14 avril 2024
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Poutine, cette menace venue du froid !

Poutine

La plupart des guerres ont pour origine la folie meurtrière de dirigeants en mal de grandeur, mus par l’obsession grotesque d’inscrire leur nom dans l’histoire des hommes.

En octobre 2015, le très sérieux journal The New York Times avait demandé à ses lecteurs s’ils étaient prêts à tuer un Hitler en bas âge. 42% d’entre eux se disaient prêts accomplir ce geste pour changer le cours de l’histoire. 

Hitler était atteint de folie chronique. Pas de doute là dessus ! Poutine n’est pas moins dérangé que le führer ! Il a démontré un comportement de dictateur tueur tout au long de ses vingt ans de règne sur la Russie n’hésitant pas si nécessaire à utiliser un langage de rue pour montrer sa détermination.

Tout récemment, au mois de mai 2021, il avait menacé tout le monde avec une terminologie des plus explicites avertissant qu’il « casserait les dents » de ceux qui s’en prendraient à la Russie. « Tout le monde veut nous mordre ou nous arracher quelque chose. Mais ils doivent savoir, ceux qui tenteraient de faire cela, que nous leur casserons à tous les dents, pour qu’ils ne puissent plus mordre », avait-t-il déclaré lors d’une réunion avec des organisations patriotiques.

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Lors de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy en 2007, Poutine l’avait menacé en termes clairs « si tu continues à me parler sur ce ton, je t’écrase« . On se souvient de l’air groggy du président français à l’issue de son entretien avec son homologue russe. Il y a quelques jours, il menaçait d’utiliser son armement nucléaire si d’aventure un pays l’empêchait de conquérir l’Ukraine.  

Ces deux anecdotes suffisent à démontrer l’instabilité d’un homme qui n’a rien à envier à Hitler en termes de jusqu’au-boutisme. 

Il serait intéressant d’effectuer un sondage comme celui du New York Times concernant Poutine. Il ne serait pas étonnant qu’à une question du style « êtes-vous prêt à éliminer Poutine, physiquement ? », l’écrasante majorité des habitants de la planète répondrait par l’affirmative, y compris parmi la population russe.

Dans le même ordre d’idées, le sénateur américain Lindsey Graham, proche de Donald Trump, a appelé à assassiner le président Vladimir Poutine pour rendre « un grand service » à son pays et au reste du monde ! Et pourtant les Trump boys sont loin d’être des individus fréquentables non plus.

Quand on y pense naïvement, en quoi la vie d’un Hitler ou d’un Poutine serait-elle plus importante que celle d’un citoyen lambda ? Nullement bien entendu, mais il se trouve que par le hasard de l’histoire, Poutine, comme Hitler s’avère être une sérieuse menace pour l’humanité. 

Comment un être normalement constitué peut-il se permettre de sacrifier la vie de milliers d’êtres humains pour satisfaire des visées expansionnistes indignes de la supposée supériorité de notre espèce ?

Pourquoi le destin d’un pays, et par-delà celui de l’humanité, dépendrait-il d’un seul homme surtout quand ce celui est atteint de paranoïa ?

Ah s’il suffisait de naïveté et de réponses évidentes à ces coups de comment et de pourquoi pour changer le cours de l’histoire et mettre fin à l’horreur.

Kacem Madani

3 Commentaires

  1. Une question toute simple se pose, nonobstant les tares de V. Poutine et de toutes les formes de dictatures:
    Est-ce que les américains accepteraient-ils l’implantation de bases militaires russes et chinoises à Cuba et au Venezuela??
    Par ailleurs, quand la cupidité et l’arrogance se conjuguent ; ça mène généralement à des guerres ; donc, ici, il y a lieu d’évoquer la folie des grandeurs.
    En outre, si les russes les laisseraient s’implanter en Ukraine, à la moindre escarmouche, le Monde va entrer dans sa 3e guerre, sans prélude.

  2. Une réunion extraordinaire de l’OTAN s’est tenue à Bruxelles en 1983 pour examiner la riposte appropriée au déploiement des missiles soviétiques de moyenne portée, dénommés Euromissiles, pour bien souligner qu’ils visent directement la totalité des capitales de l’Europe de l’Ouest. Cette réunion décida de riposter par le déploiement des missiles Pershing de portée équivalente, sans pour autant menacer Moscou, qui restait hors de portée. Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de cette rencontre, l’ancien Secrétaire d’Etat US, Henry Kissinger, fut interpellé par un journaliste européen qui lui posa la question suivante : « Les Etats-Unis peuvent-ils prendre l’engagement d’utiliser leur force stratégique (les Missiles Balistiques Intercontinentaux) pour frapper l’Union Soviétique au cœur de son dispositif de défense ? ». La réponse de Kissinger fut nette et précise : « L’usage des Forces stratégiques des Etats-Unis ont pour mission exclusive de sanctuariser leur propre territoire. Ce que nous devons tous faire, impérativement, c’est d’éviter de nous mettre dans une situation de destruction mutuelle assurée. Il faut vous persuader, qu’il n’est pas raisonnable d’attendre d’un allié, aussi fidèle soit il, qu’il puisse aller jusqu’au suicide pour prendre votre défense ! ».
    Mais ça, c’était avant ! C’était du temps où l’Ouest était encore dirigé par des responsables qui pouvaient garder la tête froide, et savoir jusqu’où il ne fallait pas aller trop loin.

    P.S : @Kacem Madani
    J’apprécie la très haute qualité de vos chroniques littéraires et artistique sur Le Matin d’Algérie. Aussi est-ce avec plaisir et considération que je vous offre ce poème d’actualité, que vous connaissez surement déjà, de notre grand aède Si Muḥend u M’ḥend.
    Gulaɣ seg Tizi Wezu
    Armi ddakfadu
    Ur ḥekmen ddegi akenellan

    Anerez wala aneknu
    Aker dawessu
    Anda tteqwidan ccifan

    Ddelɣurba tura ddeg qerru
    Gulaɣ ar nenfu
    Wala laquba gger ilfan

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