3 octobre 2022
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BRTV : Aït Menguellet, Idir et Mohamed Allaoua se souviennent…

RENDEZ-VOUS

BRTV : Aït Menguellet, Idir et Mohamed Allaoua se souviennent…

C’est une émission de communion que diffusera Berbère télévision vendredi à 20h30 avec Idir, Aït Menguellet et Mohamed Allaoua. Tous trois reviennent sur leur parcours mais aussi sur l’histoire de la chanson d’expression kabyle. Epoustouflant.

« J’ai connu Idir en 1968 chez Cherif Kheddam qui nous apprenait bénévolement le solfège et le chant, mais à l’époque je le connaissais sous son vrai nom de Hamid, nous avions déjà un groupe de musique qui s’appelait Imazighen… » se souvient Lounis.

Il faut rappeler que tout cela avait lieu sous la dictature de Houari Boumediene qui donnait la chasse à tout ce qui sortait de l’arabo-islamisme.

Donnant le change sur ce passé lointain, Idir précise qu’il connaissait Aït Menguellet par la chanson déjà. « On se retrouvait chez Cherif Kheddam, mais je le connaissais comme chanteur. Je me souviens qu’une fois j’ai failli être emporté par l’oued de Bereqmouch en voulant le traverser pour aller l’écouter à Larbaa Nath Irathen », rigole Idir qui souligne modestement qu’ «à l’époque je grattais la guitare comme beaucoup et je n’avais jamais imaginer en faire carrière ». Puis, il y a eu l’immortelle « Vava Inouva ». Et cette rencontre à Alger où Aït Menguellet sortant de son service militaire apprend que Idir c’est le Hamid qu’il connaissait.

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Mohamed Allaoua rend hommage aux deux artistes et plonge dans ses premiers souvenirs artistiques, rendant hommage à Rachid Alliche et Cherif Kheddam. « Je suis né à Alger, la chaîne 2 était dans tous les foyers kabyles, c’est par cette radio que j’ai connu la chanson kabyle. Ce sont justement des chanteurs qui m’ont influencé », précise-t-il.

Cette émission est précieuse car elle fixe la mémoire sur un pan de l’histoire de la chanson kabyle.

Les artistes reviennent sur les conditions d’enregistrement particulièrement difficiles.

« A chaque époque sa thématique, à 17 ans je composais sur l’amour, on ouvrait nos yeux à la vie avec l’amour. Puis au fil du temps, nous avons découvert autre chose. Et ce que nous observons nous le transposions en chansons. En écoutant une chanson, on peut comprendre à quelle époque elle répond », affirme Lounis Aït Menguellet.

« Vous étiez nos journaux, c’est vous qui nous rapportez les nouvelles », déclare Kamel Tarwiht en s’adressant aux trois artistes.

« Je n’ai jamais chanté pour arriver au sommet, je chante pour dire ce que je ressens. Et chaque artiste a sa place dans la chanson. Je dis les choses non pas pour plaire aux uns et autres mais parce que je dois le dire et le résultat vient plus tard, je n’anticipe pas la réaction du public», souligne Lounis. Idir abonde dans le même sens : « Le bonheur c’est que ce que Lounis disait plaît beaucoup ». Puis racontant ses débuts, il avoue qu’«on n’a pas pensé au service après-vente ».

Terrible aveu d’Allaoua : « Quand j’ai commencé à chanter en kabyle, on me disait à Alger pourquoi tu veux chanter en kabyle, personne ne va t’écouter »… De l’eau a coulé depuis.

Idir avoue aussi les difficiles conditions de chanter en kabyle dans ces années 1970 « On essayait de nous dissuader », dit-il.

Revenant sur son début de carrière, Idir reconnaît qu’il n’a jamais pensé devenir chanteur. 

C’est dans le cadre de « La Kabylie chantée » qu’Idir et Aït Menguellet ont chanté en 1979. Puis est venu le duo imesebriden, une chanson composée par Aït Menguellet.

Kamel Tarwiht ira aussi dans cette émission jusqu’à titiller les chanteurs sur leurs supposés différends desquels certains individus se repaissent avec un certain sadisme. C’est Lounis Aït Menguellet qui balaye tout : « Moi je n’accorde pas de l’importance aux qu’en dira-t-on… » Puis d’ajouter avec une certaine gourmandise : « S’il y a une rumeur autour de toi c’est que toi tu es intéressant ».  

Idir reviendra sur sa tournée prévue en Algérie, révélant que contrairement à ce qui se dit « rien n’est annulé, on ne m’a rien signifié pour l’heure, donc elle est maintenue c’est juste une question d’organisation ».

A ne pas donc cette émission vendredi à 20h30 sur Berbère télévision.

Auteur
La rédaction

 




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