4 décembre 2022
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Le pouvoir gagné par la paranoïa

Il n’y a aucune autre explication à la fureur que déversent ceux qui dirigent l’Algérie sur le peuple. La paranoïa a gagné tous les étages du pouvoir. Assuré du monopole de sa violence, le pouvoir que représente Abdelmadjid Tebboune fait de la traque quotidienne des Algériens sa matrice de gouvernance.

Réconforté par la perspective de l’organisation de son sommet de la Ligue arabe, le pouvoir redouble de férocité. Rien ne semble le répugner : les condamnations à la pelle de jeunes innocents, les arrestations quotidiennes, la mainmise totale sur les productions des médias publics, comme privés, les interdictions de toute activité politique à l’opposition, …

Comment expliquer que la justice algérienne puisse condamner un journaliste à 10 ans de prison, comme vient de l’être Abdou Semmar ? Comme un juge ose-t-il requérir 10 ans de prison contre le journaliste Mohamed Mouloudj en détention provisoire depuis un an ? Comment admettre que des citoyens pacifiques soient traînés dans la boue, accusés de terrorisme, sans la moindre élément de preuve ? Ce sont là quelques interrogations qui affleurent de la nouvelle Algérie dont s’enorgueillissent Tebboune et ses relais. Il y a de quoi !

Le Hirak maté, les millions d’Algériens qui contestaient le pouvoir en place réduits au silence, ses activistes les plus irréductibles traqués, embastillés, lestés d’accusations les plus invraisemblables, toute la société est mise sous cloche… la donne a décidément changé en faveur de l’équipe en place. Tebboune prend ses aises. A 77 ans, il prépare un deuxième mandat. Rien a priori ne le lui interdit, les apprentis sorciers feront parler les chiffres quand l’élection arrivera.

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La question de la conjoncture internationale, avec la crise énergétique notamment, est également du pain béni pour Tebboune and Co. Les démocraties occidentales, craignant pour leur approvisionnement énergétique, ferment les yeux sur les violations des libertés dans le pays. Ils sont dans leur rôle où le cynisme n’est jamais loin. Nos dirigeants y trouvent leurs comptes.

Mais comme l’histoire est pleine de surprise seul un grain de sable pourrait tout faire dérailler. La leçon Bouteflika sorti du palais d’El Mouradia en pyjama ne semble pas avoir été retenu par son ancien premier, Abdelmadjid Tebboune.

Yacine K.

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3 Commentaires

  1. Leur seul vrai ennemi est le peuple, ce peuple qui les dérange dans tous les domaines de leur « vie » quotidienne. Leur seul « travail pour le pays » est l’utilisation sans compter de la rente pour acheter leur publicité et leur légitimité au plus offrant sur les marchés internationaux. Du gaz gratuit aux contrats khortis de montage de voitures, c’est le souk, le bazar de « Ayyaw l’hout ». Un peuple qui les a remis et continue a les remettre en cause, qui en a marre d’un système sénil, incompétent, maffieux et clanique depuis 1962 n’est pas un peuple. Voila pourquoi leur seul ennemi a abattre est tout ce qui fait parti du peuple. Toute « leur intelligence » et toutes les ressouces du pays sont utilisées pour combattre sans relache le peuple, le conditionner et le désorienter. Tous leurs efforts sont dirigés contre cet ennemi historique. La seule possibilité pour se faire accepter est de devenir servil et programmé pour se mettre a quatre pattes devant eux car appremment ils sont des dieux. En termes clairs: Un peuple qui rejette l’idôlatrie et l’esclavage n’est pas un peuple.

  2. Une justice spectacle dont la seule compétence consiste à parler des deux côtés de la bouche. Sinon comment expliquer que pour les mêmes affaires des soi-disant procureurs qui réclament, toute honte goulument ingurgitée et toute dignité chue, des peines de prison à la pelle de pas moins de 10 à 15 ans ferme et des juges qui ne retiennent que 2 ans dont 1 avec sursis. La distance qui sépare les deux sanctions pour le même, soi-disant, délit, démontre on ne peut mieux l’état de déliquescence de la justice algérienne et sa servilité crasse aux détenteurs de pouvoir du moment. Exit le droit et place au 87-Bis brandi en guise d’épée de Damocles sur la tête de tous ceux et celles qui osent sortir du rang. Pour tuer son chien on dit qu’il a rage. Pour embastiller les Algériens le pouvoir en place leur colle, sans la moindre preuve, l’étiquette de terroristes galvaudée jusqu’à l’usure. Comment oser parler de justice quand son ministre et Garde des sceaux himself déclare publiquement qu’il n’y a pas de justice dans cette soi-disant Nouvelle Algérie. On patauge dans l’irrationnel et l’immoral en toute connaissance de cause mais qu’importe. Quand on se réclame Qawa dhariba, on ne peut s’empêcher de frapper, encore frapper, toujours frapper son peuple, s’il le faut, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
    PS. En ce qui concerne Abdou Semar, il m’a semblé avoir lu ailleurs qu’il a été condamné à la peine capitale?????? La goutte qui fait déborder LA VASE, littéralement!

  3. Il n’y a que le peuple qui peut renverser la situation
    Juste une petite grève totale d’une semaine mais à 100% d’assiduité
    Je doute fortement que cela va avoir lieu car j’ai écrit PEUPLE et non pas populace

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