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Cherif Mellal, ancien président de la JSK, en grève de la faim

Cherif Mellal

Cherif Mellal paye cher son engagement pour une JSK indépendante des luttes d'appareils du pouvoir.

Cherif Mellal, ancien président de la JS Kabylie est en grève de la faim depuis 12 jours, selon un communiqué du Comité national pour la libération des détenus d’opinion.

En détention à la prison d’El-Harrach depuis le 19 janvier 2023 l’ancien président de la JS Kabylie, Cherif Mellal, a entamé, dimanche 14 avril 2024, une grève de la faim ouverte, « « pour protester contre les conditions de sa détention arbitraire », a indiqué le collectif de défense du détenu.

Selon le collectif de défense, Cherif Mellal est poursuivi pour « violation de la législation relatives aux mouvements de capitaux à destination et en provenance de l’étranger, et blanchiment d’argent ».

Le collectif de défense des droits humains a pourtant démontré que ce dossier est vide et surtout, en apportant la preuve de la nullité d’un document versé dans le dossier. Un faux document tiré de l’internet. Comme toutes les accusations qui touchent aux détenus d’opinion, celles visant l’ancien président de la JSK relèvent de « faux » selon le collectif.

La chambre d’accusation rejette la demande de sa remise en liberté provisoire, arguant poursuivre l’instruction par l’envoi d’une commission rogatoire à l’étranger.

La chambre d’accusation près la cour d’Alger a statué par le rejet de la demande de liberté de provisoire introduite par la défense au profit du détenu, Cherif Mellal, et elle a ainsi confirmé l’ordonnance du juge d’instruction près du tribunal de Sidi M’Hamed, Alger, portant son placement sous mandat de dépôt.

L’ancien président de la JSK a été relaxé dans cette première affaire dans laquelle il a été accusé  » d’atteinte à l’unité nationale ».

Mais Mellal est maintenu en prison pour une deuxième affaire dans laquelle il a fait l’objet d’une décision de placement sous mandat de dépôt.

Cherif Mellal avait été condamné dans le premier dossier à 18 mois de prison ferme. Une peine qui a été confirmée en appel le mois de janvier 2024. Il est en détention depuis le 19 janvier 2023. Donc pendant que Cherif Mellal ferraille seul dans sa cellule, le club qu’il a aidé à reprendre pied est désormais entre les mains d’un ancien ministre de Bouteflika. Ould Ali Lhadi, ancien ministre des sports, ancien directeur de la culture à Tizi Ouzou et proche de Tebboune est placé à la tête de la JSK il y a quelques jours en accord complet avec Mobilis, désormais principal bailleur de fonds.

Plus de 260 détenus d’opinion croupissent dans les prisons algériennes depuis l’arrivée de Tebboune au pouvoir à la présidence. Une traque systématique des activistes et autres voix dissidentes est mise en place. Plusieurs rapports d’organisations de défense des droits de l’homme apportent une critique sévère sur la situation alarmante dans laquelle macère le pays. L’espoir d’un changement profond né pendant les manifestations du Hirak en 2019 et 2020 s’est transformé en un désespoir sans fond poussant des milliers d’Algériens vers l’exil.

L.M.

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