1 octobre 2022
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Des propos anti-Islam et anti-Arabe en France

Tribune

Des propos anti-Islam et anti-Arabe en France

« Je survis lorsque mon voisin de religion meurt ». Le « darwinisme religieux »

Concernant le sujet ou le thème de l’anti-islamisme, l’auteur de l’article [1] a décrit ce qu’a rapporté dans une de ses éditions le journal français, Le Figaro. Il est dit qu’un groupe d’intellectuels français, Sainclair, Finkielkraut, Kouchner, Tesson, Queffelec, Ferry, Laborde, Lévy… ont dénigré ouvertement le « musulman » en/de France. A la consonance de leur nom, ils sont sûrement d’une origine ou de confession ou de descendance juive ashkénas, juifs de l’Europe centrale. De quel bois sont-ils coupés ces intellectuels des derniers temps ? Sûrement pas celui de la Bruyère, une région de la France. Quelle mouche a piqué cette foule? Feu Raymond Aron, un professeur d’université, juif Français, de droite, s’est attaqué aux forts et aux puissants des années 70, à savoir le général De Gaulle. Il ne s’est pas attaqué aux émigrés des baraquements de Nanterre, à qui feu André Glucksman, un antre intellectuel juif français de gauche, un anarchiste maoïste selon ses dires, qui attaquait les restaurants universitaires pour donner à manger aux enfants des émigrés désœuvrés de la viande, du poisson, des fruits, des pâtisseries….

Franz Kafka, le célèbre auteur Tchèque du début du 19ième siècle, un juif sioniste, qui croyait en une terre promise en Palestine, mais sans extermination de ce peuple originaire et autochtone, le peuple Palestinien. Nous en avons lu plusieurs de ses livres, il n’a jamais dénigré le musulman. Il ne souffrait que de la persécution de son père, juif sioniste autoritaire, à qui il a dédié un livre « Lettre au père ». Voulant être complémentaire, nous rapportant cette fois-ci, ce qui a été écrit de négatifs ou de dénigrements sur l’arabe et le musulman, dans un autre journal français mensuel et de renommé, « Le Monde Diplomatique ». Dans la suite, ce journal sera noté en abrégé LMD.

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1. Etat de l’art sur cette question haineuse dans LMD par les continuateurs

Dans son article récent de ce février 2018, Bréville [2] s’interrogeait si : « les musulmans, sont-ils solubles dans le chaudron français? L’Islam est-il compatible avec la République ? Le « modèle républicain », qui a permis l’intégration des Italiens, des Polonais, des Espagnols, etc. peut-il fonctionner avec les Maghrébins et les Africains ? ». Même Eric Zemmour, regrette le temps où les immigrés se pliaient à l’antique sagesse « A Rome, fais comme les Romains ». Le chaudron français? Ce journaliste français, n’a-t-il pas étudié le Français correctement ? Chaudron, four crématoire ou four de production de la chaux ne sont-ils pas synonymes ? Ne dérivent-ils pas ou n’insinuent-ils pas de la haine, celle de l’anti – sémitisme, du juif, ou de l’arabe ou du musulman? Dans un chaudron ou dans un creuset, le liquide est à des centaines de degrés Celsius, en ébullition même. Les fours à chaux ont existé dans les environs de Guelma, cette ville de l’Est algérien, où le 08 mai 1945, des milliers de corps d’algériens tués, ont été jetés dedans, pour qu’on ne retrouve pas le vrai nombre de tués. Malheureusement, ces fours appartenaient à beaucoup de juifs qui vivaient en Algérie. Benjamin Stora doit nous donner des détails de/sur cette histoire criminelle. En page 5, du LMD, septembre 2017, il est écrit que M. Fico, Premier ministre slovaque, s’est notamment illustré en affirmant que « l’islam n’a pas sa place dans son pays ».

En page 11, du LMD, juillet 2017, il est écrit que : « Les Arabes sont un peuple indolent et irrationnel et d’autres qui faisaient de leur monde l’une des matrices culturelles des nations latino-américaines, du fait de leur longue présence dans la péninsule Ibérique ». La rhétorique assimilant « Arabe » à « terroriste » ne s’est installée rapidement a Brésil, du fait de l’existence d’une élite politique et économique d’origine arabe, mais à force, qu’elle soit muselée, l’islam est de plus en plus souvent taxé de religion dangereuse et fondamentaliste. Du LMD, septembre 2016, des définitions incorrectes ou succinctes ou à raccourcis très rapides sont données par un non-musulman. Le Salafisme est défini comme un mouvement favorable au retour à un supposé islam des origines et prônant une approche littéraliste du Coran. Ce fondamentalisme religieux issu de la péninsule Arabique rejette toute innovation (bid’aa). Quant au Soufisme, il est l’Islam mystique représenté par des courants très divers et considéré comme hétérodoxe par les tenants d’un islam sunnite rigoriste.

