L’Algérie culturelle est en deuil. L’écrivain, poète et journaliste Youcef Merahi nous a quittés, laissant derrière lui un héritage littéraire riche et engagé. Homme de lettres passionné, il a dédié sa vie à l’écriture, à la critique littéraire et à la défense du patrimoine culturel algérien.
Né en 1952 à Tizi Ouzou, Youcef Merahi s’est illustré très tôt dans le monde de la littérature. Diplômé de l’École nationale d’administration, il a toujours privilégié l’art des mots, publiant des recueils de poésie, des romans et des essais qui ont marqué la scène littéraire algérienne. Son premier recueil de poésie, « De l’absurde au quotidien », paru dans les années 1980, a révélé un auteur au verbe incisif et à la plume sensible.
Parmi ses œuvres marquantes, on retrouve les recueils « Cris en papier », « Carnet de nuit » et « Dans mon cœur il n’y a plus d’heure », un poignant témoignage inspiré des incendies en Kabylie d’août 2021. Ses romans, tels que « Je brûlerai la mer » et « Et l’ombre assassine la lumière », illustrent sa maîtrise du langage et son regard critique sur la société.
Youcef Merahi était aussi un fervent défenseur du patrimoine immatériel amazigh. Son essai « Tahar Djaout ou les raisons d’un cri » rend hommage au journaliste et poète assassiné, rappelant les luttes pour la liberté d’expression en Algérie.
Sa disparition laisse un vide immense dans le monde littéraire algérien. Ses amis, ses lecteurs et toute une génération d’écrivains qui l’ont côtoyé pleurent aujourd’hui la perte d’une plume engagée et d’un homme de culture.
Que son âme repose en paix.
Djamal Guettala
Mes plus sincères condoléances à toute sa famille et à tous ses proches. Adieu l’artiste!
Mes sincères condoléances à sa famille