Alors que l’année grégorienne vient à peine de s’ouvrir, la communauté amazighe célèbre l’entrée dans l’an 2976 de son calendrier ancestral. Ce vendredi 16 janvier, l’Association Culturelle Amazigh Marseille (ACAM Amazigh) organise à l’Espace Arena (14ᵉ arrondissement) une grande soirée dédiée à Yennayer, le Nouvel An berbère.
Yennayer marque, dans la tradition amazighe, le début du cycle agricole et le renouveau de la terre. Le calendrier amazigh prend pour repère symbolique l’année –950, date associée à l’accession au trône d’Égypte du roi amazigh Sheshonq Ier (Chachnaq). Depuis, ce calendrier traverse les siècles comme une manière de dire la continuité d’un peuple, de sa mémoire et de son rapport à la terre.
À Marseille, ville façonnée par les migrations nord-africaines, Yennayer est devenu un moment de rassemblement collectif, bien au-delà du seul cercle familial. Kabyles, Chaouis et plus largement Amazighs de la diaspora y retrouvent un espace commun où la langue, la musique et les gestes anciens reprennent place dans le présent.
Trois artistes, une même filiation
La soirée réunira trois figures de la scène amazighe contemporaine :
Farid Houamed, voix majeure de la chanson chaouie, connu pour son répertoire festif et populaire ;
Alilou, artiste kabyle de la nouvelle génération, dont les titres fédérateurs font vibrer les scènes communautaires ;
Nesrine, chanteuse à la voix ample, qui navigue entre héritage traditionnel et écriture actuelle.
À travers eux, c’est une même filiation qui se donne à entendre : celle d’une culture transmise par le chant, la fête et la langue.
Une fête ouverte, ancrée dans la ville
La soirée débutera à 20 heures à l’Espace Arena, 32 boulevard Frédéric-Sauvage, Marseille 14ᵉ.
Tarifs : 21 € en prévente, 17 € pour les adhérents, 25 € sur place.
Café, thé, boissons et gâteaux seront proposés, dans l’esprit d’hospitalité qui accompagne traditionnellement Yennayer.
Réservations :
06 63 22 58 64 – 06 67 34 35 52 – 06 52 00 94 78.
Soutenue par plusieurs partenaires culturels et économiques locaux, la soirée s’inscrit dans une dynamique de transmission, mais aussi de visibilité. À Marseille, Yennayer n’est ni une survivance folklorique ni un rituel figé : c’est une mémoire vivante qui continue de s’inventer.
Aseggas amaynou — bonne année 2976.
Djamal Guettala


