Ils n’ont pas parlé quand le peuple allait payer. Ce mutisme n’est ni une erreur ni une prudence. C’est une trahison.
Ils ne se sont pas trompés.
Ils n’ont pas hésité.
Ils n’ont pas été dépassés.
Ils ont trahi.
Trahi une mission simple, écrite noir sur blanc, comprise par n’importe quel citoyen, même loin des arcanes juridiques. Une seule phrase, qui devrait brûler les lèvres de celui qui siège.
Défendre le peuple.
Défendre ses conditions de vie. Défendre le pain, le transport, la survie quotidienne. Tout le reste n’est que décor.
Or quand une Assemblée laisse passer, sans un mot, sans une alerte, une mesure qui programme l’appauvrissement généralisé, elle cesse d’être une institution. Elle devient un rouage. Le silence n’est pas une prudence. C’est une signature.
La hausse des carburants n’était pas un détail technique. C’était une bombe sociale annoncée. Tout député sait ce que cela déclenche dans un pays où tout circule par la route, où les prix ne redescendent jamais, où le salaire tient déjà comme une bougie dans le vent. Se taire face à cela, ce n’est pas ignorer. C’est consentir. C’est accepter que le citoyen paie pendant que l’élu encaisse.
Qu’ils épargnent au pays l’excuse de la contrainte. Ils n’ont pas été bâillonnés. Ils n’ont pas été empêchés de parler. Ils ont choisi de se taire. Par confort. Par calcul. Par fidélité non pas aux électeurs, mais au système qui les a placés là. Leur mandat n’est plus un contrat avec le peuple. C’est une assurance-vie politique.
Qu’on cesse donc de parler d’incompétence. L’incompétence est une erreur. Ici, c’est un renoncement. Une abdication consciente. Une trahison froide. On ne trahit pas seulement par des gestes spectaculaires. On trahit aussi par l’absence, par la neutralité feinte, par le mutisme organisé quand le peuple encaisse le choc.
Ils se sont montrés vifs, en revanche, quand il s’agissait de lois symboles. Bruyantes. Identitaires. Faciles à vendre. Des textes qui ne remplissent aucun panier, ne paient aucun transport, ne protègent aucun salaire. Là, l’Assemblée s’est soudain trouvée une voix, une énergie, une urgence. Preuve que le problème n’est pas l’impuissance. C’est le choix des combats. Et ce choix révèle tout.
Défendre le peuple demande du courage. Défendre des symboles demande surtout de la mise en scène.
Le plus grave est que cette trahison est surpayée. Des députés rémunérés plusieurs fois le salaire minimum, logés, indemnisés, protégés, qui détournent le regard pendant que le pays s’appauvrit, ne peuvent plus prétendre représenter qui que ce soit. Ils représentent leurs privilèges. Leur reconduction. Leur confort.
Et quand la presse se tait à son tour, quand elle refuse de nommer la faute, quand elle se contente de relayer sans analyser, elle devient l’écho amorti de cette trahison. Silence politique et silence médiatique forment un étau. Le citoyen est pris dedans. Il paie, et on lui explique que tout va bien.
Cette Assemblée est illégitime non seulement par ses chiffres ridicules de participation, mais par son comportement. Un élu qui n’agit pas pour ceux qu’il prétend représenter perd toute légitimité morale, même s’il a été “élu” selon les formes. Quand des sièges sont obtenus avec quelques dizaines de voix, dans un océan d’abstention, on ne parle plus de représentation. On parle d’usurpation douce.
Refuser de voter pour ces partis, refuser de leur offrir une nouvelle fois le décor de la démocratie, n’est pas un retrait. C’est un acte d’accusation. C’est refuser de confondre trahison et responsabilité. C’est refuser de décorer le silence. C’est refuser de fournir la caution populaire à un système qui abandonne le peuple au moment même où il devrait le défendre.
Ils avaient un engagement.
Ils avaient un mandat.
Ils avaient une obligation morale.
Ils ont choisi le silence.
Le silence contre le peuple.
Le silence pour eux-mêmes.
Cela porte un nom. Et ce nom n’est ni stabilité, ni réalisme, ni responsabilité.
C’est trahison.
Zaim Gharnati


La presse a une immense responsabilité dans le naufrage du pays et dans sa dislocation annoncée. Il y a un an encore, quand Tebboune disait n’importe quoi dans ses discours, la presse retro pedalait à sa place : « euh non, ce n’est pas ce qu’il a voulu dire, la phrase a été enlevé de son contexte, les journalistes ont mal compris… On a même eu le redacteur en chef de l’expression qui a du s’excuser publiquement d’avoir « mal compris » ce que Tebboun avait voulu dire… ». Aujourd’hui, la presse ne corrige plus les folles déclarations de Tebboune, elle se contente de censurer les énormités que Tebboune balance dans ses discours… La presse aux ordres qui censure son Président. C’est dire que les journalistes et les patrons de presse savent parfaitement que Tebboune n’a plus sa tête… Mais ils continuent de faire comme si… Le pays est au bord de la dislocation mais les patrons de presse continuent de défendre leurs revenus (en monnaie de singe), leur part de publicité, leurs petits salaires… La presse publique et privée a une immense responsabilité. Tous ces journalistes, tous ces patrons de presse ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Ils ont trahi le pays et le peuple. C’est un crime de ne pas réagir devant un Roi fou qui méne le pays à sa perte.
Mister ZG are you serious ???? UN TRAITRE N’A PAS VOCATION A LE DEVENIR … SINON A FAIRE DE LA TRAHISON UN MÉTIER (KHOUBZA) EST C’EST LE CAS PRECISEMENT depuis le duo boukharouba/benbella…à NOS JOURS
CQFD
Pour moi, cette politique économique des bouts de chandelles, qui consiste à gratter le moindre dinar, en reprenant le peu qu’on laisse au peuple, n’augure rien de bon. Elle signifie que les ciasses sont vides ou sont sur le point de l’être. Cette signifie est le signe que la faillite est proche. Or, Dieu sait que les Algériens ne bougent que quand leur panse gargouille, et jamais pour autre chose que le ventre. Donc l’espoir est permis. Bientôt les pansent gargouilleront et les cris fuseront… les cris de colère des affamés, qui emporteront, je l’espère, le régime du képi.
« Ils avaient un engagement ». Envers ceux qui les ont désignés via des élections truquées et jamais envers le peuple qu’ils sont zâama censés représenter et qu’ils n’ont jamais représentés.
« Ils avaient un mandat ». Octroyé par le système qu’ils servent aveuglément et non par le peuple.
« Ils avaient une obligation morale ». La moralité? C’est quoi ce machin? Quant à une quelconque obligation, la plèbe peut toujours rêver. République algérienne démocratique et populaire. Quelle farce! Et le peuple algérien continue d’en être le dindon.