À Taxlent, commune située au centre de la wilaya de Batna, l’école primaire Amari Aïssa fonctionne depuis douze ans dans des conditions jugées inacceptables par les parents d’élèves et la communauté éducative.
Le manque de classes disponibles a imposé l’organisation des cours en doubles vacations, un système qui perturbe le déroulement normal de la scolarité et fragilise les enfants, leurs familles et le personnel enseignant.
Selon les dernières données officielles, la wilaya de Batna compte plus de 650 écoles primaires, accueillant des dizaines de milliers d’élèves. À l’échelle nationale, plus de 2 500 établissements sont recensés en 2025, soulignant l’importance du bon fonctionnement du système éducatif à travers le pays.
Pourtant, malgré ces ressources, l’école Amari Aïssa continue de souffrir d’un manque de solutions structurelles. Les doubles vacations fragmentent la journée scolaire, allongent les temps de transport et réduisent les heures effectives de cours, affectant directement la qualité de l’apprentissage.
Face à cette situation, les parents d’élèves ont adressé plusieurs courriers officiels aux autorités locales et au ministère de l’Éducation nationale, demandant notamment la création de deux nouvelles salles de classe et la fin du système de vacations. Ces demandes visent à garantir un environnement éducatif digne et conforme aux obligations constitutionnelles.
Pour la communauté éducative et les familles, il s’agit d’une urgence : douze ans d’attente ont pesé sur plusieurs générations d’élèves, compromettant leur parcours scolaire et leur épanouissement. Les responsables locaux et nationaux sont appelés à agir avant la rentrée scolaire 2026‑2027, afin de garantir que l’école primaire Amari Aïssa offre enfin des conditions normales et stables d’enseignement.
L’éducation n’est pas un privilège, mais un droit fondamental. Pour les enfants de Taxlent, comme pour tous les élèves du pays, il est temps que les promesses se traduisent par des résultats concrets sur le terrain.
Mourad Benyahia

