Le parti de Lakhdar Amokrane récemment installé à la place de Sofiane Djillali dénonce sa mise à l’écart injustifiée des consultations organisées au Palais des Nations. Jil Jadid y voit un signal négatif pour le pluralisme, au moment où s’engagent des réformes cruciales sur les textes fondamentaux de la République.
Alors que le Palais des Nations accueillait douze formations politiques pour discuter des amendements techniques de la Constitution et de la refonte de la loi électorale, une absence a particulièrement fait réagir : celle de Jil Jadid. Dans un communiqué aux accents de protestation officielle, le parti fustige une démarche sélective qui semble, selon lui, viser directement ses positions critiques.
L’argumentaire de Jil Jadid repose sur une réalité institutionnelle concrète. Le parti rappelle qu’il n’est pas une force extra-parlementaire, mais bien une entité représentée au Parlement et au sein de plusieurs collectivités locales. Cette légitimité électorale rend, aux yeux de sa direction, son éviction « étrange » et « injustifiée ».
Le parti s’interroge ouvertement : cette mesure est-elle une sanction contre sa ligne politique ? En prônant un changement « pacifique et profond », Jil Jadid semble avoir payé le prix de sa clarté au sein de l’opposition nationale.
Pour les observateurs, cet épisode souligne la fragilité du processus de concertation.
Le communiqué de Jil Jadid est sans équivoque. Pour cette entité politique cette exclusion contredit l’idée d’un dialogue inclusif et renforce le déficit de confiance entre le pouvoir exécutif et la classe politique.
Malgré ce qu’il qualifie de manœuvre d’exclusion, le parti réaffirme son attachement à une « opposition constructive ». Jil Jadid prévient qu’il ne déviera pas de son autonomie de décision, se réservant le droit de dénoncer ou d’appuyer les mesures législatives à venir en fonction de la seule « utilité nationale ».
La rédaction

