1 octobre 2022
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Le vent souffle le changement !

« Quand un gouvernement se trompe, il n’a qu’une seule solution persévérer dans l’erreur » André Frossard

La génération de novembre 1954 a libéré le territoire de l’occupation étrangère par la lutte armée. Aujourd’hui, elle est au crépuscule de sa vie.

A présent, la jeunesse s’est libérée des clivages du passé pour se tourner vers l’avenir qu’elle voudrait radieux. Elle a appris sur les bancs de l’école qu’un certain général De Gaulle avait clamé du haut du palais de gouvernement  ce fameux qui retentis à nos jours « Je vous ai compris » et il a poursuivi « je sais … l’indépendance c’est l’indépendance ».

Pour les gens d’esprit, les discours les plus courts sont toujours les plus longs. La jeunesse algérienne ne croit pas au père Noël. Elle n’a pas connu la France coloniale, la guerre civile des années 1990, la corruption généralisée des années 2000. Elle sait que c’est dans et par l’idéologie de l’intérêt général que se réalise le consensus nécessaire au maintien du tissu social dans le monde moderne.

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Elle a eu le loisir de constater que cette élite dirigeante au pouvoir depuis soixante ans n’a pas apporté le bien-être pour tous, ni fourni les éléments constitutifs de l’identité algérienne. Le sort de l’Algérie est indexé au cours du baril de pétrole sur le marché.

En période de vaches maigres, les élections conduisent à des fraudes massives, voire à une guerre civile avec ses milliers de morts et de disparus et en période de vaches grasses à une présidence à vie au prix de mille milliards de pétrodollars.

Le conflit dans les pays sud-méditerranéens est entre les poussées modernistes sociétales des gouvernés et les freins conservateurs des gouvernants.

Les régimes politiques des pays dits musulmans ou arabes sont confrontés à deux problèmes majeurs : l’impossibilité de comprimer les dépenses publiques sans perdre leur légitimité et l’incapacité de répondre positivement aux cris de révolte de leurs jeunesses les mettant devant leurs responsabilités car Il ne s’agit plus de changer de pansement mais de penser le changement. Ce n’est plus l’affaire d’un infirmier, cela relève de la responsabilité d’un médecin.

Les gens d’esprit débattent des programmes, les gens ordinaires des choses, les êtres inférieurs discutent des personnes  L’actualité des faits. Des faits qui font froid au dos. Des enfants se noient en haute mer, des enfants meurent calcinés dans les feux de forêt, des jeunes filles se jettent du haut des passerelles piétonnières; cela n’interpelle personne.

Ni les hommes de science, ni les gens de lettres, ni les gens de religion, ni les gens ordinaires. Sommes-nous des monstres ou des êtres humains ? Le pétrole nous énivre, le gaz nous pollue, l’argent facile nous aveugle.

Dr A. Boumezrag

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