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Dette intérieure et équilibre budgétaire : les options retenues par les autorités

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Dans une réponse écrite adressée à un député de l’Assemblée populaire nationale, le ministère des Finances a détaillé les orientations retenues par les pouvoirs publics pour contenir le déficit budgétaire et assurer le paiement de la dette intérieure, tout en écartant le recours à l’impression monétaire.

Sur la question du déficit public, le ministère indique que la stratégie gouvernementale repose sur une réduction progressive, sans viser une suppression totale du déséquilibre budgétaire. L’objectif affiché est plutôt d’en maîtriser le niveau et l’usage, afin qu’il soutienne l’activité économique sans fragiliser les équilibres financiers.

Parmi les principaux leviers évoqués figurent la réforme du système de subventions, appelée à mieux cibler les ménages réellement concernés, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration du recouvrement de l’impôt. Les autorités misent également sur une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques, en privilégiant les projets jugés utiles sur les plans économique et social.

Le ministère insiste sur le fait que le déficit n’est pas considéré comme un indicateur négatif en soi, dès lors qu’il finance des investissements productifs et contribue à la croissance et à l’emploi. Dans cette perspective, les autorités visent un retour à un déficit jugé soutenable, autour de 10 % du Produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2028.

S’agissant de la dette intérieure, le ministère rappelle qu’elle constitue un outil courant de financement de l’État. Contractée en monnaie nationale et auprès d’acteurs locaux, elle permet de limiter la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur et de réduire les risques liés aux variations de change. Elle joue également un rôle de référence pour le financement bancaire et offre aux épargnants des placements considérés comme sûrs.

Pour rassurer sur la capacité de remboursement, le ministère souligne que la dette intérieure est étalée dans le temps, avec des échéances s’étendant jusqu’en 2048. Son service s’effectue principalement par le biais des émissions régulières sur le marché des titres du Trésor, sans recourir à des mécanismes exceptionnels.

Le recours au financement non conventionnel, utilisé entre 2017 et 2019, est explicitement écarté. Cette option, fondée sur la création monétaire, a été gelée depuis la mi-2019 et n’est plus envisagée dans le cadre actuel de la politique financière.

En parallèle, le ministère indique travailler à la diversification des sources de financement. L’émission de sukuk souverains, prévue par la loi de finances 2025, est présentée comme une alternative destinée à mobiliser l’épargne nationale, y compris celle des particuliers. Le recours encadré aux avances de la Banque d’Algérie est également évoqué, dans des limites strictes visant à préserver la stabilité monétaire.

Enfin, les autorités affirment vouloir renforcer la gestion de la dette publique, en veillant à ce que les projets financés génèrent une activité suffisante pour en assurer le remboursement. Cette approche, combinant prudence budgétaire et soutien à l’investissement, est présentée comme le socle de la politique financière à moyen terme.

La rédaction

Lien vers la page Facebook du député Beldjilali Ahmed, auteur de la question écrite adressé au ministre des Finances 

https://www.facebook.com/100068237037023/posts/pfbid0UsnkhiarvXPcHkv1yx8picNyBF88iVPNzPtKv4uBdZ7ttDK4PndvPEaBMqBP5A5Pl/?mibextid=CDWPTG

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