26 janvier 2023
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AccueilCultureAdel Chergui expose à la galerie Abdellah Mohia (Tizi Ouzou)

Adel Chergui expose à la galerie Abdellah Mohia (Tizi Ouzou)

Sous le titre générique de Métanoïa, l’artiste plasticien Adel Chargui expose (du 20 au 29 novembre  2022) ses dessins à  la galerie Abdellah Mohia de la Maison de la culture. Une trentaine de tableaux aux reliefs étonnants.

L’illustration  de la vision créatrice de l’artiste, le tableau qui s’intitule  Temple d’émotions qui  est une composition  de plusieurs personnages à l’intérieur  d’un cercueil dans une posture  souffrante. « La vision exprime le déséquilibre émotionnel d’une personne », explique son  auteur.

Natif de Bouira en 1995, Sid Ahmed Chergui dit Adel qui est diplômé de l’Ecole régionale des beaux-arts de Azazga en 2018 a choisi a technique du dessin  au stylo à bille comme mode d’expression et s’inspire de plusieurs tendances  artistiques.

Dans son travail de création qui s’apparente au  procédé graphique de la gravure, le jeune artiste  se limite à l’usage du stylo à bille et du papier Canson, en jouant sur les possibilités évocatrices de la  couleur, le noir combiné au jeu de la lumière  qu’offrent ces matériaux.

Le  style est sobre mais dynamique  et plein  d’énergie, donnant naissance à un univers peuplé d’étranges personnages aux traits changeants et d’intrigantes situations tenant tantôt de la mythologie grecque tantôt des personnages de l’animation japonaise ou tout simplement de la réalité ordinaire mais projeté dans une autre dimension sous les fulgurances artistiques et des traits aux nuances métaphoriques de Adel Chargui.

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Derrière l’imbroglio des combinaisons géométriques,  des figures et textures  protéiformes qui sortent d’entrelacs de traits hachés-menus à l’encre noire qui se mélangent aux interstices de la  lumière blanche du papier Canson, le tout créant l’illusion du clair-obscur, se cache un univers plein de sens.

Un univers  glauque  et  dégoulinant  de pessimisme  et de tristesse qui se donne à voir à travers une trentaine de planches,  une exposition  à laquelle il donne le titre générique de « Métanoïa » ( un terme grec  composé de la préposition meta (ce qui dépasse, englobe, met au-dessus) et du verbe nous (percevoir, penser), et signifie « changement de vue » ou «changement de regard » qui voit la pensée et l’action se transformer de façon importante, voire décisive.

Au sens religieux, metanoia  est synonyme de  conversion de repentance.). Une posture que le jeune artiste fait sienne et qui, explique-t-il,  est le reflet de  sa façon d’appréhender  le réel. Un monde qui, selon lui, est  pourvoyeur de souffrance. « On  souffre tous  de quelque chose mais chacun doit se transcender  et trouver en lui des ressources pour dépasser ses contraintes », professe le jeune artiste.

Et de reconnaître : « Mes tableaux sont un fragment de moi moi-même (…) J’essaie d’illustrer mes questionnements existentiels à travers mes créations ».

Samia Naït Iqbal

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