10 décembre 2022
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Au moins 9 condamnations à mort en 2021 en Algérie

condamnation à mort

Amnesty International a recensé au moins 9 condamnations à mort en Algérie durant l’année 2021 contre une en 2020, indique, ce mardi 24 mai, l’organisation à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur la peine de mort dans le monde.

Le tribunal de Dar el Beida (Alger) a condamné à mort, en février 2021, huit personnes dont sept par contumace. Ces huit personnes ont été déclarées coupables de l’enlèvement, de la torture et de la décapitation du guide français Hervé Gourdel en 2014 dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

La 9e personne est un muezzin qui a été condamné à mort, en mars 2021, pour avoir poignardé et tranché la gorge de sa femme, enceinte de jumeaux, en octobre 2019 dans la wilaya de Ouargla.

« Amnesty International avait constaté une tendance à la baisse des condamnations à mort depuis 2015. Aujourd’hui, nous regrettons fortement la hausse enregistrée en 2021 contredisant le recul de cette sanction inutile, injuste et cruelle en Algérie », souligne Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie.

En 2020, une seule condamnation à mort a été recensée contre 4 en 2019, une en 2018, 27 en 2017, 50 en 2016 et 62 en 2015.

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En Algérie, pays considéré comme abolitionniste en pratique, au moins 1000 personnes se trouvent sous le coup d’une condamnation à mort, ce qui veut dire qu’elles vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête depuis de nombreuses années.

Aucun condamné à mort n’a été exécuté depuis 1993. Souvent, les condamnations à mort sont commuées en réclusion à perpétuité au bout de quelques années d’emprisonnement.

Alors qu’au niveau international l’Algérie prône l’abolition de la peine de mort, les autorités ne s’engagent pas à mettre un terme définitif à cette peine irréversible au niveau national.

« Après avoir raté, encore une fois, l’occasion d’abolir la peine de mort lors de la dernière révision de la Constitution en novembre 2020, nous appelons les autorités algériennes à adopter une position cohérente au niveau national et international en franchissant le dernier pas vers l’abolition de la peine capitale en Algérie. Nous allons continuer à nous mobiliser pour que l’Algérie devienne le premier pays de la région à abolir cette peine cruelle et inhumaine. » a déclaré Hassina Oussedik

Amnesty International est opposée à la peine de mort en toutes circonstances et sans aucune exception, quelles que soient la nature et les circonstances du crime commis, la culpabilité ou l’innocence ou toute autre situation du condamné, ou la méthode utilisée pour procéder à l’exécution. La peine de mort est une peine cruelle, inhumaine et dégradante.

A.I.

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