28 septembre 2022
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Élections régionales/départementales (France) : qui sortira vainqueur ?

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Élections régionales/départementales (France) : qui sortira vainqueur ?

Ce scrutin se déroule en même temps que les départementales, ce dimanche. Si une abstention record est attendue, la classe politique se déplace pour voter.

Ouverture des bureaux de vote. Quelque 48 millions de Français sont appelés aux urnes jusqu’à 18 heures, 19 heures ou 20 heures, selon les communes, pour ce dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle dans dix mois. L’abstention risque de battre des records, alors que le Rassemblement national espère remporter la première région de son histoire. Le président de la République, Emmanuel Macron, votera à midi au Touquet dans le Pas-de-Calais, le même département où son adversaire Marine Le Pen glissera un bulletin dans l’urne, à 11 h 30 à Hénin-Beaumont. Le Premier ministre Jean Castex, lui, remplira son devoir d’électeur à 9 h 45 à Prades, dans les Pyrénées-Orientales.

Même si l’épidémie du Covid-19 est en net recul, un protocole sanitaire strict a été mis en place lors de ce scrutin, repoussé de trois mois à cause de la crise sanitaire. Les électeurs devront notamment respecter une distance de sécurité, porter un masque et utiliser du gel hydroalcoolique. Le second tour aura lieu le dimanche 27 juin.

Les enjeux sont multiples : le Rassemblement national va-t-il décrocher sa première région ? Quel avenir pour les candidats potentiels à l’Élysée ? La majorité limitera-t-elle la casse ? Quelles alliances pour le second tour, le 27 juin ? L’abstention risque pourtant d’être le grand vainqueur de ce premier tour, au moment où l’épidémie du Covid, qui a repoussé le scrutin de trois mois, reflue et la vie retrouve un semblant de normalité. Elle pourrait être nourrie aussi par des dysfonctionnements dans la distribution de la propagande électorale, épinglés samedi 19 juin par les collectivités et les partis. Les compétences dévolues aux régions (transports, lycées, formation professionnelle…) et départements (collèges, RSA, aides sociales…) touchent pourtant au plus près à la vie quotidienne des Français.

Moins d’un an avant la présidentielle

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Mais, au bout d’une campagne anesthésiée par la crise sanitaire, l’intérêt n’a jamais décollé pour un scrutin dont les enjeux sont à la fois exacerbés et dépassés par la proximité de l’élection présidentielle. La sécurité s’est ainsi immiscée parmi les sujets majeurs, alors qu’elle n’est pas une compétence des régions. Deux candidats potentiels de la droite à l’Élysée, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ont annoncé qu’ils arrêteraient la politique s’ils n’étaient pas réélus dans les Hauts-de-France et en Île-de-France, contribuant à nationaliser l’échéance.

Le Rassemblement national compte, lui aussi, utiliser ces régionales comme rampe de lancement pour Marine Le Pen, candidate déjà déclarée pour 2022. Favorisé par un scrutin à la proportionnelle, le Rassemblement national est donné en tête au premier tour dans six régions sur treize, en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et en Bretagne. Dans les sondages, il talonne les présidents sortants dans les Hauts-de-France, Grand Est et en Normandie. En 2015, l’élan du parti d’extrême droite était déjà fort à l’issue du premier tour. Mais il s’était brisé contre la digue du front républicain, dressée notamment par le sacrifice du Parti socialiste en Paca et dans les Hauts-de-France.

Climat de tension

Cette fois, le barrage semble plus fragile et les partis traditionnels plus réticents à s’effacer complètement pour les six prochaines années. L’entre-deux tours promet des tractations intenses, jusqu’au dépôt des listes mardi 22 juin à 18 heures. Le psychodrame en Paca, où le rapprochement entre le président Les Républicains sortant, Renaud Muselier, avec La République en marche a précipité la droite dans une crise ouverte, a donné un avant-goût des empoignades à venir.

Les tensions (gifle au président, candidats enfarinés, polémiques) qui ont marqué la campagne ont culminé samedi par l’altercation entre une candidate communiste et un candidat Rassemblement national dans les Alpes-Maritimes. Il y a six ans, la droite et le centre étaient parvenus à conserver sept régions et le PS cinq. Depuis, ces deux grandes forces de gouvernement ont dévissé au niveau national, mais comptent sur leur ancrage local pour limiter les dégâts.

Les ex-Les Républicains Valérie Pécresse et Xavier Bertrand restent bien placés, tout comme Jean Rottner dans le Grand Est et Laurent Wauquiez, autre postulant possible à l’Élysée, en Auvergne-Rhône-Alpes. La position du Parti socialiste est plus précaire, alors que les Verts comptent profiter de la dynamique qui les a portés à la tête de plusieurs grandes villes aux municipales. Les écologistes misent notamment sur un succès en Pays de la Loire avec Matthieu Orphelin.

Auteur
Avec AFP

 




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