3 octobre 2022
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Le pouvoir d’achat des Algériens laminé par l’inflation

Dans une étude de la CGATA

Le pouvoir d’achat des Algériens laminé par l’inflation

Les salaires n’ont pas connu d’augmentation depuis 2012, date à laquelle le gouvernement algérien avait décidé d’octroyer des augmentations  dans le but de faire barrage au « Printemps arabe ».

Durant cet intermède d’environ huit années, les prix à la consommation, eux, n’ont en revanche pas cessé d’augmenter. 

Le différentiel entre les salaires et les prix est aujourd’hui si grand qu’il a laminé le pouvoir d’achat des Algériens des classes moyennes. En 2010 une famille de cinq personnes parvenait à vivre avec un salaire moyen de 36700 dinars.

Tenez-vous bien depuis janvier 2018 il en faut désormais 45000 dinars, selon les estimations conjointes de l’UGTA, du CNES et du SNAPAP.

Selon les chiffres rendus publics par le ministère du Commerce, le taux d’inflation a en effet commencé à déraper dès août 2016 date à laquelle les prix du pétrole ont subi un très fort déclin. L’inflation a fait un premier bon à 5,8%, puis un second à 7%, à la fin de l’année 2017.

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Dans son étude comparative, la Confédération générale autonome des travailleurs algériens (CGATA) donne des chiffres assez éclairants sur l’érosion du pouvoir d’achat des ménages algériens.

Exemple ? Si l’on compare le SMIG et le salaire moyen de 2012 par rapport à l’euro et qui étaient respectivement de 18 000 DA et 35 000 DA et qui n’ont pas connus depuis une augmentation, on notera que les valeurs réelles du salaire moyen ont diminué en 2018 de 11 782 DA et le SMIG de 6 059 DA par rapport à l’année 2012.

A cela, il faudrait ajouter la politique d’austérité appliquée par le gouvernement, ce que explique la flambée des prix des produits due aux dévaluations de la monnaie nationale et sa faiblesse face au dollar et à l’euro. Cette situation a mené à l’érosion et l’anéantissement du pouvoir d’achat à un point jamais atteint depuis l’indépendance, ce qui a fait basculer des millions d’Algériens y compris des couches moyennes dans la précarité.

Subvenir aux besoins élémentaires d’une petite famille formée de cinq personnes est désormais est désormais une bataille presque perdue pour de nombreux pères de familles. Entre flambée des prix alimentaires fruits et légumes, viandes, légumes secs…, des soins, habillement, scolarité, électroménager, transport, carburant, fête religieuse, il devient pratiquement impossible pour un salarié de boucler ses fins de mois. 

« Un salaire moyen ne suffit plus à satisfaire les besoins essentiels d’une petite famille. Il faut pas moins de 76.276 dinars à un père de famille pour subvenir au strict minimum et vivre dignement », calcule la CGATA. Cette organisation plaide pour une meilleure transparence des prix et des salaires.

Auteur
Khaled Ouragh 

 




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