28 janvier 2023
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La FAF et l’effondrement de Belmadi : le dénouement ou la tragédie !

 

Belmadi

Triste éprouvante et affligeante  cette image  du coach Belmadi effondré sur la pelouse du stade Tchaker de Blida. Injuste et cruelle pensèrent la plupart des spectateurs et supporters. Mais c’est cela le football répliquent certains. C’est ce qui fait sa beauté aussi !

Une fin digne d’une tragédie grecque pour cette équipe et son coach. Egaliser à deux minutes de la fin et gagner ainsi son ticket pour le mondial pour ensuite prendre un second but à quelques secondes de la fin des prolongations et rater ainsi sa qualification est presque imaginable. Et pourtant…

Quelle tristesse ! Quelle ironie du sort !

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C’est que cet homme est parvenu au bout de quatre années à tisser un lien fort entre lui et les Algériens. Certes sa personnalité prête parfois à confusion et son verbe est quelquefois tranchant. Mais Belmadi a ce quelque chose de puissant que n’avaient pas les derniers coachs de l’EN. Cette souveraineté dans la décision. Ce courage du verbe rarissime à ce niveau de responsabilité surtout quand on connaît le larbinisme qui règne dans les strates intermédiaires du sport mais aussi de la politique. En ces temps de disette nationale, de répression policière de grosses désillusions procurées par la confiscation des derniers espoirs du Hirak, Djamel Belmadi est le seul à procurer un peu de bonheur, aussi évanescent soit-il, aux Algériens. Belmadi les considère, leur parle et leur procure cette fierté que ceux qui nous dirigent d’une main de fer ne savent pas transmettre. Les Algériens le lui rendent bien. Ils lui ont même inventé le sobriquet de ministre du bonheur.

Il est respecté et aimé par les Algériens. Ils ont de la sympathie et de l’empathie pour lui ; ce qui gêne probablement certains en haut lieu. Ceux-là même qui sont honnis par le peuple. S’il se portait candidat aux élections présidentielles il aurait probablement beaucoup de chances d’être élu.

Pour en revenir à cette rencontre couperet sans rentrer dans les  détails techniques qui sont l’apanage des professionnels, et sans être un grand spécialiste tout un chacun a pu constater que l’arbitrage laissait à désirer et qu’il était loin d’être impartial.

L’arbitre gambien faisant usage du VAR selon son bon vouloir et usant de son sifflet un  tant soit peu sournoisement à l’avantage la plupart du temps des Camerounais.

Mais comment cela a-t-il pu se produire?  Se faire gauler à domicile dans un moment aussi crucial ?

Ou était la FAF, son bureau fédéral, son président ?

Qui est ce président d’abord ?  Qui est Charaf-Eddine Amara ? D’où vient-il ? Du secteur des phosphates ? Ou de celui du  tabac ?

Qui a pris la décision de mettre à la tête de la FAF un homme étranger au monde du ballon rond ? Qu’il soit identifié et qu’il l’assume aujourd’hui car l’heure est grave.

On  ne cesse de réclamer çà et là depuis 24 heures la tête du  président de la FAF. Qu’on s’en prenne également à celui qui le fit président. Car c’est là que réside tout le problème.  Qui prend ce genre de lourde décision dans un pays où le football est roi et qu’il est comme on dit l’opium du peuple.

Ce qui est certain c’est que l’arrivée de ce Monsieur à la tête de la FAF aura valu une élimination humiliante en coupe d’Afrique et une disqualification du mondial de Qatar. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne porte pas chance à l’équipe.

Djamel Belmadi s’est débattu comme il a pu. Il a été finalement victime de sa naïveté. Le travail de coulisses , celui de lobbying auprès des instances internationales n’ayant pas été sérieusement  pris en charge par l’équipe actuelle de la FAF comme cela se  faisait si bien du temps de Raouraoua et de Zetchi.

Il  est urgent désormais de faire le ménage. Le plus vite serait le mieux s’il y a quelque volonté en haut lieu de sauver le sport roi.

Sofiane Ayache

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