4 octobre 2022
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Humain Rights Watch dénonce le harcèlement judiciaire contre six activistes algériens

Droits de l’homme

Humain Rights Watch dénonce le harcèlement judiciaire contre six activistes algériens

Salah Dabouz, un avocat qui subit les pressions des autorités.

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, Humain Rights Watch a dénoncé le harcèlement judiciaire contre six activistes et droit humain. Leur tort ? Avoir manifesté pacifiquement le 13 juillet 2016, en face du tribunal de Ghardaïa pour soutenir un avocat défenseur des droits humains traduit en justice.

« Les autorités algériennes devraient abandonner toutes les accusations contre ces six personnes avant la prochaine séance de leur procès, prévue le 20 mars 2018 », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch.

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Faut-il le rappeler que les autorités ont arrêté les six hommes le 13 juillet 2016 alors qu’ils se préparaient à manifester au tribunal de Ghardaïa, où l’avocat, Salah Dabouz, devait être entendu. Libérés le jour même, ils ont pourtant été convoqués au tribunal en octobre 2017 et inculpés d’ »incitation à  attroupement non armé », d’atteinte à corps constitué pour de non-respect d’une décision administrative. Ils sont libres en attendant leur procès.

Les six accusés sont Abdelkader Kherba, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, Hamid Ferhi, coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Ghares, porte-parole de ce parti,Nadir Dabouz, neveu de Salah Dabouz ; Kaddour Chouicha, membre de la LADDH et coordonnateur national du Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (SESS) et Ahmed Mansri, président de la section locale de la LADDH à Tiaret.

L’ONG a consulté l’acte d’inculpation émis par un juge d’instruction et daté du 22 octobre 2017. Ce document cite le rapport de police, selon lequel la gendarmerie a arrêté les six hommes car ils « se préparent à manifester pour soutenir Salah Dabouz, qui comparaît ce jour devant un tribunal de Ghardaïa. Les individus ont des banderoles et des tracts qui demandent de soutenir Dabouz, appellent à la justice et au respect des droits humains. Les six individus ont également pris une photo souvenir devant un café de la ville de Ghardaïa. »

L’acte d’inculpation cite également les slogans inscrits sur les banderoles des activistes. On pouvait y lire : « On ne construit pas un pays en violant les droits », « Justice : pas touche ! Nous exigeons un droit de défense » et « Voici un pays où la mère de tous les droits, la liberté d’expression, est en train d’être violée ». Aucune des banderoles citées ne contenait d’appel à la violence

Auteur
K. O.

 




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