12 août 2022
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L’as de pique ne piquera plus

Bouteflika démissionne

L’as de pique ne piquera plus

C’est désormais officiel : Abdelaziz Bouteflika n’est plus le chef de l’État. Vingt ans de règne machiavélique partis en fumée. C’est une dépêche de la très officielle APS qui l’annonce ce mardi 2 avril. Comme une revanche. Cette agence étatique  qui, des années durant, a servi le clan présidentiel sans rechigner et même, souvent avec un excès de zèle. Mais ce n’est pas le temps encore de solder les comptes.

Il aura fallu donc, l’intervention orageuse de l’armée, pour que les « forces non constitutionnelles », acceptent enfin de lâcher du lest, et d’annoncer le départ de leur parapluie de président. Et même si toute cette histoire sent la mauvaise bouillabaisse, et le poisson pourri, on ne peut, dans l’état actuel des choses, que se réjouir de cette première victoire du peuple.

On aurait voulu que l’armée reste en dehors de toute cette histoire, et qu’elle se contente d’assumer ses prérogatives républicaines, mais, dans le contexte actuel et surtout, à cause de l’entêtement du président et de son entourage, à vouloir, comme à l’accoutumée, gagner encore et toujours du temps, cette intervention peut être salutaire. Néanmoins, cette intervention ne doit nullement être saluée, ni dans la sa forme, ni dans son fond, car les acteurs qui ont poussé à ce putsch (car c’en est un), sont les mêmes qui ont  servi avec ardeur, durant ses temps forts, le même Bouteflika.

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Gaïd Salah, ne peut s’ériger maintenant en solution ou en  sauveur de la nation. Il fait partie du problème, et pour beaucoup, son départ n’est pas négociable, tout comme celui des autres hommes d’appareil. Une liste doit à cet effet être publier, des personnes, dont on exigera non seulement le départ, mais aussi, de rendre des comptes devant le peuple et la justice libre de cette nouvelle Algérie.

Une liste où l’as de pique serait incontestablement Abdelaziz Bouteflika. Libre à nous de choisir les rois, les reines et les autres valets à épingler.

Ce qui est sûr, est que le départ de Bouteflika n’est que le début d’une lutte contre ce qu’a semé son régime mafieux en graines du mal, en poison et en bombes à retardement. Il faut désamorcer le pays, le cultiver, le faire fleurir pour que les générations futures puissent vivre enfin le rêve de l’indépendance.

Première victoire, mais très peu significative si elle n’aboutit pas à l’éclatement de tout le système et le jugement de ses apparatchiks et de leurs progéniture, repus des biens mal acquis de l’Algérie de papa.

Hebib Khalil

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Hebib Khalil

 




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