23 juillet 2024
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Nouveau Front populaire : rififi pour les investitures à la LFI

En France, à peine quelques heures après l’annonce du programme du Nouveau Front populaire des gauches censé contrer l’extrême droite pour les législatives anticipées, les investitures créent de sacrés remous au sein de La France Insoumise (LFI), le parti le mieux loti en circonscriptions avec plus 200 sur 577.

Si Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales est investi, les « frondeurs » Alexis Corbière et Raquel Garrido, qui se sont montrés critiques du fonctionnement du parti, eux, ne reçoivent pas l’investiture.

À les lire sur les réseaux sociaux, ils ne s’y attendaient pas. Le député sortant de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, dénonce les travaux d’une obscure commission électorale. Il se dit victime d’une punition pour avoir fait entendre ses critiques au sein du parti et accuse Jean-Luc Mélenchon de « régler ses comptes ».

Alexis Corbière assure vouloir se présenter quand même le 30 juin, tout comme sa compagne Raquel Garrido, elle aussi élue sortante de région parisienne.

Ce n’est pas la première fois qu’elle tacle ouvertement le leader insoumis. En fin d’année dernière, elle avait été mise en retrait du groupe LFI à l’Assemblée nationale pour avoir dénoncé le comportement nuisible de Jean-Luc Mélenchon, en particulier au moment de l’affaire Quatennens, lorsque le leader insoumis avait défendu le député du Nord, coupable d’avoir giflé son épouse.

Adrien Quatennens obtient l’investiture. Et ça ne manque pas de gêner très sérieusement des figures du mouvement, elles aussi investies. François Ruffin, possible candidat à Matignon, dénonce la bêtise et le sectarisme de la commission d’investiture.

Cette nouvelle polémique a fait réagir François Ruffin : « En quatre jours, il y avait un programme, avec des centaines de milliers de gens qui signaient pour dire “arrêtez vos conneries, soyez unis”. Voilà qu’en 24 heures, on revient aux rancœurs ».

Il ajoute sur sa lancée : « Ce n’est pas à la hauteur, et il faut bien qu’on prenne conscience, nous les dirigeants politiques, que le Front populaire, ce n’est pas nous. Le Front populaire aujourd’hui c’est presque plus Léna Situation ou Squeezie. Le Front populaire ce sont les gens qui sont derrière moi, ce sont des gens qui travaillent et n’ont qu’une aspiration : c’est de bien pouvoir vivre de leur travail et pas en survivre. Ce sont des gens qui sont soucieux de justice sociale et qui disent que les petits doivent payer petit, et les gros doivent payer gros. »

Avec RFI

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