L’année 2025 s’est achevée sur un bilan opérationnel particulièrement dense pour la Direction générale de la protection civile (DGPC). À l’échelle nationale, 1 206 004 interventions ont été enregistrées à travers les différentes wilayas, illustrant l’ampleur des missions quotidiennes assurées par les services de secours pour la protection des personnes et des biens.
Ce volume d’activité, en constante augmentation ces dernières années, met en lumière une réalité préoccupante : malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de prévention, les risques liés aux comportements humains, aux conditions de circulation et à l’usage domestique des équipements demeurent élevés.
Accidents de la route : une hécatombe persistante
Les accidents de la circulation continuent de représenter l’un des volets les plus lourds de l’activité de la protection civile. En 2025, 82 486 interventions ont été effectuées à la suite d’accidents routiers. Ces événements ont nécessité la mobilisation de près de 89 888 agents et secouristes, traduisant l’intensité des moyens humains engagés.
Le bilan humain reste alarmant : 2 066 décès ont été enregistrés sur les routes. Ces chiffres confirment que l’insécurité routière demeure un enjeu majeur de santé publique, malgré le renforcement des contrôles et les appels récurrents à la prudence.
Gaz et monoxyde de carbone : un danger silencieux
Les accidents liés à l’asphyxie et aux intoxications par le gaz et le monoxyde de carbone continuent également de coûter des vies. La DGPC a recensé 930 interventions dans ce cadre, ayant concerné 2 196 personnes secourues.
Ces incidents ont causé 130 décès, souvent dans des espaces clos et en période de forte utilisation des appareils de chauffage. Ce bilan rappelle la dangerosité persistante des installations défectueuses ou mal entretenues et l’insuffisance, dans certains foyers, des mesures de prévention élémentaires.
Noyades : une saison estivale à haut risque
Durant la saison estivale, les plages et plans d’eau ont concentré une part importante des interventions. La protection civile a effectué 76 759 interventions liées aux risques de noyade, mobilisant 53 228 sauveteurs.
Malgré cette présence renforcée, 261 décès par noyade ont été enregistrés. Ces drames surviennent le plus souvent en dehors des zones surveillées ou à la suite du non-respect des consignes de sécurité, soulignant les limites de l’intervention humaine face à des comportements à risque.
Un enjeu de prévention plus que de réaction
À travers ce bilan, la DGPC met en évidence des défis structurels majeurs. Si la capacité de réaction des services de secours reste déterminante, la réduction durable de ces chiffres passe avant tout par le respect des règles de prévention et de sécurité : prudence sur les routes, utilisation conforme des appareils à gaz et de chauffage, et respect strict des consignes de baignade.
Au-delà des statistiques, ces données rappellent que chaque intervention correspond à une situation d’urgence évitable dans de nombreux cas. La protection civile demeure ainsi en première ligne, mais la responsabilité collective reste un levier essentiel pour alléger cette pression constante sur les services de secours.
La rédaction

