22 mai 2022
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Beni-Saf : entre passé et présent

Beni Saf

Cet écrit s’adresse aux 19 membres de l’APC de Beni-Saf, bien ou mal élus, après le dernier scrutin.

Pour ne pas rester dans le théorique et dans les généralités, je donne ma vision, sur ma ville, vers un sens pratique, en connaissance de cause, étant natif de cette belle cité qui, ensorcelle toutes celles et ceux qui s’y arrêtent, ou qui ont eu l’occasion d’y vivre quelques temps, qui rend nostalgiques celles et ceux qui ont eu la chance d’y avoir exercé une fonction, avant d’en être mutés, la gorge serrée, pour une autre région de notre beau pays. 

Cette vision, pourrait servir a attirer l’attention des nouveaux élus, issus des élections du 27 novembre 2021, plutôt et surtout de piste de travail, qui auront à mener un vrai « combat » pour améliorer le quotidien des habitants jusqu’à la fin de 2026.

Après avoir sollicité les suffrages des électeurs de la commune aux fins d’être membres de l’APC, ces élus sont donc  aujourd’hui, en place, au plus près des besoins des habitants et du quotidien de la ville dans tous les domaines et secteurs d’activité.

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Il est de notoriété publique que, gérer une ville ne s’arrête pas à la réfection des trottoirs, au remplacement de l’ampoule grillée, ni à l’enlèvement des ordures ménagères, quoique ce dernier point, sur sa régularité, sur ses rotations  presque au quotidien, revêt une grande importance, dans le cas où les camions en panne reprennent du service, dans les rues de la ville et dans les quartiers. C’est pourquoi, il m’a semblé intéressant de lister quelques problèmes qui  pèsent sur ma commune et de les soumettre ici, charge aux concernés (es)  d’en faire lecture ou d’en faire  jet vers la corbeille à papier. 

La théorie reste que de la théorie

Certains, dans la facilité et dans la paresse de l’écrit, ou dans l’ignorance, se complaisent à copier ici ou là, des textes, des clauses et vont jusqu’à énumérer les prérogatives des élus et leurs missions. Alors même que celles-ci sont  déjà inscrites dans le code communal. S’en approprier ainsi  l’origine de la rédaction et pire, à les publier, à les rendre publiques, c’est mentir sur la capacité à les penser. Les citoyens avertis et curieux dans le bon sens du terme ne sont pas dupes et savent faire la différence entre la copie et le réel. Il leur suffit tout simplement de lire le code communal pour s’en convaincre, pour retrouver ipso-facto, ce que certaines personnes signent de leur nom sans vergogne, alors qu’elles n’en sont pas les auteures. 

C’est dans cet esprit qu’il y a lieu de faire la différence entre le théorique, les généralités évasives et le pratique, le réel du terrain, au quotidien pour améliorer les conditions de vie et tenter d’éradiquer les tracas des citoyens dans la vie courante. Durant de nombreuses années, la relation citoyens-administration a été mise à mal, par des agissements contraires aux textes, par de l’indifférence aux soucis de la majorité des citoyens, par un laxisme qui prenait de l’ampleur au fil des années, tout cela avait dressé un mur infranchissable pour la population, accablée par ses divers ennuis.

Comment alors réconcilier le citoyen qui, en fait, ne cherche qu’un peu de respect, un peu de considération, une écoute, avec cette institution qu’est l’assemblée populaire communale et envers laquelle une énorme défiance avait été construite ? Et pourtant l’apc devrait être la plus proche de toutes les administrations.

C’est cette relation, ce lien qui devrait être le ciment pour redorer le blason de notre APC, signe d’un regain de confiance entre le peuple et l’Etat. Les citoyens ont en assez du théorique et des promesses sans lendemain, des mots qui ne veulent rien dire, des phrases dites sans conviction, tendant à reporter la question au lendemain. 

Un autre élément est à relever  qui est celui de l’humilité, de l’abnégation, du service à rendre, de la réactivité aux doléances, de la réponse aux lettres et aux contestations, avec honnêteté et courage. 

Cet élément donnera de l’élégance au poste de président de l’apc, et une dignité à la fonction, et pour le cas, le citoyen n’en sera que plus fier de voir ses élus à la hauteur de la tâche, d’où émergera le respect mutuel, début de l’instauration de la confiance, base de tous les dialogues. Le citoyen ne cherche rien d’autre que l’application de la loi et le rendu du droit auquel il aspire. Il ne veut ni de l’illicite, ni de l’irrégulier voire de l’illégal. Que les textes de loi lui soient simplement appliqués et il en sera valorisé dans une estime et dans une grandeur morale. Tromper en verbiage le citoyen, lui mentir, lui manifester un quelconque mépris, le repousser, ne pas l’écouter et surtout ne pas l’entendre, c’est construire une épaisse défiance,  et mettre d’emblée un mur de séparation entre l’agent le fonctionnaire, le chargé d’affaire et le demandeur, entre l’élu et le citoyen. 

