24 février 2024
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Tizi-Ouzou : plus d’un demi-million d’élèves étudient tamazight

Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belaabed, a indiqué jeudi à Tizi-Ouzou, que le nombre d’élèves étudiant la langue tamazight a dépassé le demi-million dans les trois paliers scolaires du pays.

« Le nombre d’élèves étudiant Tamazight, à l’échelle nationale, est de plus de 500.000 dans les trois paliers éducatifs, et nous œuvrons, en coordination avec le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA), à l’encouragement et à la généralisation de l’enseignement de cette langue à la totalité des établissements scolaires », a indiqué le ministre dans une déclaration à la presse, lors d’une visite de travail à Tizi-Ouzou.

Il a aussi affirmé que « le Premier ministre assure personnellement le suivi de la généralisation de l’enseignement de cette matière, qui a son poids et sa valeur dans le système éducatif algérien, car c’est une matière dédiée à l’histoire, à l’identité et au  patrimoine ».

« Nous avons donné toutes les instructions et orientations nécessaires pour une réponse positive et pour une prise en charge rapide de son enseignement, à chaque fois que des élèves expriment leur vœux d’étudier cette langue, ne serait-ce qu’un seul élève qui en exprime le vœux », a-t-il assuré.

Le ministre de l’Education nationale a, également, abordé le dossier de révision du statut particulier des fonctionnaires relevant des corps spécifiques de l’éducation nationale, ordonnée par le Président de la République en 2020, rappelant les efforts consentis par l’Etat pour la promotion de l’éducateur.

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Il a, à ce titre, rappelé le processus de révision de cette loi, en passant par les rencontres consultatives et de coordination avec toutes les parties concernées, dont les syndicats du secteur de l’éducation, avant la présentation du projet de loi devant le Conseil ministériel, soulignant « l’attachement profond du président de la République pour l’intérêt de l’enseignant éducateur, au point où il a instruit de la nécessité d’y introduire d’autres mesures, ce qui a été fait ».

Selon M. Belaabed, la nouvelle mouture de ce statut particulier prévoit notamment « l’amélioration du classement des enseignants dans les trois paliers », « la réduction du volume horaire », et l’ »exemption des enseignants du primaire des tâches non pédagogiques » pour qu’ils puissent se consacrer à leur mission éducative, à travers « l’enseignement de l’éducation civique par des spécialistes », outre « l’intégration de plus de 45.000 superviseur de l’éducation dans le primaire ».

Cette nouvelle mouture « apportera de nombreux acquis pour les enseignants », a t-il assuré, soutenant que « l’école va bien » et qu’elle « avance à grands pas et avec stratégie, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du Président de la République ».

« Elle exige, également, la fédération des efforts et le concours de tout un chacun, en vue de la promotion de l’éducation », a-t-il ajouté.

M. Belaabed a, par ailleurs, salué les réalisations accomplies en matière de numérisation du secteur, ayant « contribué au renforcement de la communication entre le ministère et les parents d’élèves dans la prise en charge de leurs préoccupations, tout en facilitant les inscriptions aux examens de fin de cycle, qui se sont déroulées, cette année, avec zéro papier », s’est-il félicité.

APS

11 Commentaires

  1. Trêve de baratins. L’enseignement de Tamazight, soit-disant langue officielle, est toujours facultatif et quelquefois catégoriquement rejeté dans certaines régions d’Algérie. A la rentrée scolaire d’il y a deux ans, le ministère de l’éducation pondait une circulaire insultante à l’égard de Tamazight. Alors la plaisanterie a assez duré ! Si l’enseignement de Tamazight-Taqvaylit se maintient malgré tout en Kabylie, c’est uniquement par l’attachement de son peuple à son identité qu’il entend sauvegarder par tous les moyens, y compris celui de son indépendance.

  2. L’enseignement de Tamazight est un mirage. Il faut plutot Penser a generaliser la langue kabyle. En ce qui concerne l’enseignement en Algerie, les autres regions ne sont pas interesser d’enseigner cet langue puisque il se considerent Arabes. Il es temps de preserver notre langue et culture kabyle et sorting du carcan Amazigh qui n’ a rien donner.

