27 novembre 2022
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Abdeslam Abdenour, Aït Chebib et d’autres détenus devant le juge

Abdeslam Abdenour
Abdeslam Abdenour, un des détenus d’opinion qui passera devant le juge du tribunal de Dar El Beida ce dimanche 16 octobre.

Plusieurs militants pacifistes dont Abdeslam Abdenour, Aït Chebib et Mira Mokhnache… vont être présentés ce dimanche devant le tribunal criminel de Dar El Beida à Alger.

De nombreux militants originaires de Kabylie, connu pour leur engagement pour leur identité amazighe passeront ce jour devant le juge du tribunal de Dar El Beida (banlieue d’Alger).

Il s’agit d’Abdeslam Abdenour, Bouaziz Aït Chebib, Tahar Amichi, Mira Mokhnache (elle comparaît libre), Lounas Hamzi (en détention depuis 2 ans), Akouche Mustapha, Mourad Chaabane, Madjid Ben Taleb, Khoudir Bouchelaghem, Hamza Bououne, et de nombreux autres.

L’universitaire Mira Moknache, Chelbabi Nadir et Yahia iguenatene ainsi que 24 d’autres citoyens, qui comparaîtront libres.

Le dossier d’Abdenour Abdeselam, Tahar Amichi, Sofiane Mehenni… et ceux qui sont dans le même dossier a été présenté le 13 juillet 2022 devant la chambre d’accusation (Cour de Ruisseau d’Alger) après transmission des dossiers par le procureur général.

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Les détenus d’opinion appelés à la barre à l’occasion de ce procès, croupissent pour la majorité d’entre eux derrière les barreaux depuis août 2021. Soit aux lendemains des terribles incendies qui ont ravagé la Kabylie, faisant plus de 220 victimes et 110 000 ha de couverts forestiers incendiés.

Comme un drame ne suffisait pas, voilà que ces figures, connues pour leur pacifisme et leur engagement se voient embastillées arbitrairement. Ces arrestations et d’autres sont  considérées dans cette région comme une attaque en règle contre cette région qui avait maintenu la flamme de la contestation du Hirak/Tanekra, jusqu’à ces criminels incendies.

Plus de 300 détenus d’opinion croupissent dans les prisons algériennes.

Sofiane Ayache

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4 Commentaires

  1. Ce régime, sans nul doute, va disparaître. La Harga, roulette russe s’il en est, ne peut indéfiniment s’imposer comme l’alternative au rêve de la jeunesse algérienne.
    Le combat contre ce sytème miltaro-islamiste est la seule voix de salut. Regardez donc la jeunesse iranienne et souhaitons leur d’aboutir.

    • Salut, Urfane !… Enfin, il faut tout de même être raisonnable, non? On ne peut pas permettre aux gens de réfléchir librement et de dire ou écrire tout ce qu’ils pensent quand-même, sinon où va-t-on aller comme ça? Il faut te mettre à la place des gens au pouvoir, les pauvres. Tout ce qu’ils demandent est qu’on les laisse tranquillement jouir de la rente des ressources naturelles du pays, c’est tout. Ils demandent la paix des chiens, mais ce peuple – et surtout ces kabyles – ne veut pas lui permettre de le faire tranquillement. Alors, naturellement, ce Pouvoir est en droit de foutre les trouble-fêtes en prison, sinon c’est l’anarchie. Ce Pouvoir a la gentillesse de mettre toute une idéologie au service du peuple, une idéologie importée clé en mains du Moyen-Orient, avec un certificat d’authenticité prouvant sans nul doute qu’elle date bien du 7ème sècle, et il y a en qui ne sont pas contents ! Je ne comprends pas cette mentalité, moi.

  2. Azul a Kichi Je reviens sur la jeunesse iranienne, en particulier les filles, qui semble selon « les médias occidentaux » mais aussi les réseaux sociaux, décidée à en découdre avec ce régime et mwa, j’y vois qlq chose de singulier à cette révolution révolution (?) dans le sens où la chute de ce régime entraîne dans son sillage la chute de l’islam politique. Ce n’est malheureusement pas le cas en Algérie où le système est bicéphale.

    • Ce régime va tomber tôt ou tard, car il n’a pas de racines sociales bien ancrées. Il se tient par la force uniquement, imposé à la majorité par une minorité soi-disant « révolutionnaire,  » comme ça s’est passé en ex-URSS. Je prédisais à mes amis algériens dans les années 1970 que l’URSS disparaîtîait un jour. Ils riaient tous de moi quand je disais ça, et pour ne pas leur paraître comme un fou j’ajoutais que ça prendrait peut-être 75 ou 150 ans, ou même plus, mais ça allait arriver un jour. Je me suis lourdement trompé : c’est arrivé moins de 15 ans plus tard, en 1989. Je n’étais nullement devin, je savais tout simplement que la culture du communisme n’avait pas pris naissance, ni racine, parmi la vaste majorité du peuple de l’URSS. La « Révolution » bolchévique n’avait pas été le fait du peuple mais d’un groupe bien organisé. Une idéologie ne peut pas être improvisée, imposée ou importée, elle découle de conditions sociales données. Les Bolchéviques voulaient imposer une idéologie censée être celle de travailleurs politisés des pays capitalistes industrialisés à des paysans illettrés. Ils voulaient d’abord créer et instiller cette idéologie dans les cervelles et ensuite construire les conditions de la vie réelle qui vont avec. C’est à dire la charrue avant les bœufs.
      La même chose se passe en Iran: On essaye d’imposer une idéologie qui n’est pas la sienne au peuple, et ça ne peut pas se faire. On peut la lui imposer pendant une période de temps mais pas pour toujours. Même si cette révolte échoue cette fois-ci, ça ne sera que partie remise.

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