18 avril 2024
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Graves accusations contre l’armée malienne à Ansongo (Azawad)

Armée malienne

Les combats font rage depuis trois semaines dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali (Azawad), près de la frontière avec le Niger.

Les groupes armés du MSA et du Gatia, signataires de l’accord de paix de 2015, à Alger, sont aux prises avec les jihadistes de l’EIGS, la branche locale du groupe Etat islamique.

Les jihadistes n’hésitent pas à s’en prendre aux civils, on parle de plusieurs centaines de victimes et de milliers de déplacés.

L’armée malienne ne prend pas part à ces combats. En revanche, c’est dans ce contexte que l’armée malienne est à nouveau accusée d’exaction contre des civils à Ansongo, entre Gao et Ménaka : des déplacés, quinze personnes, qui fuyaient les combats.

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Fuyant leur commune de Talataye, ils étaient arrivés à Ansongo depuis moins de 24 heures. Les soldats de l’armée malienne les ont arrêtés samedi dans un bâtiment du quartier dit « hydraulique », où sont regroupés les déplacés affluant des zones de combat.

Le matin même, un poste militaire d’Ansongo avait essuyé une attaque terroriste. L’armée malienne a indiqué que deux jihadistes avaient été neutralisés au cours de la riposte. Un soldat malien aurait succombé des suites de ses blessures, selon des sources sécuritaires et civiles.

La descente des soldats sur le site accueillant les déplacés doit-elle être comprise comme un acte de représailles ?

Battus et ligotés devant leurs femmes et leurs enfants, et devant d’autres témoins, les quinze hommes n’ont, en tout cas, plus jamais reparu.

C’est ce qu’indiquent de nombreuses sources locales – proches des familles, notabilités communautaires civiles, et groupes armés signataires de l’accord de paix. Certaines de ces sources précisent même l’unité militaire en cause et le nom du lieutenant qui la dirige.

Selon ces sources, les quinze civils arrêtés ont été exécutés le jour même, et enterré dans une fosse commune à l’est de la ville. Certaines sources affirment que trois ou quatre autres personnes, arrêtées à un autre moment, auraient subi le même sort. Avec RFI

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