leurs enfants d’apprendre Tamazight.

    Il est temps de comprendre et de se mettre à l’évidence que le pouvoir et les Kabyles De Service se moquent de nous avec des discours Khawa Khawa trompeurs et surtout en nous servant un nationalisme et un patriotisme truqués.

    La renaissance et la reconnaissance pleine et entière de Tamazight ne dépend que de nos luttes et unité , nous les Imazighen., comme disait Mouloud Mammeri (ad ḥarven fellas iɛssasen n tmurt) …. que tout le reste n’est que littérature.

    CUF AQENDUṚ IW NNUR
    Qqaren di tmura n utaram :
    Awal itt awit w-aḍu
    Imrawen nneɣ qqaṛen
    Awal d ameslay kan.

    Win iran tamaziɣt ad innaɣ fellas di yal taswiɛt akken ivɣu yili umḍiq iṭṭet.
    Yal amazigh (aqvayli) i ṭaṛṭuṛen af tmaziɣt marra s-iṛuḥ umḍiq is ḥedvit segid iṭṭafen nfaɛ nnsen.

    Llan, zemraɣ daɣ ad iniɣ ɛumen iqvayliyen iqddacen (n service) itt ḥukkun iw udavu akken ad sidren Khawa khaws iɣ is ganen.

    Adavu imgel tamaziɣt di tavdalt n uwanek arna i-susum, itt lal imɛarbuben, d imeslimen ( islamistes) i- ttagin i-tarw nnsen ad lemden tamaiɣt arna d taɣelnawt, d tunṣivt.

    Tamaiɣt taḥwaj arraw is. Ala nutni ifi tettkel akken att melayen arna att arun.

  7. Le passeport Algerien est en arabe, francais et anglais parceque l’arabe, le francais et l’anglais sont les langues officielles du pays ! Ou peut etre pas ….non ?? Tamazight c’est pour les ploucs nous dit ce regime.
    Quand j’ecoute la chaine TV4 soit disant tamazight ; au moins 40% des programmes couvrent la religion. il yas belle lurette que je ne regardes plus cette station qui torture notre memoire.
    On devrait avoir au moins une chaine TV dans chaque parler Amazigh ; cette chaine 4 TV doit etre appeler Tamazight Ghetto TV .

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