23 juin 2024
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Des membres du conseil national du FFS appellent à un sursaut

Crise partisane

Des membres du conseil national du FFS appellent à un sursaut

A la veille du conseil national du Front des forces socialistes, nous publions cet appel rendu public il y a quelques jours et passé sous silence. Il est signé de membres de cette instances et de militants pour une sortie de crise.

« Appel

• Vous membres du conseil national,
• Vous militants,

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« L’idéal démocratique est lié à cette capacité de réunifier tous les droits de l’homme, la dignité humaine n’est pas morcelable, nous ne pouvons pas échapper à la nécessité de gestion démocratique, toutes les politiques mettant la démocratie entre parenthèses sous prétexte d’aller vite ont été des échecs ».

H. Ait Ahmed (Extrait de guerre et après guerre).
Nous, anciens de 1963, membres fondateurs, dirigeants et militants qui avons porté et portant toujours les idéaux du FFS, interpellés par nos consciences, par l’environnement politique, économique, culturel, social et les situations générales du pays et du parti ; avons adressé plusieurs courriers aux instances en place du parti. Ces différents écrits qui avaient comme principal objectif d’alerter sur les épreuves auxquelles le FFS allait être confronté, n’ont pas hélas connu les suites espérées. 

Aujourd’hui l’heure est gravissime. Le FFS vit, encore, une nouvelle épreuve. Comme cela a été redouté, le parti vit une nouvelle situation politique et organique extrêmement préoccupante. En effet, de reniement en reniement et de dérive en dérive, la situation actuelle nous apporte, de nouveau, la preuve que le non respect des statuts pour des calculs irresponsables et compromettants conduira à des conséquences imprévisibles et dangereuses.
Les regards se tournent vers celles et ceux que l’histoire a placés au devant des feux de la rampe et attendent de voir le dénouement. Certaines voix n’hésitent pas à considérer que la situation est fatale pour le parti condamné à disparaître après la mort de son fondateur Hocine Ait Ahmed. D’autres voix plus amicales, associées à celles des militants anciens et nouveaux , toutes générations confondues espèrent que c’est aussi, là, l’occasion de permettre au plus vieux parti d’opposition de renouer avec les valeurs , les principes et les actions qui ont fait sa force , son prestige et son statut de recours de tous ceux qui ont refusé et qui refusent, toujours, la soumission et la résignation par un système politique honni, illégitime qui a confisqué l’indépendance de l’Algérie et soumis le peuple à la dictature des hiérarchies militaires qui se succèdent depuis 1962.

Les membres du conseil national élus au 5e congrès sont interpellés à plus d’un titre. Aucun conseil national auparavant n’a eu à gérer une telle situation. L’histoire du parti retiendra que le FFS a été sauvé du naufrage causé par des manipulations irresponsables et pernicieuses. Après avoir constaté que l’instance présidentielle du parti est réduite à deux membres, elle devient statutairement caduque et inopérante. Le secrétariat national et le conseil national deviennent par conséquent les seules instances légales du parti.

La seule voie et la seule issue réglementaire est l’application des articles 31 et 48 des statuts qui stipulent la tenue du congrès extraordinaire qui élira une nouvelle instance présidentielle transitoire qui s’attèlera à la préparation du 6e congrès ordinaire. 
Le conseil national du 9 mars 2018 se doit d’user de son devoir et de son droit tels que définis par les textes du parti. Il va sans dire que des militants mal informés de la situation ou induits en erreur par des aventuriers peuvent vouloir perturber les travaux de ce conseil y compris par la violence. Le respect de la mémoire des martyrs et de celle du fondateur du parti Hocine Ait Ahmed oblige les membres du conseil national à plus de retenue, de sagesse pour déjouer les plans diaboliques visant la concrétisation totale de la normalisation et de déstabilisation du FFS. 
Les devoirs de vérité, de lucidité, de pédagogie et de transparence imposent à ceux en charge de faire sortir le FFS de cette épreuve de tirer les enseignements des dérives qui ont conduit le parti à cette situation. 
« Pour le FFS, l’histoire et la politique ne doivent pas être conçues comme une suite de conjurations et de manœuvres. C’est parce que notre parti a fait le choix d’une stratégie populaire au lieu de jeux d’appareil, qu’il voulait donner de lui-même l’image de transparence, de principes clairs et de parole donnée…respectée ».

H. Ait Ahmed (discours au 2e congrès national de 1996)

Vive l’Algérie, Vive Le F.F.S.
Gloire aux martyrs des causes justes

Fait à Tizi-Ouzou, le 20 février 2018

Les signataires :
-LAKABI Arezki, MELBOUCI Cherif, LADDADA Mohamed, OUARAB Youcef, OUFELLA Allaoua,, RAHIL Abdelhamid, AMRI Makhlouf, ARRAD Ahmed, CHEMROUK Chabane, ATTA Djamel, MEKHNECHE Aziz, AIT AISSI Djaffer, BERCHICHE Rachid, AIT-MOHAND Madjid, ABBASSENE Abderrahmane, AIT BELKACEM Hamid, FIRAD Laid, TOUDERT Md Cid , CHAOUTI Mohamed , FOUDI Ahcene, OULD TALEB Rachid, AOUICHE Boualem, KHEMICI Hamid, KHEMICI Djillali, SAHBI Tarik, SI LARBI Hanafi, MENIA Khelifa, BELOUCIF Hacene, IBRAHIM Kader, AIMENE Madjid, SLIMANE Mohamed, BELALA Ramdane, MAHTOUT Ahmed, IGHOUBAH Chabane,

 




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