24 avril 2024
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La chauve-souris, parabole du bien et du mal ?

REGARD

La chauve-souris, parabole du bien et du mal ?

De tous temps l’humanité a imaginé qu’il y avait deux alternatives pour expliquer les phénomènes. Une dichotomie qui qualifie deux écueils, les choses sont bonnes ou mauvaises.

Le déclinaison est infinie, comestible ou poison, dangereux ou pacifique, chaud ou froid, jour et nuit, etc.

Puis la pensée est venue et les civilisations ont commencé à concevoir un monde tout à fait complexe entre les deux bords.

Si la notion du bien et du mal est presque consubstantielle à l’émergence de la pensée, c’est la Bible qui l’a définitivement théorisée dans une doctrine qui a fondé les civilisations européennes depuis deux mille ans.

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Dans ce long parcours d’explication théologique s’est immiscé la philosophie dont pouvons rappeler Nietzsche pour aller au plus connu et rapide. 

Que vient donc faire cette pauvre chauve-souris dans ce débat ?

Tout simplement parce que les événements actuels nous ont fait resurgir un phénomène naturel connu par la science depuis de nombreuses années.

Le virus, tel que nous le connaissons récemment, a pour réservoir des animaux et, parmi ceux-là, celui qui représente presque la moitié des réserves, la chauve-souris.

La transmission à l’Homme ne pouvant être, selon nos connaissances actuelles, qu’indirecte (le chimpanzé pour Ebola, le Pangolin pour le Covid-19 etc., si cela se confirme définitivement).

En même temps que nous savons qu’il existe une forte densité de virus dans l’organisme de la chauve-souris, celle-ci possède un système d’anticorps exceptionnel.

C’est cela qui permet à l’animal d’être protégé de l’effet nocif d’une gigantesque concentration de virus qui nous terrasserait.

Ainsi, l’étude du mécanisme qui crée ces anticorps est l’un des objectifs les plus prometteurs pour l’humanité.

Le mal et le bien sont bien d’essence unique, s’exerçant dans la même racine nous rappelle la chauve-souris.

Que disaient d’autre l’humanité puis la philosophie sur la bivalence de l’Homme étant en même temps le bien et mal ?

Au final, c’est peut-être Batman qui sauvera le monde.

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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