26 septembre 2022
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La source anonyme de l’agence Reuters et la stratégie de Sonatrach (I)  

POLEMIQUE

La source anonyme de l’agence Reuters et la stratégie de Sonatrach (I)  

Ce n’est pas la première fois que l’agence Reuters cite des sources anonymes pour justifier ses Fake-news à propos de l’Algérie. Sonatrach est souvent son terrain de chasse.

Lorsqu’il s’agit du secteur des hydrocarbures et notamment de Sonatrach, cette agence n’a jamais manqué l’occasion  pour servir les intérêts de certains partis qui tentent de brouiller la stratégie du mastodonte en la réorientant de ses objectifs originels. On se rappelle son soutien par faire les éloges de Chakib Khelil en le présentant comme « un messie » lors des débats sur la loi des hydrocarbures de 2001  à 2005. 

Rappelons aussi ses informations très anciennes sur des prétendus pourparlers autour d’une livraison du gaz algérien aux Italiens au détriment des sociétés françaises pour mettre de l’huile  sur le feu dans la relation franco- algérienne déjà très tendue à l’époque de Sarkozy suite au refus de la communauté européenne de permettre à Sonatrach de commercialiser son gaz directement en  Europe en créant sa propre filiale commerciale. 

Dans un passé très récent, Abelmoumène Ould Kaddour lui donne la primeur et la fraîcheur des informations sur tout ce qui concerne la stratégie de l’entreprise Sonatrach dont il venait d’avoir la charge : D’abord l’acquisition officielle de la raffinerie d’Augusta italienne, le retour imminent d’ExxonMobil, la création d’une joint venture avec Chevron, la vente de l’ensemble des actifs d’Anadarko à Chevron et enfin l’histoire de la surenchère d’Occidental Petroleum  pour la même opération. 

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On comprend aisément  sans aller très loin dans les analyses et les spéculations que Bloomberg et Reuters servent un lobbying dont le chef de fil est Chakib Khelil dont on connaît les intentions et l’influence sur le secteur de l’énergie sur lequel il disposait des pleins pouvoirs qui lui ont été octroyés par son ami Abdelaziz Bouteflika. La preuve ? Le coup de grâce au Haut conseil de l’énergie (HCE) qui n’avait  pas siégé depuis 1995 pour des raisons qui ont obligé Liamine Zeroual d’anticiper son départ à cause de sa vision de ce secteur. Il est le seul sur conseil du feu Abdelhak Benhamouda, qui ont compris les enjeux cachés de la restructuration organique et financière de Sonatrach début des années 80 dont l’objectif est de l’affaiblir par une déstructuration de son processus intégré. Ils l’ont donc doté d’un statut de groupe puissant avec toutes ses filiales parapétrolières en rendant l’ensemble de ses actions propriété de l’Etat en plus de son verrouillages à toute convoitise par la règle des « I » insaisissable, inaliénable et surtout incessible. 

Depuis le départ d’Ould Kaddour et la crise politique que connaît le pays, ses lobbies sont revenus à la charge pour enfoncer le clou par une tentative de manipulation de l’opinion publique en diffusant les signes d’un certain marasme dans cette entreprises pourquoi ? Parce que, dit-on  rien ne se passe actuellement, tout est en stand-by à part la production qui cours toujours.

1- Revenons d’abord sur cette offre des compétences d’Ould Kaddour aux Qataris

Il faut signaler d’emblée que ce cadre après ses déboires dans l’affaire Brown and Root  Indistrial Services, a rejoint les équipes du Moyen-Orient dont les Emirats Arabes Unis et y est resté en contact avec les cabinets très actifs au Qatar. Certaines langues se délient pour imputer sa nomination à la tête de Sonatrach à l’axe extraconstitutionnelle Chakib Khelil – Saïd Bouteflika dont tous les Algériens connaissent aujourd’hui les desseins sur les recommandations du Qatar qui ne rate jamais l’occasion d’affaiblir Sonatrach pour d’abord la concurrencer dans le domaine de la vente du gaz en Europe à travers la France, terrain de chasse favori des Algériens, ensuite il a tenté à plusieurs reprises du temps de Chakib Khelil avec sa complicité bien entendu de s’emparer du circuit de commercialisation des produits pétroliers en rentrant dans le capital  de Naftal. 

Plus tard, Ould Kaddour en poste devait favoriser pour cela plusieurs cabinets dans le domaine de la sous-traitance, pourtant disponible au niveau national.  On apprend désormais à la base que le système de l’organisation des différentes spécialités pratiquées en Activité, filières et postes a été confié à un cabinet étranger évoqué vaguement sous le sigle GMC, ce qui donne sur internet Global Managing Consultants, un groupe basé à Dubaï, mais très actif au Qatar. 

Il s’est appuyé sur une approche de l’International Human Ressources Development Corporation IHRDC, lit-on, pour proposer 21 filières dont les ressources humaines constituent le fourre-tout. 

Pour l’élaboration de la loi sur les hydrocarbures par exemple si l’on croit le responsable qui en a la charge (01), les cabinets étrangers sollicités  au nombre de trois Curtis, Hartree Parner et McKinsey n’ont fait que mener un diagnostic, et établir les références par Benchmark qui va aider à l’élaboration de la loi. En termes simples, le plus important est fait par les Algériens pour la plupart retraités et il cite  Nordine Aït  Laoussine, Youcef Yousfi, Abdelmadjid Attar, Nazim Zouiouèche, Noureddine Cherouati et Saïd Sahnoun.

La proposition des trois types de contrat, ce qui est essentiel dans un code minier, ce sont les Algériens qui en avaient l’idée. Le Qatar aujourd’hui s’est invité dans le débat de la crise algérienne en octroyant des visas aux personnalités politiques pour la débattre dans sa chaîne propagandiste El Jazira  (02).

Son objectif est sans aucun doute de discréditer le limogeage d’Ould Kaddour en le recyclant chez eux pour faire tromper l’opinion publique en présentant ce cadre algérien comme une compétence que l’Algérie aurait perdu à travers une mauvaise décision de son limogeage. 

Les experts algériens ont toujours mis en exergue la fuite des vrais cerveaux vers le Qatar des compétences algériennes formées à la sueur des citoyens à l’étranger comme c’est le cas justement d‘Ould Kaddour pour profiter de leur expertise dans surtout le domaine de liquéfaction du gaz naturel.

L’Algérie est pionnière dans ce domaine pour avoir construit la première unité de liquéfaction du gaz naturel en monde en 1964 à Arzew, Camel. Elle maitrise les 4 procédés de liquéfaction, même les Russes ont voulu profiter de cette expertise par la création des joints venture. Mais le Qatar les a pompés en offrant des salaires que Sonatrach ne pouvait se le permettre pour monter son mégaprojet Ras Laffan qui reste majoritairement exploité par des cadres algériens A suivre                                                              

Rabah Reghis    

NB : Dans la deuxième partie, on montrera preuves à l’appui que  les propos publiés par l’Agence Reuters le 27/08/2019 et reprise par TSA et El Watan n’ont aucun fondement notamment on cite « le gèle de toutes les activités à Sonatrach à cause du Hirak à l’exception de la production qui cours toujours »    

Renvois    

  1.  http://www.aps.dz/economie/86807-nouvelle-loi-sur-les-hydrocarbures-trois-types-de-contrats-petroliers-retenus                 

Auteur
Rabah Reghis

 




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