26 novembre 2022
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Riposte internationale interpelle l’ONU

Droits de l'homme

A l’occasion de la Journée mondiale des droits humains, Riposte internationale a rendu publique une déclaration

Le 10 décembre 2021, les États membres de l’ONU célébreront la journée mondiale des droits humains. Cette commémoration marquera le 73ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme à laquelle les États signataires ont librement souscrit.
À cette occasion, il est impératif de dresser un bilan, d’évaluer le travail accompli et surtout de prendre la mesure de tout ce qui reste à réaliser pour enraciner sur les plans politique, culturel et juridique un peu plus les droits humains dans le monde.
En cette année 2021 qui s’achève sur un triste bilan, les violations des droits humains restent malheureusement une réalité criante et ont pris des proportions plus qu’alarmantes.
En Afrique, en Asie, en Océanie comme en Amérique et même en Europe, nous observons quotidiennement un recul manifeste du respect des droits de l’homme et une augmentation insupportable des privations des droits individuels et collectifs en matière de liberté d’expression et d’opinion.
L’arbitraire prend des dimensions épouvantables et des États de tout continent organisent la censure et la répression en direction des journalistes, avocats, acteurs politiques, syndicalistes, associatifs, etc. Personne n’est épargné.
Partout dans ces pays oppresseurs, les défenseurs des droits humains s’exposent à des arrestations, des mandats de dépôt indéfiniment prolongés, des condamnations sur dossiers totalement vides ou préfabriqués par les services de sécurité, à des peines de prison totalement injustifiées ou gravement disproportionnées.
En ce 73ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, nous voulons rappeler, avec fermeté, l’idéal commun qui proclame l’égale dignité de toutes les femmes et de tous les hommes de par le monde. Le caractère universel de ces droits ne peut être remis en cause. Aucun peuple ne peut prétendre en détenir le monopole et toute violation, en quelque endroit que ce soit, est une violation universelle.
Nous sommes, aujourd’hui et à travers toute la planète, confrontés à des problèmes nouveaux, alarmants et en constante dégradation. Le changement climatique, le terrorisme, les discours de haine contre des communautés religieuses, des minorités ethniques, les atteintes à la vie privée dans un monde de plus en plus numérisé, tous ces fléaux menacent la paix et le respect du droit.
C’est pourquoi nous avons le devoir de tirer la sonnette d’alarme en tout temps et en tout lieu. Les droits de l’homme ne peuvent être à géométrie variable sous prétexte d’ingérence ou d’atteinte à la souveraineté des États.
Dès lors que ces derniers ont adhéré librement à la déclaration universelle des droits de l’homme, ils sont tenus de respecter leurs engagements, sous peine, en cas de violation, d’être soumis à des contrôles et des dénonciations par les organismes onusiens ad hoc, des ONG de défense des droits de l’homme et d’autres défenseurs de ces droits inaliénables.
Nous, promoteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme, défenseurs de ces derniers, ne pouvons rester indifférents devant tout abus d’où qu’il vienne.
L’oppression, l’extrémisme religieux, le racisme, la discrimination fondée sur le genre ou l’orientation sexuelle, la haine des migrants et des demandeurs d’asile, seront constamment dans notre ligne de mire et seront dénoncés quels qu’en soient les auteurs.
Nous restons convaincus que c’est seulement par le respect des droits de l’homme que nous pourrions assurer la paix et le bien-être pour tous les habitants de notre planète.
Aussi, nous sommes préoccupés par les conditions de départ et d’arrivée des jeunes et des familles entières qui risquent leur vie dans des embarcations de fortune pour quitter leur pays et rejoindre l’Europe ou l’Amérique du Nord.
Nous nous inquiétons du maintien des régimes dictatoriaux en Asie, en Afrique et en Amérique alors que les grandes puissances ont de nombreux leviers politiques et économiques pour exiger le respect ou la mise en place des processus démocratiques conformément aux textes internationaux que ces pays ont signés et ratifiés et conformément à leurs engagements réitérés en adhérant à la charte des Nations unies.
Nous dénonçons avec vigueur les régimes autoritaires parés d’une démocratie de façade en organisant régulièrement des élections qui s’apparentent davantage à des mises en scène qu’à de vraies élections devant traduire la volonté réelle des citoyens.
Organisées souvent dans des contextes politique et administratif défavorables, sans aucune garantie d’équité entre les forces politiques en présence et sans aucun contrôle sérieux des scrutins. Nous réaffirmons notre indignation face au silence complice de la communauté internationale qui ferme les yeux devant de tels agissements quand elle ne les cautionne pas éhontément.
Nous exigeons des grandes puissances économiques d’œuvrer aux échanges équitables et de mettre fin à l’exploitation outrancière des richesses des pays pauvres. Nous revendiquons avec fermeté pour ces pays des compensations financières significatives pour les désastres causés par les pollutions, le changement climatique, les pandémies, les sécheresses, le pillage des richesses de leurs sous-sols et de leurs zones maritimes, la fuite de leurs cerveaux, le fléau terroriste.
Le tout est provoqué directement ou indirectement par le grand capital d’État ou privé incontrôlable. Nous plaidons pour que les États riches d’Europe, d’Asie et d’Amérique s’engagent publiquement à adopter des plans de soutien financier et technique en mesure de garantir à moyen et long terme l’indépendance économique des pays à faible PIB.
L’heure est venue de prendre des mesures radicales et efficaces. Les États doivent s’engager à respecter les droits humains, à défendre les principes et valeurs auxquels ils sont liés.
Nous appelons tous les États signataires de la déclaration des droits de l’homme à faire de ceux-ci une priorité. Ils doivent s’engager publiquement à introduire leur enseignement depuis l’école jusqu’à l’université et à mettre en place concrètement des mécanismes de protection de ces droits. Ces mécanismes doivent être vérifiables et contrôlables par les ONG habilités par l’ONU. Aucun État ne pourra s’y soustraire sous prétexte de souveraineté nationale. La seule souveraineté légitime est celle qui œuvre à garantir et à promouvoir les droits humains.
La célébration du 73ème anniversaire de la déclaration des droits de l’homme est pour nous un appel que nous lançons à travers l’ONG Riposte Internationale pour que la dignité et l’égalité des humains soient au cœur des échanges internationaux tant au niveau des États, des entreprises, des universités, des syndicats, et de toute autre organisation.
 
Riposte Internationale
Pour le bureau Fédéral
Ali Ait Djoudi
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