5 octobre 2022
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L’Algérie officielle attaque violemment Amnesty International !

Le gouvernement l’accuse d’avoir cautionné les actions de groupes terroristes

L’Algérie officielle attaque violemment Amnesty International !

Le Gouvernement algérien a déploré le fait que la partie réservée à l’Algérie dans le rapport annuel 2017 d’Amnesty International (AI), n’ait pu, encore une fois, porter « un regard objectif » sur la réalité de la situation des droits de l’Homme dans le pays, a indiqué dimanche dans une déclaration le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, rapporte l’APS.

« Le Gouvernement algérien a pris connaissance avec étonnement du contenu du rapport annuel 2017 de l’ONG Amnesty International sur la situation des droits de l’Homme dans le monde, présenté par sa section en Algérie, lors d’une conférence de presse à Alger, le jeudi 22 février 2018 », a  affirmé M. Benali Chérif, ajoutant que « le Gouvernement tient à déplorer le fait que dans son chapitre consacré à l’Algérie, ce rapport n’ait pu, encore une fois, porter un regard objectif sur la réalité de la situation des droits de l’Homme » dans le pays.

Pour le même responsable, « les contrevérités et autres allégations infondées mentionnées dans ce rapport ne font regrettablement que reproduire mécaniquement des stéréotypes désuets, d’appréciations partiales et de conclusions simplistes ».

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M. Benali Cherif a estimé, à cet égard, que « les allégations se rapportant à l’exercice des droits de liberté d’expression et de réunion, de la liberté d’association, de la liberté de religion et de conviction ou encore des droits des réfugiés, des migrants et des travailleurs s’inscrivent en droite ligne des errements auxquels nous a malheureusement habitués AI, errements qui disqualifient irrémédiablement ce rapport dont le manque de cohérence, résultat de l’amateurisme tout autant que des préoccupations médiatiques immédiates d’AI, est foncièrement évident ».

« Aussi, est-il tout aussi malheureux que regrettable, a relevé le porte-parole du MAE, de constater que la problématique sensible des droits de l’Homme fait les frais d’une approche et d’une pratique douteuses de la part de cette Organisation qui ne jouit nullement de l’autorité morale nécessaire à cette fin tant elle a, dans un passé récent, cautionné, en Algérie, les actions de groupes terroristes qu’elle qualifiait d’opposition armée ».

Hier encore, l’APS se félicitait du rapport d’Amnesty international

Pourtant, hier, le 24 février, l’APS se félicitait du rapport d’Amnesty international, qui selon l’organe de presse officiel, mentionnait des avancées en matière de droits de l’homme en Algérie.  » Concernant la loi sur les mouvements associatifs, la directrice d’Amnesty Algérie s’est félicitée de la demande du ministre de l’Intérieur qui avait au début du mois de février, soumis une requête afin d’assouplir les conditions de création d’associations et de réduire le nombre de papiers ainsi que de membres fondateurs, et « cela se reflète dans la facilitation par les administrations dans l’obtention des papiers », rapportait l’APS, qui apparemment n’avait pas encore pris connaissance du rapport plus qu’accablant d’AI.

Le rapport accablant d’Amnesty international reflète la réalité

Pour rappel, AI a, dans son dernier rapport, datant du 22 février, accablé les autorités algériennes.  » En 2017, les autorités ont emprisonné arbitrairement des manifestants pacifiques, des défenseurs des droits humains, des militants et des journalistes. Les associations ont continué d’être confrontées à des restrictions injustifiées, et la législation limitant le droit de former des syndicats est restée en vigueur. Des membres de la minorité religieuse musulmane ahmadie ont été injustement poursuivis en justice. L’impunité pour les atteintes aux droits humains commises par le passé est restée la norme. Les autorités ont procédé à des expulsions massives de migrants. Les tribunaux ont prononcé des condamnations à mort ; aucune exécution n’a eu lieu. », rapportait Amnesty International.

Auteur
Yacine . K

 




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