2. Etat de l’art sur cette question haineuse dans LMD par les précurseurs

Du LMD, décembre 2015, en page 10, il est écrit que Mme Suu Kyi a demandé aux journalistes étrangers de ne pas « exagérer » le problème des Rohingyas, alors même que minorité sunnite, plus ségréguée et aliénée que jamais, a été, pour la première fois depuis l’indépendance, privée de vote par les autorités. En page 13, que des Etats vendant des armes ne sont qualifiés ni pour parler de paix, ni pour enseigner aux Arabes les vertus de la démocratie pluraliste. « Quand ils opèrent dans les Etats stables, avec des régimes stables et sans le soutien matériel d’une partie de la population, les groupuscules terroristes représentent un problème de police et non un problème militaire (…) Il est compréhensible que de tels mouvement suscitent une grande nervosité dans la population, surtout dans les grandes villes occidentales, surtout quand le gouvernement et les médias s’unissent pour créer un climat de peur » selon l’historien Eric Hobsbawn, en 2007. En page 14, et 1923, dans les décombres de l’Empire ottoman, avec le traité de Lausanne, le Kurdistan était divisé entre les quatre pays de la région : Turquie, Syrie, Irak et Iran. L’islam est un ordre supérieur et total qui doit régner sans partage sur l’espace social musulman, cat il est à la fois « dogme et culte, patrie et nationalité, religion et Etat, spiritualité et action, Coran et sabre ».

En page 23, que le Coran n’est pas anti-judaique mais anti-rabbinique. Du LMD, mai 2014, en page 11, il est écrit que le wahhabisme et le salafisme prônent la soumission au souverain, et s’ils savent éradiquer les hérésies religieuses, ils n’ont aucune capacité à lutter contre les « hérésies » politiques. La propagande salafiste des chaînes satellitaires hésite entre le conservatisme apolitique, le discours anti-chiite et les invocations purement religieuses peu en prise avec les réalités régionales.

Dans LMD d’avril 2014, en page 2, Ils sont le plus souvent hostiles à la religion musulmane. Stephan Durand déconstruit le «fascisme vert », cet ennemi absolu théorisé par les néoconservateurs. Par contre en page 7, il est reconnu que « L’islam est le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme». En page 16, il est écrit que Rodinson en conclut que l’expérience historique comme son analyse « n’encouragent pas à voir, à l’époque actuelle, dans la religion musulmane un facteur de nature à mobiliser les masses pour la construction économique, particulièrement alors que celle-ci se révèle nécessairement révolutionnaire, destructrice de structures établies.

3. Dans les livres de pédagogie

En France de 1979, dans les cours d’Histoire du cycle moyen, au paragraphe l’expansion de l’Islam, il est écrit que nous saluons au contraire la place nouvelle faite à l’Islam. Hachette-Colin ne signale pas en 5ie que l’Islam est (aussi) une religion, ni qu’un livre qui fait quelque bruit dans l’histoire de l’humanité s’appelle le Coran, ceci étant traité dans le manuel de la classe précédente. La plupart des manuels présentent avec soin le prophète Mohammed (Mahomet pour certains, Muhammed pour d’autres), sa prédication, le Coran et les observations religieuses avant de traiter de la civilisation urbaine et de la culture musulmane, en montrant l’apport capital de l’Islam à l’Occident en particulier. Les affrontements sociaux sont passés sous silence en Occident, alors qu’ils sont signalés en pays d’Islam.

Conclusion

Comme le rappelle l’historien Lewis [3], il convient d’éviter deux écueils : considérer l’islam comme une religion intolérante et tyrannique, et céder à l’utopie interraciale ou interreligieuse prônée par les musulmans. En effet, les communautés chrétiennes d’Egypte (coptes) et de Syrie (jacobites), considérées comme schismatiques par l’Empire byzantin et la doctrine dominante, ont été mieux traitées sous la domination musulmane. C’est ainsi que l’invasion musulmane a permis a l’Eglise syriaque orthodoxe de se développer et de se propager des campagnes aux villes qui restaient fidèles aux positions théologiques officielles de l’Empire byzantin.

Tout le tintamarre de cette foule de pseudos-intellectuels n’est qu’une diversion pour l’opinion internationale en générale et française en particulier. Cette diversion ou détournement de la vue et de la vérité sur ce qu’endurent les Palestiniens, plus particulièrement à Gaza, la bande occupée par les sionistes. Il ne se passe pas un jour sans humiliation des Palestiniens, sans meurtres, sans travail, sans spoliation de leurs terres…

A. D.

Références

1. Chems Eddine Chitour. Des intellectuels français communautaristes inventent le totalitarisme islamique. Le Quotidien d’Oran, Actualité Autrement vue, jeudi 29 mars 2018, pp.10-12. http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5259259 2. Benoît Bréville. Intégration, la grande obsession. Angoisse identitaire dans le débat public en France. Le Monde diplomatique, février 2018, p.03. 3. Bernard Lewis, « L’islam et les non-musulmans », art. cit.

Auteur
Ali Derbala, Universitaire

 




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