26 février 2024
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Il y a 36 ans mourrait mystérieusement Messaoud Zeghar en Espagne

Messaoud Zeghar

L’ancien homme lige de Boumediene, Messaoud Zeghar est mort le 21 novembre 1987 dans une chambre d’hôtel en Espagne. Officiellement suite à une crise cardiaque. El Moudjahid lui a rendu hommage en censurant une grosse partie de sa vie.

D’origine modeste, Messaoud Zeghar, alias Rachid Casa, est né le 8 décembre 1926 à El Eulma. Il rejoint l’ALN au Maroc. Très vite il se taille une réputation de terrible négociant en armement. Il fournit aux unités de l’ALN des armes auprès de trafiquants internationaux.

Selon le récit fait par Dahou Ould Kablia, au forum du journal El Moudjahid, le défunt moudjahid  était actif dans la fabrication du matériel de guerre pour approvisionner les moudjahidine en armes et matériel logistique nécessaires et joua un rôle dans le renseignement à l’étranger notamment en Espagne et aux Etats-Unis. Mais aucune déclaration pouvant aller à l’encontre de l’histoire officielle n’a été divulguée dans les murs lambrissée de cette institution. Et pourtant Messaoud Zeghar est bien plus que ce que laisse raconter El Moudjahid.

Homme de l’ombre de Houari Boumediene, Messaoud Zeghar a été arrêté en février 1983 par les services de sécurité. Il disparaitra pendant de longs mois, détenus par les hommes de Larbi Belkheir. Libéré, il se réfugie en Espagne où il décède mystérieusement d’une crise cardiaque.

Messaoud Zeghar avait défrayé la chronique en juin 1978 lorsqu’il avait été accusé d’avoir enlevé sa sœur Dalila à Montréal, le 25 avril, parce qu’il désapprouvait son mariage, célébré en 1975 à Paris, avec un étudiant français qu’elle avait connu à Alger, M. Denis Maschino.

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À l’époque, M. Zeghar avait également été accusé d’être entré illégalement au Canada pour rapatrier sa soeur dans son DC-8, après l’avoir apparemment droguée. La jeune femme avait alors été séquestrée pendant quelques mois dans la maison familiale d’El-Eulma, avant d’être contrainte à épouser un citoyen algérien, rapporte Le Monde.

En mars 1981, elle avait faussé compagnie à ce dernier pour rejoindre son premier mari. Elle avait alors démenti les informations concernant son enlèvement et sa séquestration, sans doute dans un souci d’apaisement et pour éviter les poursuites qu’aurait pu entreprendre le gouvernement canadien.

Dans un ouvrage très bien documenté, « L’affaire Zeghar : déliquescence d’un Etat, l’Algérie sous Chadli », le journaliste et écrivain Hanafi Taguemout retrace, comme personne d’autre, le parcours de Rachid Casa et raconte ses démêlés avec le pouvoir, notamment Larbi Belkheir.

Sofiane Ayache

4 Commentaires

  1. Messaoud Zeghar était-il le demi-frère de Boumediène par sa mère comme on le raconte? C’est peut être vrai car ses ennuis ont commencé après la mort de Boumediène justement.

  2. c est vraiment n importe quoi et même une insulte
    la mère de oncle Messaoud originaire des ouled Saber un village près de Setif et rattaché a la commune d’el Eulma
    j étais présent lorsqu il est venu faire ses adieux à mon père a Setif alors su il partait en direction d oran dans son camion rempli de marchandises
    Retracez honnêtement histoire meme si elle fait mal

    • @Lachemi mercredi 22 novembre 2023 At 21h12,la mère de Boumediène n’a-t-elle pas épousé le père de Zeghar après son divorce avec le père de Boumediène? En quoi c’est une insulte? Savez-vous que la famille Boukharouba est originaire de Petite Kabylie plus précisémment des Ath Abbas (Ighil Ali) installée à Héliopolis prés de Guelma après la révolte d’El Mokrani? Mais quand on triture l’Histoire contre la réalité comme le font honteusement les islamo-baâthistes qui renient leurs origines pour se donner une identité qui n’est pas la leur on se pose des questions légitimes. Et comme disait justement notre poète Aït Menguellet: laslik izeglik ouine thevghidh yougik iniyid ouakilan (ton origine t’a loupé,celui que tu veux ne veux pas de toi, dis-moi qui tu es)

  3. « Mais quand on triture l’Histoire contre la réalité comme le font honteusement les islamo-baâthistes qui renient leurs origines pour se donner une identité qui n’est pas la leur on se pose des questions légitimes. » – Oh combien jusre ! Et pourtant les vrais arabes les rejettent royalement. Ils se collent a leur djellabah et veulent devenir ce qu’ils ne sont pas coute que coute BESSIF ! Je n’aurais jamais honte a leur place.

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