Les généralités, barakat ! Place au concret !

Entre le théorique et le pratique, entre le vrai et le faux, entre la promesse, et le mépris, entre l’indifférence et le dédain, le pire qui puisse faire fuir le citoyen n’est plus ni moins que de ne pas se faire appliquer à soi-même, les textes réglementaires, mais vouloir les appliquer aux autres. Le pire serait que le citoyen découvre que celui qui a le pouvoir, qui a la charge de faire appliquer la loi, serait lui-même en infraction, serait un contrevenant, serait adepte de l’abus d’autorité, voire se serait accaparé un bien public ou avoir enfreint la réglementation dans tel ou tel domaine. Dans ce cas, comment faire admettre aux citoyens le bien-fondé de ce qui est exprimé, de ce qui est dit, par bureau interposé ? Quelle oreille pourrait entendre l’écho d’une loi, dans son application ? Comment ramener à la raison, au bon sens, au respect des textes, un habitant de la ville, si l’agent, le fonctionnaire, l’élu n’est pas en phase avec ces mêmes textes. Ne doit-on pas donner le bon exemple ? Ne doit-on pas arborer, présenter la meilleure image de l’administration, de l’institution que l’on est sensé représenter ? Il faut juste aussi savoir que le détail, le plus petit détail n’échappe pas au citoyen en quête de son droit. 

Ceci dit, la tâche n’est pas facile, et seuls ceux qui ne font rien, ne font pas d’erreurs. En effet, l’erreur est humaine, mais pas l’acte sciemment fomenté et acté, dans un but d’intérêt personnel. L’élu comme le fonctionnaire doit être exemplaire, tant sur le plan moralité, respect des lois, que sur le plan citoyenneté ou civisme

Et d’ailleurs, pour éviter tout malentendu et tout éventuel dénigrement, il serait bon de rappeler, la loi n° 06-01 du 21 Moharam 1427 correspondant au 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption et qui traite de la déclaration de patrimoine dans ses articles 4, 5, 6 et 36.

Concernant les élus locaux , l’alinéa 2 de l’article 6 de la Loi dispose que : « la déclaration de patrimoine des présidents et des membres élus des assemblées populaires locales s’effectue devant l’Organe de tutelle et fait l’objet de publicité par voie d’affichage pendant un mois au siège de la commune ou de la wilaya, selon le cas» . Ainsi, une fois en fonction, les élus doivent afficher leur patrimoine comme le stipule la Loi. 

Une vision, une certaine idée mais encore…

 Pour revenir au côté pratique et basique  de la gestion des affaires de la commune, les nouveaux élus de l’apc, devront redonner les trottoirs aux piétons, devront interdire l’installation de ces penderies, ces mannequins disposés sur les trottoirs, ces tentures, ces gourbis en roseaux ou en ferraille, ces engins de gargote, de rôtisserie, et de stand de légumes, et cette prolifération de blocs de pierres, de cageots, de plots, de chaises, de piquets, de chaines.

Mais aussi, ces caisses, ces roues, ces blocs de pierre, ces piquets, ces pneus, ces jantes, ces chaises, ces cagettes, tout ce bric à brac, installé au devant des épiceries, des cafés et autres commerces, pour empêcher le stationnement des véhicules. Ne  trouvant pas de place de stationnement, les chauffeurs de ces véhicules, n’auront d’autre possibilité que de se mettre sur le trottoir, réservé en toute logique, aux piétons.

En effet, les véhicules doivent être sur la chaussée et les piétons sur le trottoir, comme le veut la civilité, la citoyenneté, la discipline, et le respect des textes. Ainsi les  trottoirs seront enfin réappropriés par les piétons, les dames avec leur poussette, les enfants et les écoliers.

 Des choses et d’autres,….

Il va falloir aussi aux élus de revoir toutes les concessions d’espaces, de parcelles, ou de patrimoine, loués à des prix dérisoires voire complaisants, de revoir également la durée de location et de revoir la clause de la durée de 99 ans.  Pour le cas, et par exemple, la gérance de l’hôtel Siga, propriété de la Commune, aurait mit, il y a quelques temps, l’apc devant le fait accompli, en s’accaparant la totalité de l’étendue de surface (parking), en la clôturant et en plaçant un portail cadenassé. Les passants, les visiteurs, les touristes ou les citoyens de Béni-Saf, ne peuvent plus accéder au promontoire, pour admirer le paysage, la plage, de cette hauteur, très appréciée à l’époque, avant sa monopolisation. Par voie de conséquence, la route goudronnée qui était publique est devenue privée par ce fait accompli et n’est plus réservée qu’aux clients de l’hôtel. Cette route n’est pas la propriété de l’hôtel et n’entrait pas dans la nomenclature des lieux loués, à cette époque, qui eux, sont soumis à location. Aussi, comme le veut la loi, ce qui a été  » emprunté  » unilatéralement devra être récupéré par les services de l’apc, le tarif de la concession revu à la hausse, et aussi de permettre aux citoyens, de prendre cette route publique, et  de monter là-haut en visiteurs, surtout en période estivale. Il faut savoir qu’un ancien wali avait sommé les services de l’apc de revoir le tarif de location de cet hôtel.

