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Rahabi alerte sur une « régression programmée » des libertés en Algérie

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La tribune d’Abdelaziz Rahabi, publiée sur Facebook s’ajoute à une série de prises de position — celles d’acteurs politiques comme Saïd Sadi, mais aussi d’avocats, de juristes et de journalistes — qui, chacune à son registre, interpellent sur la trajectoire actuelle du pays.

Le constat est connu depuis au moins 2021 : il n’y a plus de liberté d’expression en Algérie. Un tyrannie sous des oripeaux d’une République est installée par le système en place. En l’espèce l’affaire Bouakba n’est qu’un énième révélation du démantèlement des libertés. Eu égard à la réputation de l’embastillé Bouakba, elle joue un rôle de catalyseur, révélant un débat plus large sur les libertés, l’indépendance de la justice et la gestion du pluralisme en Algérie.

La contribution de l’ancien diplomate, au ton grave et largement commentée, survient dans un contexte où les signaux de fermeture se multiplient, ravivant les interrogations sur l’état des libertés publiques. Abdelaziz Rahabi n’est pas connu pour être un opposant ni une « grosse gueule ». Bien au contraire. Ses sorties publiques prennent des allures d’offres de services. Mais pourtant cette fois, il y a comme une inquiétude dans le propos de l’ancien ministre.

Une régression inédite depuis l’ouverture pluraliste

Rahabi considère que l’Algérie connaît aujourd’hui sa plus forte contraction des libertés depuis l’ouverture politique de 1989. Cette dynamique, qu’il juge structurelle, se traduit notamment par l’“externalisation” du débat politique, désormais porté à l’étranger faute d’espaces internes, exposant le pays à de nouvelles vulnérabilités diplomatiques.

Une justice fragilisée

L’ancien ministre dénonce également l’usage politique de la justice, illustré par les poursuites visant des journalistes comme Saad Bouakba ou Abdelouakil Blam. Pour Abdelaziz Rahabi, cette instrumentalisation affaiblit la crédibilité de l’institution et renforce l’idée d’un système dépourvu de contre-pouvoirs. C’est le moins que puisse avancer l’ancien diplomate. Car avec près de 250 prisonniers d’opinion qui croupissent dans les prisons, les deux noms cités ne viennent en vrai que montrer l’effondrement de touts les étais qui tiennent un Etat de droit.

Un coût politique et social

Selon lui, aucun projet de réforme ne peut réussir sans l’adhésion libre et volontaire de la population, aujourd’hui absorbée par des préoccupations immédiates et éloignée des enjeux nationaux. Les fermetures passées, rappelle-t-il, ont toujours nourri corruption, radicalisation et désengagement civique.

Abdelaziz Rahabi avertit enfin contre une dynamique qui “dévitalise” la nation et banalise le silence et l’opportunisme. Le principal danger serait de répéter les crises du passé sans en tirer les leçons, laissant s’installer un climat de fragmentation et de défiance durable.

Samia Naït Iqbal

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