  3. Dans la monde, les langues étrangères sont enseignées sous l’intitulé ‘Langue et civilisation angalaise/allemande/espagnole/française/…’.
    La même démarche est observée quant à l’enseignement des langues anciennes. Le substrat de cette démarche est qu’on ne peut pas enseigner une langue sans initier les apprenants sur le contexte de la dite langue, sur la civilisation qu’elle exprime.
    Chose unique dans l’univers entiers, en Algérie, tamazight est enseignée sans évoquer en aucune manière le substrat religieux, l’organisation politique kabyle, amazighe si on veut, issu de la religion très ancienne des berbères.
    Qu’est ce qui reste de raqvaylit/tamazight si on tait les mythes dont certains sont faciles à sourcer dans l’héritage latin voire grec. C’est facile, c’est noté dans les livres.
    C’est quoi taqvaylit/tamazight si on omet les rituels issus de cette religion qui jalonnent l’année et rythment la vie en Kabylie ?
    Qu’est-ce qui reste de tasvaylit-langue si on la dépouille de sa spiritualité, de sa religion, de sa profondeur historique et de son ancrage méditerranéen ?
    Évidement, demander à l’école algérienne d’enseigner taqvaylit, c’est, akken neqqar s teqvaylit, suter azrem akken ad-ifk taqemmut.
    A la longue, les alliés objectifs de l’œuvre algérienne en Kabylie sont ceux qui croient à quelque aspect positif de l’école algérienne (et de tout le reste) en Kabylie.

    • Bon pour moi@ Ta vision est vraiment dans le 1000…si non à quoi sert de faire un film sans une histoire ? Ils ont peur de dire que l’Afrique du nord est passée au 7è siècle d’une civilisation d’une grandeur égale à celle de Rome à celle du chaos avec l’invasion arabo islamique. Pour tuer un arbre, il n’ ya pas mieux que de le déraciner et inversement il ne peut grandir qu’avec ses racines si non ça produit de la mauvaise herbe, c’est le cas de l’Afrique du nord appelé Maghreb pour mieux la rattacher à un monde arabe imaginaire devenu un fantasme pour les dictateurs pour devenir leader de ce monde dit arabe.
      La colonisation Française est défine par les Kabyles comme une invasion de crickets ( Sliman Azem ) celle des Arabes définie comme celle de lbaks ( des tiques connues pour sucer le sang pdt que tu dors ).

      • A vrai dire, on est tous un peu responsables quelque part dans tout ça. L’état algérien enclin au prosaïque, aux simplifications simplistes et floues, arabiste qu’il est en plus, n’est pas sensé aller dans ce sens là. Pas tout seul en tout cas.
        Nous avons donc simplement plongé la tête la première dans la mystification Cacnaq. Nous avons mis l’africanité comme seule référence (sans d’ailleurs mettre serait-ce qu’un peu de matière dedans, dans cette africanité). Nous revendiquons la mediterraneité du bout des lèvres, sans l’assumer; ainsi pour ne pas fâcher les adeptes du récit officiel, nous avons lâcher notre part de latinité. Le musulman est devenu un libérateur et le romain un oppresseur. Magique n’est-ce pas ? Comme ça on s’est retrouvés avec la seule berberité (en réalité avec les mains nus) pour faire face à une machine terrible et rodée et qui ne reconnaît même mas laanaya du vaincu . Ce faisant, nous avons objectivement laisser le champ libre à l’arabisme et à l’islam. L’école, l’économie aidant, … Car, je veux bien qu’on m’explique comment s’en sortir avec Cacnaq et le cacnaqisme comme étendards dans cette bataille contre les tenants d’ une culture rodée, écrite, forte et mortifère qui plus est.
        Nos structures politiques villageoises et fédérales sont une copie (dans l’esprit) des cités grecques; notre religion est une branche de la religion méditerranéenne bien documentée chez nos voisins et cousins du nord. Nous avons même oublié les statuts de citoyens à part entière qu’on avait des 212 AD, statut remplacé (pour certains) par la position de prosternés. La citoyenneté est haute et vertigineuse pour certains; avec la prosternation, point de vertige.
        Avec tout ça, qu’est ce qu’on met en avant donc ? L’islam kabyle (tolérant disent-ils) et une propension, biologique, paraît-il, des kabyles à la démocratie. Deux mystifications stériles et contre-productives. Au lieu de s’assumer occidentaux dans le sens classique, thucydidien, on préfère se mast.rêver avec des mystifications. En parallèle, en attendant, c’est l’arabisme, l’islam qui accompagnent notre société dans cette transition de la disparition de la ruralité, de la paysannerie porteuses des éléments survivants de notre civilisation. Et nous qu’est-ce qu’on fait ? On jette les armes terriblement persuasives qu’on a pour exhiber Cacnaq d’Egypte.
        Qu’on se s’assume d’abord; qu’on proclame pleinement nos différence; qu’on sache qui dans le monde nous ressemble et qui l’est moins ou pas du tout. A partir de là on saura ce qu’on veut et ou aller.
        Mais finalement c’est peut être une question de prise de conscience insuffisante. Pourtant des gens intelligents, des nôtres, ont bel et bien écrit des choses intéressantes de tout ça dès le début du 20e siècle.

