Ce mardi 13 janvier ont eu lieu les obsèques du moudjahid et historien Mohammed Harbi au crématorium du Père-Lachaise (Paris) en présence d’une foule nombreuse de citoyens, d’historiens, chercheurs, d’artistes.
L’immense historien Mohammed Harbi s’est éteint le 1er janvier dernier à l’âge de 93 ans. Mohammed Harbi faisait partie des conseillers de Ben Bella. Après le coup d’Etat mené par Houari Boumediene et le clan d’Oujda, Mohammed Harbi crée avec des militants de gauche l’Organisation de la résistance populaire (ORP). Arrêté, il sera emprisonné puis placé en résidence surveillée jusqu’à son évasion vers la France en 1973. Depuis, Mohammed Hardi s’est consacré en France à sa carrière universitaire et à l’écriture de l’histoire du mouvement national. Il ne retournera en Algérie qu’en 1991, bien après ce qu’il est appelé « l’ouverture démocratique ».
Ce natif d’El Harrouch, grand militant nationaliste et éminent historien aura dédié sa vie d’abord à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, puis à son travail d’historien. Il a écrit des œuvres majeures, comme Les Archives de la révolution algérienne, Le FLN, mirages et réalités, La guerre commence en Algérie, L’Algérie et son destin : citoyens ou croyants. Il a aussi publié le premier tome de ses mémoiresUne vie debout, traduit en tamazight depuis 2025.
La rédaction