Autres cas, autres situations,…

Situé en plein centre ville, à un angle à grande circulation, l’ex-hôtel Robert, un bâtiment datant de l’époque coloniale, tombe en ruine et donne un triste et lamentable spectacle. Il serait judicieux de s’en occuper, d’en connaître la nature juridique, son appartenance et de le réhabiliter ou mieux de le démolir, ce qui donnera plus de visibilité aux automobilistes et aérera la densité de la circulation.

Juste en face, il y a aussi, cette« bombe à retardement » qu’est la station d’essence, installée à une époque où Béni-Saf n’était qu’une petite ville et qui aujourd’hui, de par sa position, cause un gros goulot d’étranglement à la circulation des véhicules et des piétons.et cela, outre le danger potentiel qu’elle représente. 

Cette station d’essence en centre ville date de plus de cent ans, et a été construite à une époque où Beni-Saf ne comptait pas le nombre actuel de la population qui tourne autour de quelque 45 000 habitants, avec des milliers de véhicules au quotidien. Cette station service est entourée par le marché couvert ( souk el fellah), par la poste, par des boutiques, des kiosques et des cafés, ainsi que par les bus et les taxis. Sa position est devenue à risque, compte tenu du nombre de population, des engins, et surtout sans doute de la vétusté vraisemblable des cuves souterraines. Ce n’est plus sa place actuellement. (A réfléchir pour anticiper un éventuel risque, car il y a vraiment trop de monde autour de cette station de carburant.)

La même situation que ce bâtiment, également en centre ville, à l’angle de la rue de la Palestine et le bas du boulevard Kadri Kaddour, où sont ouverts plusieurs commerces. Bâti au-dessus d’un café et des magasins (ancienne agence des TRCFA), il fait face à la Poste, et lui aussi menace visiblement ruine avec un risque d’ effondrement. Les étages sont ouverts au vent et n’ont plus de fenêtres. De larges fissures sont visibles. 

La même situation également pour les anciennes conserveries de poisson sur l’esplanade de la plage du puits, dont les toitures ont été enlevées et abandonnées, mais aussi la vieille usine « Pastor » en ruine, et sans toiture, du côté de la mosquée de la plage du Puits et qui servait à une époque d’espace de foire commerciale. 

Il y a également l’ex-marché, qui n’a jamais servi, rue de la Poudrière, au bas du quartier populeux de Boukourdan, dont là-aussi, les locaux en ruines, démolis. Les blocs de béton et les gravats sont encore sur place. Un lieu où ont trouvé refuge, des bêtes et autres rongeurs. A proximité,  quelques familles se sont installées à défaut de logement.  

L’illicite à qui mieux mieux… l’anarchie en veux-tu-en-voilà

 Le phénomène de l’illicite, qui a proliféré ces deux derniers mandats, à cause du laisser-faire, du laisser- aller et du laisser –passer, est également une tâche à prendre en considération par la nouvelle apc.  Il est connu que ce phénomène  touche plusieurs secteurs, et que par respect des textes, il va falloir lutter contre toutes ces extensions irrégulières décidées par des contrevenants, irrespectueux des règles  en matière d’urbanisme et de construction. Plusieurs constructions ont vu le jour sur la zone d’activité commerciale, dont les terrains avaient été attribués à cet effet, et non pas pour un usage d’habitat. De même que ces constructions de maisons totalement en illicite qui se sont faites, au vu et au su de tous,  et qui se trouvent toutes proches du siège de l’APC et du service des forêts, sur la route vers El-Ançor. Il faut citer aussi les extensions illicites dans le quartier de la plage du Puits et de celui de Segla (ex Boukourdan).un peu plus loin que le cimetière de Sidi-Moussa, il serait même question d’une éventuelle ouverture d’une salle de sports au sein d’une propriété, dont la surface au sol aurait été largement étendue, sans autorisation du permis de construire. Quelle compagnie d’assurance pourrait garantir cette activité ainsi que les futurs utilisateurs si, à la base, il y a irrégularité au permis de construire ?

Du côté de la place des martyrs, en centre ville, des locaux de commerce (épicerie, boucherie) ont été construits à même le trottoir. Cette anarchie défie la Loi et prouve si besoin est, l’irrespect envers l’autorité publique. 

