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Tunnel et labyrinthe, métaphores du chemin de l’homme

Tunnel
Tunnel. Image par domitian de Pixabay

Durant tout le chemin de son existence, l’humanité est en constante recherche d’une libération des labeurs et malheurs qui l’emprisonnent.

Parmi les nombreuses métaphores illustrant l’emprisonnement et l’espoir, deux me semblent les plus significatives et les plus connues.

Si la métaphore du tunnel est très ancienne, celle qui nous est usuelle est symbolisée par la lumière qui est visible au fond du chemin obscur. Une lumière qui fit sortir des ténèbres du Moyen-âge pour entrer dans une époque de Renaissance du XVIe siècle.

C’est au moment de la création du chemin de fer au 19e siècle que des expressions sont apparues comme « voir le bout du tunnel », « sortir du tunnel » et ainsi de suite.

Le chemin dans l’obscurité est linéaire par le défilement du temps qui, un jour, fait entrevoir la fin. L’être humain voit cette lumière qui lui donne une perspective de libération.

Quant à la métaphore du labyrinthe, elle aussi est très ancienne. Celle qui nous est parvenue jusqu’à nos jours provient de la mythologie grecque. Dédale le construisit à Cnossos pour le roi de Crète, Minos.

Pourquoi me dit-on toujours « Saha ftorek ! » ?

Celui-ci voulut y enfermer le Minotaure, une créature mi-homme mi-taureau dans le but qu’il n’arriverait jamais à en trouver la sortie tant la structure était complexe. Même Dédale qui était son créateur s’y perdit longtemps avant de retrouver la sortie. On dit aujourd’hui « un chemin de dédale » lorsqu’il s’agit perpétuellement de retours et d’impasses.

Nous avons là une autre illustration métaphorique du chemin vers la libération. L’homme ne voit pas la lumière de la sortie. La différence symbolique est qu’il est condamné à errer pour trouver la libération.

Si nous revenions à la métaphore du chemin de fer, la libération est constamment remise en cause car arrive un autre tunnel et bien d’autres. En fin de compte, l’être humain ne voyait pas véritablement la sortie car la lumière s’éteint à chaque fois pour revenir aux ténèbres et à son emprisonnement.

Ainsi l’homme est condamné à rechercher lui-même sa route vers la libération, un chemin difficile où certains perçoivent une lumière éphémère et les autres une perpétuelle remise en cause de la direction qu’ils doivent prendre,

Ces deux métaphores de l’emprisonnement et de l’espoir, c’est justement le sens de la vie de l’homme. Le bout du chemin vers la libération est à trouver par son travail, son abnégation et son acharnement à toujours persévérer.

Sid Lakhdar Boumediene

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