Après trois années de détention, la journaliste tunisienne Shadha El Hadj Mbarek a retrouvé sa liberté ce mercredi 14 janvier 2026. La cour d’appel a révisé son jugement initial et suspendu le reste de la peine, lui permettant de sortir de prison et de bénéficier des soins médicaux dont elle avait besoin.
Shadha El Hadj Mbarek était détenue dans le cadre de l’affaire Instalingo, une procédure judiciaire concernant une société tunisienne de production numérique. Plusieurs journalistes et collaborateurs de cette entreprise avaient été poursuivis dans ce dossier depuis 2021. Sa peine initiale de cinq ans, prononcée en février 2025, a été confirmée par différents médias tunisiens et internationaux, dont Shorouk News, Arabesque et Al Jazeera.
Cette libération met fin à une longue période de détention, qui avait retenu l’attention des confrères et des médias. Depuis l’annonce du verdict en première instance, Shadha El Hadj Mbarek était au centre de l’actualité tunisienne. Les articles soulignent aujourd’hui que sa sortie ouvre la possibilité de soins médicaux et de suivi, après des années passées derrière les barreaux.
L’affaire Instalingo a largement marqué le paysage médiatique du pays. Elle a impliqué plusieurs journalistes et professionnels du numérique, et a donné lieu à des procédures judiciaires suivies de près par les médias et les observateurs internationaux. La libération de Shadha El Hadj Mbarek est donc un moment factuel important : elle sort libre, selon les décisions confirmées par les tribunaux, tout en retrouvant la possibilité de prendre soin de sa santé.
Shadha El Hadj Mbarek retrouve ainsi sa liberté après trois ans de prison, mais l’affaire Instalingo reste suivie de près par la presse et les institutions. La sortie de prison de la journaliste rappelle qu’au cœur des dossiers judiciaires se trouvent des personnes dont les droits et la santé doivent être respectés. Mais dans la Tunisie de Kaïs Saied, les libertés sont mises entre parenthèses pour les besoins de l’autoritarisme .
Shadha El Hadj Mbarek pourra désormais se soigner, reprendre contact avec son entourage et retrouver progressivement une vie normale. Si l’affaire Instalingo continue de nourrir les débats dans le pays, ce mercredi reste avant tout le jour où une journaliste a retrouvé sa liberté et la possibilité de se soigner après trois ans derrière les barreaux.
Mourad Benyahia

