9 décembre 2022
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Une nouvelle cacophonie s’installe autour du gaz de schiste à Debdeb  

ENERGIE

Une nouvelle cacophonie s’installe autour du gaz de schiste à Debdeb  

Une nouvelle fois les forces de l’Armée Nationale Populaire étaient contraintes comme elles l’ont fait déjà à In Salah en 2015 de se porter garantes d’arrêter les forages des roches mères qui font appel à la méthode de la fracturation hydraulique  nécessitant une quantité importante d’eau dans une zone où le stress hydrique est fortement ressenti. 

Ainsi, deux appareils de forage ont été montés à une quarantaine de kilomètres de la ville de Debdeb située à 5 kilomètres de la frontière sud-est algéro-libyenne pour le forage en vue de préparer l’exploitation du gaz de schiste dans la région. 

Selon les informations recueillies sur place par la population auprès les responsables directs de ce chantier, le premier appareil appartient à l’Entreprise nationale des travaux au puits (ENTP) ; il a pour objectif de forer un puits dévié d’eau qui permettra à celui appartenant à l’entreprise nationale de forage (ENAFOR)  d’aller plus loin jusqu’à la roche mère pour la fracturer. 

Ces responsables auraient même déclaré que la supervision des opérations de la fracturation hydraulique seraient confiées à la multinationale Schlumberger pour, selon une source crédible, le compte de la française Total. 

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Ce qui est surprenant, étant donné le passif de cette affaire d’exploitation de gaz de schiste dans le Sahara algérien, c’est ce mystère qui entoure cette affaire c’est qu’aucun responsable ne semble au courant des opérations d’une telle importance à la fois économique et sociétale dont on connaissait les retombées par le passé. 

En effet, ni les autorités locales, daïra, wilaya avec leur responsable direct, le directeur des mines, le secteur militaire n’ont été avertis pour se préparer à une réponse crédible aux citoyens de la région pour accepter pour libérer la base de vie du chantier actuellement prise en otage. Un barrage formé de citoyens de la ville s’oppose à l’approvisionnement de ce chantier. Il a fallu, selon le correspondant du quotidien dEl Watan dans sa livraison d’hier, « un engagement de la gendarmerie et de l’armée à faire cesser toute exploration s’il s’avérait que Sonatrach recherche effectivement du gaz de schiste et non pas un gaz conventionnel, comme elle le prétend depuis le début du mouvement. »

Le député de la région qui est venu en renfort devait confirmer à ses  concitoyens que le ministre lui-même lui aurait confirmé que son département non seulement n‘a jamais entendu parler des opérations de cette envergure, mais aussi au nom de l’Etat, propriétaire de Sonatrach, l’Algérie « ne compte pas exploiter le gaz de schiste et qu’il assumait sa responsabilité à ce propos, ajoutant qu’il comptait bien répondre à cette requête par écrit, s’il le demandait » , alors qu‘il aurait pu instruire ses services pour les faire suivre par un communiqué officiel pour informer les citoyens de la région concernés en particulier  et l’opinion publique très à cheval sur le sujet en général. 

De là, pour les spécialistes découlent plusieurs questions qui montrent une certaine lacune dans la gestion du mastodonte. 

En effet, les anciens responsables de Sonatrach n’ont jamais reconnu publiquement avoir l’intention d’abandonner l’exploitation du gaz de schiste mais simplement la différer  au-delà de l’horizon 2022.  

Il se trouve que les cadres de ces forages sont intervenus après avoir été privés de nourriture et d’eau, suite à la confiscation des camions transportant des denrées et de l’eau qui leurs sont destinés. Ces derniers ont révélé aux journalistes et aux citoyens  avoir averti la direction centrale sur les protestations des habitants contre l’exploitation de ce gaz non conventionnel et qu’ils attendent les instructions pour quitter les lieux, puisque les opérations sont suspendues depuis le début des protestations. 

Entretemps, les cadres de Sonatrach ont demandé aux habitants de libérer les camions pour qu’ils puissent avoir de l’eau et de la nourriture jusqu’à ce qu’ils quittent les lieux. Ce qui a été accordé le temps de préparer leur départ. Pourquoi ces cadres inventeraient-ils le terme de « gaz non conventionnel » si ce  n’était justement pas le cas ? Un forage conventionnel, nécessite un maximum de 100 m3/jour d’eau pour la fabrication de la boue, son conditionnement et les besoins divers du chantier y compris la base de vie, alors pourquoi ce nombre journalier  important de citernes d’eau que les citoyens disent les avoir remarquées et a sûrement attirées leur intention ? Si réellement comme le lançaient des internautes, le drapeau de la française Total flotte à Illizi (01), dans quel  cadre l’aurait- elle fait ? N’avait-elle pas déclaré par un communiqué officiel affiché dans son site « qu’elle se retirait de toute activité liée aux ressources non conventionnelles en Algérie ? Il y a quelques semaines, une lettre anonyme probablement signée par des cadres soucieux de l’avenir de Sonatrach et conscients de son importance pour le circuit économique et social de toute l’Algérie, avaient dénoncé tout en attirant l’attention des pouvoirs publics que depuis avril 2017, l’Etat disent-ils « n’a aucun contrôle de la gestion de Sonatrach »  Les documents qui donnent la visibilité et le suivi de l’ensemble des activités sous forme de rapports d’habitude mensuellement ne parviennent plus aux organes statutaires de surveillance. Pour la première fois, ont-ils rappelé, les chiffres et bilans de Sonatrach  sont confus, non-cohérents, et surtout non conformes avec les chiffres de la banque d’Algérie et de l’ONS.  Cette cacophonie ne serait-elle due à une absence d’un pilote dans l’avion ?    

R.R  

Renvoi 

  1. https://www.facebook.com/ATTOUCHE15/photos/a.1977432938941116/3074270649257334/?type=3&theater

Auteur
Rabah Reghis

 




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