  4. Pendant que ce siniste fait noyer le poisson dans l’eau le Kabyle est persécuté, jugé en langue arabe dans les tribuneaux de l’injutice Arao islamique de l’armée d’occupation. Jusqu’à quand ces gogols vont nous prendre pour des deumeurés ?

  5. Zunikt, d après luzir, tizikert negh taserghint – la morte et de la mort, je veux dire l’arabe classique, est une langue vivante, tandis que taqvaylit relève plutôt de l’histoire, du patrimoine….
    D’autre part, toujours selon luzir qui parle au nom de ceux qui ne l’ont pas élu, la langue morbide et de la mort, laide comme elle est, je veux dire la langue du coran, est une langue obligatoire tandis que la langue vivante du peuple kabyle et berbère est une langue facultative. Voila ce qu’a donné notre participation de façon aveugle à 1954, à un peu avant et à beaucoup après nous a mené !

  6. Un gouvernement rasiste et discriminatiore. Ce gouvernement est issu du meme systeme rasiste, violent et discriminatoire depuis l’époque de Ben bella. Raciste notoire qui déclarait a qui veut l’entendre, l’Algérie est arabe. C’est le meme message et la meme loi qui sont encore appliquées. La charte est disciminatoire. Elle stipule bien que l’islam est la religion de l’état. Plus discriminatoire que ca, ca n’existe dans aucun autre pays au monde. Ou encore l’Algérie est un pays arabe. Alors vous pouvez raconter ce que vous voudrez, plus personne ne vous croit. Vous venez vendre votre salade a quelques kabyles de service., mais les vrais guerriers ne vous croient pas. Nous sommes ce que nous sommes, nous le resterons, car c’est nos racines, notre langue et notre dignité. Contrairement a certains, nous, nous savons d’ou nous venons, et nous savons ou nous allons. Quant a vous, personne ne vous empeche de rejoindre votre famille arabe. Mais le hic, c’est qu’ils ne veulent pas de vous, car ils savent que vous n’etes que de faux arabes.

  7. Reponse a Bombardier: « Jusqu’à quand ces gogols vont nous prendre pour des deumeurés ? »

    La reponse est si simple et elementaire: Tant que nous demontrons cette demeure !

    Voici un beau pays, qui n’a pas eut a couler du sang pour assurer son existence, meme quand leur territoire sera couvert d’eau. Le Tuvalu – https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuvalu

    A la place des quelques 12,000, nous sommes au moins une douzaine de MILLIONS. A la place de terres qui risquent une submersion dans le l’ocean Pacifique, nos villages sont majoritairement perche’s a au moins 2 kms au dessus du niveau de la mer.

    Il est estime’ que tout le territoire Tuvalu passera en dessous de l’eau d’ici a 2050. Il y a un an de ca, l’Indonesie, pays voisin, a guaranti aux Tuvalus l’octoiement d’un territoire en Indonesie voisine. Avant cette promesse, le Tuvalu a entame’ le projet de continuer a exister en virtuel, et sera connu comme le 1er pays virtuel.

    • Le Tuvau@ j’ai entendu parler comme bcp d’autres îles qui riquent de dispaître ( inondées ) à cause des changements climatique, heureusement que la Kabylie n’a pas à faire à des forces naturelles, mais bien à des forces coloniales qui finiront tôt ou tard comme toutes les autres dégagées avec un coup de pied au cul.

  8. « …cette matière, qui a son poids et sa valeur dans le système éducatif algérien, car c’est une matière dédiée à l’histoire, à l’identité et au patrimoine ».
    En gros, une bonne matière pour un musée.
    Je crains que, comme dirait l’autre :  » asmi inruh attidnawi itt’nesruh ». Au lieu de la soigner pour lui redonner vie, on l’a momifié pour en faire un trophée.

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