8.9 C
Alger
AccueilMondeIran : la colère populaire s’élève dans les rues de Téhéran et...

Iran : la colère populaire s’élève dans les rues de Téhéran et des provinces

Date :

Dans la même catégorie

Moscou diffuse une vidéo de l’attaque présumée contre le Kremlin, Kiev dément

La tension entre la Russie et l’Ukraine est toujours...

Suisse : des «dizaines de personnes» présumées mortes dans l’incendie d’un bar 

« Plusieurs dizaines de personnes » ont été tuées et blessées...

Marseille : à Saint-Louis, le feu comme avertissement

Marseille a commencé l’année 2026 dans l’odeur âcre de...

Yémen : état d’urgence décrété après des frappes saoudiennes  

Le Yémen a décrété mardi 30 décembre l’état d’urgence...
spot_imgspot_img
- Advertisement -

Depuis la fin décembre, Téhéran et plusieurs villes iraniennes vivent au rythme de la colère populaire. Les rideaux des boutiques baissés, les amphithéâtres désertés, les cris étouffés qui se transforment en hurlements : la République islamique fait face à ce qui pourrait être la plus vaste mobilisation depuis trois ans.

Dans les bazars de la capitale, les échoppes désertes deviennent autant de symboles de rébellion silencieuse. Le rial chute, les prix s’emballent, et chaque jour est une lutte pour survivre. Les commerçants scandent à voix haute : « Assez de mensonges ! Assez de promesses ! » Dans les rues, étudiants et jeunes travailleurs marchent côte à côte, frappant le pavé avec détermination, brandissant leur colère comme un étendard.

À Lordegan, Kouhdasht et Azna, les scènes se répètent : les forces anti-émeutes avancent sous un nuage de gaz lacrymogène, des tirs retentissent sporadiquement, les habitants se barricadent. Certains jettent des pierres, d’autres filment avec leurs téléphones pour que le monde voie. La peur se mêle à la détermination. Un étudiant de Téhéran confie, la voix brisée : « Nous avons faim, nous avons peur, mais nous ne nous tairons plus ».

Les victimes sont déjà comptées. Des morts et de nombreux blessés dans plusieurs provinces, des familles en deuil, des hôpitaux saturés : la répression nourrit la rage. Chaque arrestation, chaque coup porté renforce la conviction que le régime ne pourra plus contenir l’aspiration du peuple à une vie digne.

Les autorités tentent des gestes symboliques : un nouveau gouverneur à la banque centrale, quelques promesses de réformes, mais la rue semble sourde à ces signaux. Les manifestants réclament plus qu’un correctif économique : justice et dignité. Ce qui se joue aujourd’hui dépasse le pouvoir d’achat : c’est une fracture profonde entre un régime incapable et une population consciente de ses droits.

Les slogans ne se limitent plus à l’économie. Ils s’attaquent au cœur du pouvoir, à l’autorité du guide suprême. Le mouvement traverse les générations et les classes sociales, hommes et femmes marchant ensemble. Chaque pancarte, chaque rideau baissé est un message clair : la patience a des limites.

Facteurs principaux aujourd’hui

L’inflation galopante, la chute du rial et le coût de la vie écrasent les familles. Mais la colère dépasse les chiffres : les manifestants dénoncent l’incapacité du régime à répondre aux besoins sociaux et à offrir des perspectives. Ce mélange de revendications économiques et de colère politique transforme la contestation en un véritable tremblement social et humain, traversant villes et villages, bazars et campus.

Dans les rues de Téhéran, les visages des manifestants racontent tout : l’inquiétude, la peur, mais aussi une détermination farouche. Chacun sait que les risques sont élevés : arrestations, blessures, parfois mort. Et pourtant, personne ne recule. Chaque pas dans le pavé est un cri, chaque rassemblement une affirmation : ce peuple ne veut plus être ignoré.

Aujourd’hui, la rue parle plus fort que les haut-parleurs officiels. Même sous la pression et la répression, la société iranienne entame une phase où le silence n’est plus possible. Les prochaines semaines diront si ce mouvement restera un cri économique ou s’il se transformera en un mouvement politique capable de redessiner le rapport entre le peuple et le pouvoir.

Mourad Benyahia 

Dans la même catégorie

Moscou diffuse une vidéo de l’attaque présumée contre le Kremlin, Kiev dément

La tension entre la Russie et l’Ukraine est toujours...

Suisse : des «dizaines de personnes» présumées mortes dans l’incendie d’un bar 

« Plusieurs dizaines de personnes » ont été tuées et blessées...

Marseille : à Saint-Louis, le feu comme avertissement

Marseille a commencé l’année 2026 dans l’odeur âcre de...

Yémen : état d’urgence décrété après des frappes saoudiennes  

Le Yémen a décrété mardi 30 décembre l’état d’urgence...

Dernières actualités

spot_img

1 COMMENTAIRE

  1. Les Iraniens vont vite etre MIS SOUS PROTECTION ONUsienne – No fly-zone. Vont-ils reprendre les renes d leur detin ou faire de l »autoStop vers la Mecca? S’ils ne retrouvent pas la Persie de leurs ailleux, ils finiront en Arabie – Comme les Syriens. Apres eux, ca sera le tour des Egyptiens, Egyptiens ou Arabes?
    Et inevitablement les Khortiens navigueront-ils vers l’Atlande ou feront-ils de l’auto-stop vers la Hirakie?

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici