Le service de dialyse du Centre hospitalier universitaire (CHU) Benflis Touhami de Batna traverse une crise préoccupante. Depuis plusieurs jours, plusieurs appareils de filtration sanguine sont hors service, perturbant la régularité des séances de dialyse pour de nombreux patients atteints d’insuffisance rénale chronique.
Ces interruptions mettent leur santé en danger, certains devant attendre plusieurs jours pour accéder à un traitement vital.
Pour ces patients, le traitement n’est pas optionnel : la majorité nécessite trois à quatre séances par semaine afin de compenser l’incapacité de leurs reins à filtrer efficacement le sang. L’absence de soins réguliers expose à des complications graves, allant de troubles métaboliques sévères à des risques vitaux. Certaines familles se voient contraintes de recourir à des cliniques privées, avec des coûts particulièrement élevés et difficiles à supporter, accentuant la pression économique sur les foyers déjà fragilisés.
Selon les témoignages recueillis, les malades et leurs proches dénoncent un manque de réaction des autorités sanitaires et réclament une intervention rapide pour réparer ou remplacer les machines défectueuses. Ils affirment se sentir « laissés à eux‑mêmes » malgré la gravité de la situation.
Si la situation décrite est inhérente observée dans plusieurs hôpitaux algériens – matériel vieillissant, maintenance insuffisante ou difficultés d’approvisionnement en pièces – les chiffres exacts sur le nombre de machines hors service ou de patients affectés ne sont pas communiqués, ce qui limite la précision de l’information. Les autorités locales et sanitaires n’ont pas encore diffusé de communiqué officiel à ce sujet.
Cette crise met en lumière les lacunes persistantes du système hospitalier et l’importance d’un suivi rigoureux des équipements médicaux, notamment pour des traitements vitaux comme la dialyse. Dans l’immédiat, la vigilance des familles et la mobilisation citoyenne restent les principaux leviers pour alerter sur cette défaillance et éviter des conséquences dramatiques.
La communauté locale espère une intervention rapide afin de restaurer la sécurité et la régularité des soins, condition indispensable à la survie des patients les plus fragiles et au maintien de la confiance dans le service public de santé.
Mourad Benyahia

