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dimanche 31 août 2025
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Syrie : combats entre communautés à Soueïda et bombardements israéliens

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Depuis dimanche, des combats opposent des combattants druzes, communauté présente dans cette région du pays, à des Bédouins, appuyés par les forces gouvernementales. Et ce mardi 15 juillet, les violences ont gagné la principale ville de la province, Soueïda, faisant de nouvelles victimes : au moins 19 personnes ont été tuées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Le bilan des violences depuis dimanche s’élève à 203 morts, a annoncé mardi soir l’OSDH.

C’est dans la matinée que les combats ont éclaté à l’intérieur de la ville. Pour la première fois depuis le changement de régime en décembre dernier, les troupes des nouvelles autorités sont entrées dans Soueïda jusque-là contrôlée par des factions druzes, la communauté majoritaire dans cette région.

La plupart des chefs religieux druzes avaient pourtant demandé aux combattants de remettre leurs armes aux forces de Damas. Mais une des trois figures spirituelles influentes de la communauté a fait volte-face, accusant le gouvernement de ne pas avoir respecté sa promesse d’entrer pacifiquement dans la ville.

Des exactions malgré un accord de cessez-le-feu

Finalement, au bout de quelques heures, un accord de cessez-le-feu a été annoncé par le ministre de la Défense. Mais des habitants ont témoigné de tirs après cette annonce ainsi que d’exactions tout au long de la journée : des exécutions, pillages et maisons brûlées par les forces gouvernementales.

À cela s’ajoute un troisième protagoniste. Depuis la chute de Bachar el-Assad, Israël intervient aussi militairement dans cette province syrienne : avancées au sol et bombardements aériens. Le pays dit vouloir empêcher les nouvelles forces gouvernementales de se déployer dans cette région. Et depuis qu’elles sont entrées dans Soueïda ce matin, la ville a été bombardée par l’aviation israélienne à plusieurs reprises.

Selon l’OSDH, le bilan des affrontements et des exécutions sur le terrain à Soueïda depuis dimanche matin 13 juillet s’élève désormais à 203 morts. Parmi eux, 92 Druzes, dont 21 civils exécutés sommairement par des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur, 93 membres des forces gouvernementales, et 18 Bédouins.

Le chaos au milieu du champ de bataille 

Les affrontements ont transformé Soueïda, la plus grande ville druze du pays, en un champ de bataille, rapporte l’envoyé spécial de Rfi sur place. Dans l’un des hôpitaux du gouvernorat, tenu par le ministère de la Santé, les ambulances arrivent sans discontinuer. Civils et militaires blessés sont évacués depuis les lignes de front. Le directeur parle de chaos : trop peu de personnel, pas assez de matériel, et un flux constant de blessés graves.

Dans la ville, les rues sont désertes. Devant certaines maisons en flammes, des corps gisent encore, recouverts à la hâte. Une fumée âcre stagne dans les quartiers touchés. Les vitrines des magasins sont brisées. Des hommes casqués, armés, repartent avec des cartons. Des ballets de pick-up de l’armée et de la sécurité intérieure roulent à toute allure sur la route reliant Soueïda à Deraa. Des soldats entrent dans les habitations, fouillent, parfois s’y installent. Les tirs se sont espacés, mais la peur reste omniprésente.

Sur d’autres axes, des groupes civils venus des villages alentours arrivent à moto, souvent par groupes de 20 à 30. Certains s’improvisent en milices armées. D’autres viennent piller ou disent vouloir soutenir les nouvelles autorités. Ils repartent avec des motos, des voitures ou des produits de première nécessité abandonnés dans les commerces. Les nouvelles autorités ont tenté de mettre en place des barrages pour vérifier les cartes grises et limiter les vols, mais les pillages restent massifs et incontrôlables.

Soueïda est aujourd’hui plongée dans le chaos.

Rfi

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3 Commentaires

  1. On va dire que dans cette culture orientale totalitaire les têtes changent les réflexes propres à la jungle restent.
    Pour le nouvel énergumène de Damas, il fallait que les Kurdes, les Druzes, les chretiens et les alawites adoptent la danse bédouine sunnite, wahabite et xawandjites, sinon c’est le génocide; armée et bédouins combattant côte à côte. Sinon, …
    Ça nous ramènent à nos propres misères lorsque police et gendarmerie qui épaulaient et protégeaient quelques foules de Chaamba lancés contre les mozabites. Ces mêmes mozabites ayant fui et laissé Tihert aux ancêtres des Chaamba, dompté le disert dans des conditions affreuses, en ont fait une paisible oasis perlée de cités. Ça ne suffit pas. Ils vont devoir encore faire avec … les descendants des arabes Chaamba, béliers des arabistes de l’Etat algérien.

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