9.9 C
Alger
AccueilPolitiqueJil Djadid : le Dr Lakhdar Amokrane élu président

Jil Djadid : le Dr Lakhdar Amokrane élu président

Date :

Dans la même catégorie

spot_imgspot_img
- Advertisement -

Le parti Jil Djadid a élu, ce week-end, le Dr Lakhdar Amokrane comme nouveau président de la formation, succédant au Dr Soufiane Djilali,  figure centrale et successeur de Nordine Boukrouh à la tête  du mouvement depuis plus d’une décennie.

Cette transition intervient à la suite de la décision de M. Djilali de ne pas briguer un nouveau mandat, invoquant sa volonté de « favoriser l’alternance » et de permettre « l’émergence de jeunes compétences » au sein du parti.

La désignation du Dr Amokrane, médecin de profession connue pour son engagement de longue date dans les structures internes de Jil Djadid dont il était le vice-président, s’inscrit dans un contexte marqué par la recherche de renouvellement des élites politiques et la nécessité, pour les partis, d’adapter leur fonctionnement à un paysage institutionnel en recomposition depuis 2019. Le parti, souvent perçu comme une formation prônant la rationalisation de la vie politique et la réforme de la gouvernance, entend ainsi projeter une image de continuité stratégique tout en opérant un renouvellement générationnel.

Si Soufiane Djilali reste une figure influente de Jil Djadid, ce passage de relais constitue un test pour la capacité du parti à consolider son organisation interne et à s’affirmer dans un environnement politique où la légitimité se construit de plus en plus sur la crédibilité des programmes, la capacité de mobilisation et l’ouverture à de nouveaux profils.

Le défi pour le Dr Amokrane sera de préserver l’équilibre entre la continuité doctrinale de Jil Djadid et la visibilité médiatique que Soufiane Djilali avait su conférer au parti, grâce à son charisme, à la fluidité de son discours et à sa forte capacité d’incarnation de son identité politique. 

L’autre défi pour le nouveau chef de file de Jil Djadid sera de sortir le parti de son carcan élitiste afin de renforcer sa présence sur la scène politique nationale, dans un contexte où l’ancrage public et la capacité d’incarnation demeurent déterminants pour l’influence des formations politiques.

La rédaction

Dans la même catégorie

Dernières actualités

spot_img

2 Commentaires

  1. Iben, moua, je ne sais même pas si c’est convenable de commenter une nécrologie qu’on nous vend, mine de rien, dans la rubrique « naissance ». Le Matin DZ nous sert Sofiane Djilali comme s’il avait soulevé les foules alors qu’il n’a, au mieux, réussi qu’à se constituer un cénacle de convaincus — souvent ses propres copains, parfois leurs cousins. Une zaouïa à effectif réduit, mais très disciplinée.
    Tellement courageux, ce commentaire, que j’ai dû demander à mon chat, Hmimiche, de le signer. On ne sait jamais : après tout, de nos jours, les chats sont mieux protégés que les opinions.

    Le sort de SD me rappelle celui de deux immenses « personnalités politiques » — vous savez, ces prophètes auxquels on attribuait un génie si puissant qu’il pouvait, paraît-il, déplacer les objets à distance. Leurs fidèles, dans leur ferveur, leur ont bâti une théologie qui survit encore aujourd’hui, malgré leur départ au ciel ou ailleurs. Leurs héritiers, eux, tournent encore autour du cadavre de leurs partis depuis des années, et s’acharnent à souffler dans le rectum de la bête morte pour la ranimer, comme si une marque politique, même foireuse, méritait d’être réchauffée éternellement au bain-marie de la nostalgie. Aujourd’hui, l’un trône , à la droite de Dieu , qui l’a rappelé à lui. Et l’autre a ouvert un fonds chez Gougeule, d’où il nous gratifie de ses bulles mi-fetwa mi-roqya pour hanter nos mémoires amnésiques. Sauf qu’à part Khalida, ceux-là n’ont pas voulu assumer leur ratage majestueux.

    J’ai lu le mea-culpa de SD : pathétique, presque attendrissant, comme un joueur de flûte qui regretterait de n’avoir jamais réussi à hypnotiser ne serait-ce qu’un seul rat. Il annonce son échec avec tant de gravité qu’on en serait tenté de le féliciter. Et puis, dans un élan d’élégance funèbre, il transmet son fiasco comme un trophée. Une transmission patrimoniale de l’insuccès, en quelque sorte.
    Il faut lui reconnaître un mérite : lui, au moins, n’avait pas l’avantage d’être de Kabylie — là où les « sauveurs » poussent comme les prophètes dans un terreau déjà fertilisé par une religion toute prête à les accueillir. SD, pauvre lui, croyait encore que le pays manquait d’intelligence, et que, pour le sauver, il suffisait d’épater la galerie. Il croyait que la politique était une question de charisme, de belle diction, de posture professorale. Il oubliait que la société, elle, traîne sa pesanteur, ses mœurs, et surtout ses anticorps : tout ce qui ressemble à un gourou est immédiatement détecté comme virus.

    Ses discours sont cohérents, oui. Mais il leur manquait la seule chose qui rend le discours audible — l’empathie. On ne parle pas à un peuple comme à des élèves dissipés. On ne construit pas une base militante en distribuant des corrigés de philosophie politique.

    Aujourd’hui, SD fait le constat lucide de ce que tout le monde voyait sauf lui : il n’a pas réussi. Le fonds n’a pas pris. La mayonnaise n’a jamais monté, même en battant plus fort. Mais comme beaucoup avant lui, il a développé le syndrome de Stockholm des chefs de parti : incapable de fermer la boutique, il la transmet à quelqu’un d’autre, comme un restaurant vide où on espère encore qu’un jour, par miracle, un client osera passer le seuil.

    La « transition » qu’on nous vend comme exemplaire n’est que la mise en scène d’un transfert de bail. Té ; je n’arrive pas à ouvrir ce bocal de cornichons, essaye donc , toi peut-être que tu arriveras. Peut-être que la société, cette fois-ci, acceptera qu’on la prenne de haut.

    Un transfert de looser à looser, pour ne pas faire rater une méthode qui n’a pas réussi. On ne change pas une équipe qui perd.

    Hmimiche de Guezgata.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici