26 septembre 2022
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Talaie El Hourriyet pointe « l’incohérence et les tergiversations du gouvernement »

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Talaie El Hourriyet pointe « l’incohérence et les tergiversations du gouvernement »

Le Bureau Politique du Parti Talaie El Hourriyet a tenu sa réunion mensuelle ordinaire, le Samedi 13 Janvier 2018, au siège du Parti, sous la présidence de M. Ali Benflis, Président du Parti.

1-Le Bureau Politique a procédé à l’évaluation de la situation politique, économique et sociale prévalant dans notre pays.

1-1 Situation politique

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-Ayant constaté l’exacerbation des rivalités entre des cercles du pouvoir qui s’activent à s’affaiblir les uns les autres dans la perspective des élections présidentielles, le Bureau politique a exprimé sa vive préoccupation et ses craintes pour la menace que cette pollution de la vie politique fait courir à la stabilité et la sécurité nationales. L’affrontement de ces cercles du pouvoir, par médias et clientèles interposés, alimente l’impasse politique, laquelle, conjuguée à la crise économique et à la montée des tensions sociales, présente un facteur de risque sérieux de dérapage, dont le pouvoir en place portera l’entière responsabilité pour avoir neutralisé toute forme de médiation sociale.

-Evoquant le mouvement de protestation qui a touché la Kabylie et d’autres régions du pays au début du mois de décembre, le Bureau politique se félicite de la consécration de Yennayer, fête nationale, journée chômée et payée. Bien qu’il s’agisse d’une décision tardive, Talaie El Hourriyet, considère qu’il s’agit-là d’un nouvel acquis sur la voie du recouvrement de l’identité de la Nation algérienne dans sa plénitude.

Le Bureau politique saisit l’occasion de ce premier Yennayer célébré à l’unisson par le peuple algérien pour adresser ses chaleureuses félicitations et ses vœux de bonheur et de santé à toutes les Algériennes et tous les Algériens et formuler le souhait de voir l’année 2968 enregistrer de nouveaux succès qui viendront renforcer l’unité et la cohésion de la Nation autour de son identité arabo-amazighe sous la bannière de l’Islam .

1-2-Situation économique

Après avoir débattu de la situation économique, le Bureau politique constate une fois de plus :

-que le gouvernement n’a pas de véritable stratégie pour faire face à la crise économique et sociale et continue d’opérer volte-face et revirements déroutants en matière de choix et de décisions économiques, qui laissent perplexes les opérateurs économiques nationaux et les partenaires étrangers, au moment où l’amélioration du climat des affaires s’impose pour la mobilisation d’investissements pour la diversification de l’économie.

– que le changement de cap qu’il vient d’opérer dans la gestion du contexte de crise , moins de quatre mois après la présentation du Plan d’action du gouvernement devant l’APN ,sans revenir devant les chambres du Parlement pour avaliser ce changement ,est en soi une atteinte au peu de crédit dont bénéficie l’institution parlementaire et accrédite le qualificatif de chambres d’enregistrement qui colle à cette institution.

-que le manque d’anticipation du gouvernement dans ses prises de décision et la légèreté avec laquelle il change de démarche sans se croire obligé de procéder à des évaluations des résultats des dispositifs abandonnés ou de réaliser des études d’impact pour les nouvelles mesures adoptées, illustre une mauvaise gouvernance, encouragée par l’absence de contrepoids politiques et l’inefficience des organes de contrôle.

-que l’incohérence et les tergiversations du gouvernement, qui revient fréquemment sur ses décisions, mettent en doute la crédibilité de sa démarche : gel du projet de loi sur la poste et les télécommunications, abandon du système des licences d’importation, gel de la liste des entreprises retenues pour le montage automobile et report de la mise en œuvre des directives du Premier ministre y afférentes.

Le Bureau politique regrette le grand retard accusé dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie qui consacre réellement l’économie numérique qui constitue pourtant aujourd’hui la troisième révolution de l’Histoire après les révolutions agricole et industrielle.

Le Bureau politique s’est particulièrement penché sur quatre démarches du gouvernement qui illustrent cette gouvernance autoritaire aux antipodes d’une vision et d’une stratégie de sortie de crise durable :

  • Le Partenariat Public Privé (PPP)

Après examen du projet de Partenariat-public-privé initié par le gouvernement, permettant l’ouverture du capital des PME publiques au capital privé le Bureau politique relève :

-que la responsabilité politique aurait voulu que s’engage un débat au Parlement avant le lancement de ce programme. La Charte signée lors de ladite tripartite du 23 Novembre 2017 n’a aucune valeur juridique, et ses signataires n’ont pas la légitimité nécessaire pour une telle décision.

-que les conditions minimales requises pour la mise en œuvre de cet instrument ne sont pas réunies : absence de transparence, absence de règles de bonne gouvernance, d’Etat de droit, de crédibilité des institutions et des dirigeants politiques.

