3 octobre 2022
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AccueilPolitique"Ayez le courage de désigner les assassins de mon gendre !"

« Ayez le courage de désigner les assassins de mon gendre ! »

Le commandant Azzedine :

« Ayez le courage de désigner les assassins de mon gendre ! »

Dans ce texte qu’il nous a transmis, le Commandant Azzedine, moudjahid de la première heure, héros de la Zone autonome d’Alger lors de la Guerre d’indépendance, récuse la version des services de sécurité selon laquelle son gendre, mort dans la nuit du mercredi 22 novembre à l’hôpital de Blida, se serait suicidé. Il accuse ouvertement les services de sécurité algéries de « meurtre » et rappelle que son gendre a été kidnappé.

« Peut-être que je me trompe mais j’ai toujours cru que le travail du journaliste était de rendre compte et non de rapporter. Je pensais que rendre compte consistait à s’imprégner du fait ou de l’événement et d’en faire une information. Car un fait ou un événement ne devient information que lorsque toutes ses unités constitutives ont été recoupées et les sources réunies et opposées les unes aux autres.

Je n’ai pas été étonné de lire ça et là sur les réseaux sociaux des contre vérités destinées à « dissimuler le soleil derrière un tamis », je connais les auteurs et j’en devine les commanditaires.

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J’ai décelé chez certains la volonté de disculper les responsables de la mort de mon gendre Hamza. Ils ont pour cela rapporté, se faisant ainsi les porte-voix, des scénaristes de ce meurtre.

Comment en effet ne serait-ce que « prêter » crédit à des propos qui ne sont corroborés par aucune autre autorité de la République que celle qui a enlevé, car il s’agit d’un rapt et non d’une arrestation qui aurait nécessité mandat de l’institution judiciaire. Kidnappé par des individus qui ont usurpé la fonction de police judiciaire, puisqu’ils se sont présentés comme tels. Puis il a été séquestré en un lieu tenu secret, depuis la soirée de mercredi jusqu’à la l’annonce de sa mort samedi dans l’après-midi.

Et voila, par un journal électronique, qui cite des sources « informées » autrement dit des fuites organisées, puisqu’il est le seul semble-t-il a être en possession de l’information, l’opinion apprend, qu’il s’est suicidé avec sa propre arme !

Si ce journaliste avait recoupé les niaiseries qui lui ont été soufflées à l’oreille, il aurait demandé à la famille de la victime comment les choses se sont passées. Il aurait par exemple appris que son arme ainsi que le permis de son port ont été remis aux « agents » qui l’ont exécuté, dans le parking de l’hôpital Mustapha Pacha, et ce, en présence de son épouse. Par ailleurs, suicide avez-vous dit ?  Quand bien même cette grotesque mise en scène absurde du suicide aurait été, ne serait-ce qu’envisagée, En quoi la responsabilité de ceux entre les mains de qui il était est-elle dégagée ?

 S’il s’était jeté de la voiture ou de la fenêtre de la caserne Antar (caserne du DRS), leur responsabilité reste entière.

Il a été arrêté vivant. Il a été rendu aux siens dans une caisse.

De grâce au risque de passer pour des imbéciles, regardez la lune et non le doigt du sage. »    

 




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