Plus loin, sur les hauteurs du Plan 2, au quartier Bitour, toujours sur trottoir, une construction s’est faite, par des travaux cachés aux regards par une bâche. Aujourd’hui achevée, celle-ci pourrait devenir un café, selon la rumeur publique. Frappée d’irrégularité en termes urbanistique, voilà que cette construction, défie  et piétine, le code du commerce sur le plan d’implantation. Comme si l’on pouvait ouvrir des commerces n’importe où. 

Sur les hauteurs de la ville, du côté de l’ancienne cité de l’ancienne Snmc, plusieurs dizaines d’arbres ont été déracinés, abattus par des personnes indélicates, pour construire des maisons. Ce crime contre la nature a été ensuite multiplié, suivi  par d’autres infractions de citoyens, qui avaient même érigé des clôtures en parpaing, pour pouvoir à leur guise, arrachés les arbres, tranquillement à l’abri des regards des autorités et des passants. 

 Un autre point noir est à relever, il s’agit du terrain, avoisinant le Makam Chahid, un site historique, qui doit en faire partie, et qui est devenu un dépôt de matériaux de construction, destinés à la vente. Pourquoi ce laisser-faire ? En principe, il devrait être dédié à la mémoire de nos chouhadas. Pourquoi a-t-il été abandonné ?

Situé à la sortie Est de Béni-Saf, en allant vers Aïn Témouchent, c’est un terrain où étaient « jetés » oui balancés sauvagement, et entassés les corps des chouhadas, torturés jusqu’à la mort par les bourreaux, les bouchers colonialistes. Plusieurs corps ont été jetés dans le puits qui existe toujours. Cela fait mal au cœur à beaucoup de citoyens, qui connaissent cette histoire. 

Triste et déplorable que les précédentes apc  aient pu tolérer cela, alors que le respect, l’hommage à nos martyrs, devrait être de rigueur.  N’est-il pas possible de le reprendre et d’en faire un lieu de recueillement, juste pour la mémoire, mettre en place quelques bancs publics, des plantations florales, un lampadaire, quelque chose de simple juste pour le respect ?

Ce lieu, espace historique d’un des nombreux évènements monstrueux de la colonisation devrait être nettoyé, aménagé, et réhabilité. Il ne nécessite pas une démesure financière. Franchement, un petit budget pour mettre en valeur ce terrain, ne ferait pas boiter la balance budgétaire de la commune.

Pas besoin d’un grand monument mémorial mais juste « une pierre tombale » en hommage à ces martyrs, morts pour la Patrie. 

Les précédentes autorités locales auraient-elles oublié ce terrain, chargé de la mémoire de plusieurs dizaines de chahid ? Ne représente-t-il plus aucun intérêt ?

Cette négligence, cette réticence des anciennes autorités à l’égard de ce terrain devrait être reprise et corrigée par les nouveaux élus. 

Faire de ce terrain un lieu de vente de matériaux de construction est choquant et cela doit faire réagir les enfants et les proches de ces chouhada anonymes.  Est-ce le déclin de la morale dans les esprits ?

A-t-on oublié le sacrifice de Béni-Saf à la patrie ? Certes, ce drame est peu connu, plus par les «  anciens » que par les jeunes, mais cela devrait faire réagir l’ONEC (Coordination des enfants de Chouhada).  

Rien n’est plus grave que d’oublier et de mépriser la mémoire des  martyrs. Triste sort ! Alors les nouveaux élus de l’APC gagneraient à récupérer ce terrain et à le lister en tant que patrimoine communal. 

Remettre le Droit en place et faire respecter la loi

Béni-Saf doit redevenir une ville, une grande commune, comme à une certaine époque, et doit récupérer son image d’antan, détruite, salie, et « médiocratisée  » par le laisser-aller, et le laxisme, des précédentes mandatures, en particulier ces deux dernières, qui ont vu d’ailleurs des poursuites judiciaires contre certains élus.

Non, la fonction de maire est ardue, fatigante mais ö combien honorifique et méritoire quant aux bénéfices pour la ville et ses habitants. La fonction ne s’arrête pas au remplacement de l’ampoule grillée, que j’ai citée plus haut, ni à l’enlèvement des ordures ménagères,  même si c’est très important et indispensable.

D’aucuns auront compris que ma « vision », mon humble  feuille de route, ne s’est arrêtée qu’à quelques points- questions, compte tenu de l’importance des dérives, des correctifs à apporter et de plusieurs autres exemples. Ces questions, pourraient  servir de « programme de travail », pratique, de terrain, en dehors de la théorie et des généralités. 

Pas de place donc pour le théorique dans les mois à venir. Nouvellement installés, bien ou mal élus, les membres de l’APC seront sans aucun doute interpellés par la population sur le côté concret.

Mohamed Seghiouer, un Béni-Safien, ancien correspondant de presse. 

 

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