– qu’il est à craindre que le PPP, tel qu’annoncé, n’ouvre la voie à toutes les dérives notamment le détournement de cet « instrument » au profit de milieux d’affaires proches du pouvoir .L’ouverture du capital, notamment par le recours à la procédure de gré à gré, risque de se transformer en positions de rente, une manière pour le régime en place en quête de soutien et d’allégeance, à l’approche de l’échéance électorale présidentielle, de permettre à ses clientèles d’accéder par ce biais à l’appropriation d’actifs et d’éléments du patrimoine appartenant à la collectivité nationale, notamment les actifs fonciers que les entreprises nationales peuvent encore offrir, et de donner ainsi une couverture légale de ce qui serait l’accaparement du patrimoine public par le privé.

-qu’il est à craindre, également, que le PPP ouvre la voie à la privatisation des entreprises stratégiques, tant souhaitée par un certain patronat.

-qu’il est à craindre, par ailleurs, que la privatisation des entreprises publiques ne se fasse au détriment des intérêts des travailleurs et de leurs familles.

  • Le renoncement au système des licences d’importation :

Le Bureau politique considère que ce renoncement signe l’échec de la stratégie de réduction du déficit budgétaire par la réduction de la facture des importations par voie de restrictions administratives bureaucratiques, une démarche qui avait été critiquée par les experts et que le gouvernement dans son attitude autiste n’a pas écouté.

  • La suspension de l’importation de 851 produits en 2018 :

Le Bureau politique doute de l’efficacité de ce nouveau dispositif d’encadrement du commerce extérieur qui part de l’hypothèse erronée que la production nationale est en mesure de couvrir la demande pour les produits concernés, et risque tout à la fois de générer des pénuries y compris d’intrants pour la production nationale, de favoriser la contrebande et le marché parallèle avec l’impact négatif sur la valeur du dinar et les prix à la consommation, de provoquer des fermetures d’entreprises du secteur commercial et d’accroitre le chômage.

  • Le montage de véhicules automobiles hissé au rang de stratégie industrielle :

Le Bureau politique s’étonne que le gouvernement ait fait le choix d’une “industrie” qui tient plus de l’importation que de la fabrication comme un axe important de la stratégie industrielle et relève le manque de transparence dans la sélection des opérateurs habilité à opérer dans ce secteur, qui laisse supposer un choix politique pour faire bénéficier des clientèles du pouvoir en place d’une rente protégée en leur permettant de se livrer au montage automobile, sans concurrence et sans l’obligation d’exporter.

Le bureau politique craint que cette sélection, soit en fait le résultat d’un lobbying mené par ceux qui disposent de relais puissants au sein des cercles du pouvoir. Le gel de la liste des constructeurs retenus une semaine après sa publication et la décision de réexaminer et d’étudier les dossiers écartés montre la légèreté avec laquelle la décision a été prise et le rôle des lobbies derrière toutes les décisions importantes du Gouvernement.

1-3-Situation sociale

Le Bureau politique a noté avec une grande préoccupation la contestation qui touche des secteurs névralgiques de la société tels que la Santé, l’Éducation et l’Université, faute de prise en charge adéquate des dysfonctionnements, problèmes, et difficultés que vivent ces secteurs, qui ont des répercussions sur la vie quotidienne du citoyen.

Il constate, par la même occasion, la persistance du pouvoir en place à réprimer par le recours à la force toute forme d’expression et de contestation sociale en violation de droits consacrés par la Constitution.

Le Bureau politique dénonce, à cet égard, la répression des manifestations pacifiques organisées en décembre dernier, pour revendiquer la généralisation effective de la langue amazighe. Il dénonce, avec la même vigueur, le recours à la force brutale contre le rassemblement pacifique des médecins résidents du 3 janvier 2018 pour exprimer leur mécontentement face au refus des autorités compétentes d’engager un dialogue sur la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles.

Le Bureau politique rappelle qu’il est de la responsabilité des pouvoirs publics de recourir au dialogue comme voie de solution des conflits sociaux et de s’abstenir de toute forme de répression, de menace ou de représailles à l’encontre de citoyens de différents secteurs de la Société qui expriment des revendications par des moyens pacifiques.

Le bureau politique déplore l’exclusion des syndicats autonomes de la concertation dite tripartite et dénonce à cet égard la violation du droit syndical et le principe du pluralisme syndical.

2-Questions organiques

Le Bureau politique a procédé à l’examen de questions organiques.

Le Président du Parti a annoncé la convocation de la cinquième session ordinaire du Comité central du Parti en mars 2018. La Commission préparatoire de cette session a été constituée sous l’égide du Président du Parti Ali Benflis

Alger le 13 janvier 2018

 




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