2 octobre 2022
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Elections partielles dans 6 communes de Bejaia et Tizi-Ouzou

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Alors que la gestion administrative en vigueur dans six communes relevant des wilayas de Béjaïa et Tizi Ouzou depuis les dernières élections locales, n’aura plus de raison d’être, dès le lendemain du scrutin partiel du 15 octobre prochain, à Tizi Ouzou, le wali vient d’inaugurer un nouveau cycle de gestion administrative dans la commune d’Azazga dont le maire en poste depuis les dernières élections locales, a été destitué au profit d’un administrateur chargé de liquider les affaires courantes. 

Jeudi passé avant minuit a pris fin le délais légal pour le dépôt des listes de candidature au niveau des représentations locales de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) des wilayas de Bejaia et de Tizi-Ouzou où un scrutin partiel se tiendra, le 15 octobre 2022, dans six communes.

A Tizi-Ouzou, ce sont huit listes qui ont été déposées par des indépendants et deux partis politiques, le FFS et le RND. Alors qu’à Bejaia, sept formations politiques et listes indépendantes devraient prendre être en course. L’ANIE dispose d’un délai de huit jours pour valider ces listes et permettre aux candidats officiellement déclarés d’entamer leur campagne électorale.

Les populations de ces communes de Kabylie, quatre à Bejaia et deux à Tizi Ouzou sont donc appelées à se rendre aux urnes, dans moins de deux mois, pour élire leurs représentants aux assemblées communales. Cette décision est venue sur ordre du chef de l’Etat, conformément à l’article 91, alinéas 07 et 10 de la Constitution.

L’instance présidentielle a promulgué un décret portant convocation du corps électoral en vue de la tenue des élections partielles des membres des Assemblées populaires communales (APC) au niveau des communes de Feraoun, M’cisna, Toudja et Akbou dans la wilaya de Béjaïa et des communes de Aït Mahmoud et Aït Boumahdi dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

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Des municipalités où aucune liste électorale n’avait été déposée lors des dernières élections locales. La désaffection des électeurs était telle qu’aucun groupe de prétendants à la gestion des affaires de ces communes ne s’était manifesté. Obligeant, de fait, les autorités à surseoir au processus électoral, dans ces localités, la mort dans l’âme.

Après l’épuisement des délais légaux impartis pour les préparatifs de ce scrutin (révision exceptionnelle des listes électorales et dispositif pour le retrait et le dépôt des formulaires de candidature déposés et leur dépôt auprès de l’autorité compétente), les listes validées par ladite autorité devaient être déposées au niveau de ses structures locales (de l’Anie, ndlr), jeudi dernier, avant minuit, délais fixé, par la réglementation en vigueur.

Comme prévu par les dispositions prises par le chef de l’État, des mécanismes ont été mis en place pour assurer la continuité de la gestion des affaires courantes au niveau de ces municipalités. Tâche pour laquelle des administrateurs ont été officiellement désignés avec l’implication des chefs de daïra. Une gestion déléguée qui n’aura plus sa raison d’être, dès la validation des résultats du scrutin du 15 octobre prochain et la prise de leurs fonctions par les maires nouvellement élus.

Se dirige-t-on vers l’adoption de cette procédure, c’est au dire, l’organisation des élections partielles, à Tizi-Ouzou où le wali vient d’inaugurer un cycle de gestion administrative de la commune d’Azazga, en mettant fin aux fonctions du maire élu.

Porté à la tête de l’APC par ses pairs, dans des conditions, il est vrai, d’équilibre arithmétique instable entre les groupes d’élus, en désignant à sa place un administrateur, le secrétaire général de la même commune, chargé de la gestion des affaires courantes.

Pour exceptionnelle qu’elle soit, puisque elle durera, comme annoncé, le temps de l’élection d’un nouveau P/APC parmi les 19 élus qui constituent l’assemblée communale d’Azazga, cette situation peut déboucher sur un bras de fer entre la tutelle, l’administration de wilaya, et le maire relevé de ses fonctions, Mustapha Bouadi qui considère son éviction contraire au code communal.

Cet édile communal dont c’est le troisième mandat à la tête de cette importante commune de l’est de Tizi Ouzou et qui a fait face à un conflit qui l’a opposé à un groupe de villages de la commune durant presque six mois, période durant laquelle la mairie a été bloquée, n’est pas homme à s’avouer vaincu. Il risque de porter l’affaire devant la justice. Et la loi semble lui donner raison, comme le laissent entendre des observateurs avertis des arcanes de l’administration. Attendrons pour voir.

Samia Nait Iqbal

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